‹ Vie du Chevalier de Faublas (volume 2)Chapitre 2 sur 9 · A M. BR »» 11 FILS · texte numérisé non relu

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Notre amitié naquit, pour ainsi dire, dans ton berceau ; elle fut l’instinct de notre premier âge, et l’amusement de notre adolescence : nourrie par l’habitude, fortifiée pal la réflexion , elle fait le charme de notre jeunesse. Ton indulgence a toujours encourage

ÉPITBE

mes faibles talens; ce fut toi qui, le premier,

m’invitas à les essayer; c’est toi qui naguère m’a pressé de descendre dans la vaste carrière où se sont égarés avant moi tant de

jeunes gens présomptueux. Peut-être, comme eux, je m’y serai trop tôt montré; mais enfin je t’ai cru, j’ai écrit, je te dédie mon premier ouvrage.

La critique ne manquera pas de me dire , que, très-heureusement pour les lecteurs, la mode de ces longs discours complimenteurs, toujours placés à la tête dun livre somuifère, est depuis long-temps passée. Je répondrai qu’il ne s’agit pas ici d'un éloge, donné pour de bonnes raisons à quelque riche anobli , ou à quelque petit commis protecteur. Je répondrai que , si l’usage des épi très dédicatoires n’avait pas existé depuis long* temps, il m’eût fallu l’inventer aujourd’hui pour toi.

O mon ami ! ta respectable mère et ton

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