‹ Vie du cardinal de Cheverus, archevêque de Bordeaux (volume 2)Chapitre 10 sur 12 · f»ulc ic pies^a ju\ porte* du | .. . ■ i la · texte numérisé non relu

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Î>F. CaEVERL'S. 271

consolation de conlempler encore une fois les traits de celui qu'elle aimait^ avant qu'il descendît dans la tombe; et quand le corps du prélat, revêtu de son grand costume de cardinal, eut été déposé dans la chapelle ardente dressée à cet effet, on laissa entrer tout le peuple. Pendant deux jours , le concours ne discontinua pas , tous les ranpjs et toutes les conditions se confondaient pour voir une dernière fois les traits chéris de celui qui fut le père et Taini de tous. Bien que des souflVances vives et prolongées eussent imprimé leurs traces sur son visai;e, et que la mort eiU répandu dans toute sa physionomie sa teinte austère et mélancolique, on croyait encore retrouver dans ses traits cette expression de bonté qui lui était habituelle et qui lui avait gagné tant de cœurs. La consternation était peinte sur tous les visages; et la foule silencieuse, le front incliné, les yeux fixés sur celui qu'elle ne devait plus revoir, semblait s'éloigner à regret. Quelques paroles seulement écbappaient à la douleur des spectateurs : « 0 le bon pasteur, rhomme » charitable! disaient le« uns en essuyant leurs joues détrempées de larmes : « Non, jamais les pauvres ne l'oublie- » ront, disaient d'autres en sanglotant. » «il faut le consoler » de nous avoir quittés, disait un homme du peuple, eu » nous aimant bien les uns les autres, comme il nous lu » recommandé si souvent^ quand il nous appelait ses bien- 7) aimés. » Et tous s'empressaient de faire toucher à soji corps, par vénération, quelque objet pieux, comme croix , médailles et chapelets; tous aussi auraient désiré avoir quelque chose qui lui eût appartenu , jusque-là qu'on fut obligé de prendre des précautions pour que la vénéiation publique n'enlevât pas par morceaux les habillements dont le corps était revêtu; et les amis qui purent obtenir quelques jambeaux de ses vêlements les recueillirent et les conservèrent avec un respect religieux. On voulut ensuite embaumer le corps, mais la famille de l'illustre défunt s'y opposa, et se borna à le renfermer dans un cercueil de ploiau par respect pour les volontés de sonEminence; car plusieurs lois pendant sa vie le cardinal avait blâmé la coutuujo d'embaumer les niorts : Nous sommes poussière, disait-il ,

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);randc lua^niticonce pour honorer les rentes de rillu«>ir»' défunt, et pour re|>ondre à la tendre vcnér-'- - — mandaient ses vertus et sa dignité, l^ rii'licnient tendue , et au milieu delà nei perbe taiafalqiie, décore des armes du pr...., : . ses emblcmeA et insignes soil comme cardinal, soit co. arc! . . Le cortège se composait i! rai, ^irns*»*» et romiMiiniMlf'* «!*•

autorité» III <», de ii

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