‹ Vie du Bienheureux François-Régis CletChapitre 76 sur 144 · I. Cette lettre est datée, du 3 septembre · texte numérisé non relu

I. Cette lettre est datée, du 3 septembre

dant ces chaleurs, vous auriez pu entendre une ou deux confessions par jour : ici, nous avons entendu, malgré les chaleurs, un assez bon nombre de confessions. Au reste, je présume volontiers que vous avez fait ce que vous avez pu et dû, parce que je connais la délicatesse de votre conscience... »

Un des principaux motifs, allégués par M. Paul Song pour se disculper au sujet de ses longues et fréquentes absences, était la délicatesse de sa santé. M. Clet est bien éloigné de trouver mauvais qu'il en prenne soin : il lui reprocherait plutôt de ne la pas ménager assez : « J'apprends que votre santé s'altère, lui dit-il ' ; vous vous obstinez à le nier, mais personne ne vous croit là-dessus. » Et ailleurs ^ : « Je ne sais comment va votre santé; j'ai peur que votre application trop sérieuse et trop continue au travail ne l'altère ; soyez là-dessus sur vos gardes. » Mais ici encore il se tient soigneusement endeçà des limites qui séparent la bonté de la faiblesse, témoin la lettre suivante, pleine d'esprit et de cœur, où l'on surprend comme un souffle de fine et légère ironie au travers des expressions les plus affectueuses d'une sollicitude toute paternelle, et où domine pardessus tout l'accent de la piété la plus sage et la plus éclairée :

« Monsieur, cher confrère et ami,

« La grâce de Notre-Seigneur soit toujours avec nous.

« Je commence cette épître à onze heures du soir,

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