M. l'abbé Dupuch, depuis évoque d'Alger
diriger. Ces pieuses et saintes filles ne se bornèrent pas à remplir la mission pour laquelle on les avait appelées ; après avoir fondé une école normale où elles forment des institutrices, non plus seulement pour les asiles, mais encore pour des écoles chrétiennes dans les diverses paroisses du diocèse, elles se chargèrent de visiter exactement les salles, d'avoir l'œil sur tout ce qui s'y passe, de surveiller même les personnes qui y sont employées, et de les réunir à diverses époques pour leur donner de sages conseils, ou pour aviser aux moyens de soutenir et d'améliorer de plus en plus ces établissements : service précieux d'où résulte l'uniformité de conduite et de gouvernement dans tous les asiles, et qui ne fut que le prélude d'autres bienfaits. Après cette éducation première qui finit à l'âge de sept ans, les garçons trouvent un nouvel asile dans les Ecoles des Frères du vénérable abbé de la Salle, et les jeunes personnes chez les Filles (le la Charité ou autres vertueuses institutrices. Il ne restait que deux paroisses privées de ces écoles élémentaires ; les Sœurs de la Présentation y pourvurent et s'en chargèrent elles-mêmes. Ces moyens cependant ne fournissaient pas encore à tous les besoins ; il y avait des enfants abandonnés, sans père et sans mère, sans refuge et sans soutien : les Sœurs encore en reçurent un certain nombre dont eUes prirent l'éducation à leur charge ; et, pour suppléer à ce qu'elles ne purent faire, deux établissements furent créés, l'un pour les pauvres orphelins, l'autre pour les pauvres orphelines : le premier, soutenu par l'association des enfants riches, protecteurs des enfants pauvres; le second, par une association de jeunes personnes qui portent l'aimable nom de Jeunes Economes de la Providence.
Ainsi tout fut fait pour l'enfance jusqu'à cet âge où,