‹ Vie du Bienheureux François-Régis CletChapitre 89 sur 144 · I. Palâtre, oji. cit., p. i3i · texte numérisé non relu

I. Palâtre, oji. cit., p. i3i

« Madame ', « L'obligation que vous a cette mission autorise la liberté que je prends de vous témoigner notre reconnaissance, sans avoir l'honneur de vous connaître que sous le titre de mère spirituelle d'une foule d'enfants chinois, régénérés chaque année dans les eaux du baptême par les catéchistes que vous entretenez à ce dessein. J'ignore, Madame, et votre nom et le rang que vous tenez en Europe ; je vois seulement, sur la liste des bienfaiteurs pour lesquels nous devons offrir à Dieu nos prières, qu'une dame anglaise fournit libéralement, depuis plusieurs années, de quoi entretenir des catéchistes, dont la principale fonction soit d'aller chercher, chaque jour, et baptiser les enfants qui sont exposés en grand nombre dans les rues, et que la pauvreté de leurs parents condamne à la mort presque au même instant qu'ils ont commencé de vivre. La vie que vous leur donnez, en leur procurant le baptême, est sans comparaison plus précieuse que celle qu'ils perdent: lavés dans le sang de Jésus-Christ, ils sont aussitôt recueillis et mis en sûreté comme le pur froment dans les greniers du père de famille, sans que les puissances de l'enfer et la malignité du siècle puissent les lui enlever. Dans la destination que vous avez ordonné qu'on fît de vos aumônes, j'ose dire, en me servant des paroles du Sauveur, que vous avez choisi la meilleure part, puisqu'elle ne peut ni vous échapper ni se perdre.... Il n'y a guère d'année, où nos seules églises de Pékin ne comptent cinq ou six mille de ces enfants purifiés par les eaux du baptême;

Page 1