‹ Vie du P. Marc Folloppe, de la compagnie de JésusChapitre 2 sur 11 · JEUNESSE DE MARC FOLLOPPE · texte numérisé non relu

JEUNESSE DE MARC FOLLOPPE

La petite ville de Gournay en Bray, qui est aujourd'hui un chef-lieu de canton dans le département de la Seine-Inférieure, a été la patrie de Marc Folloppe. Il y est né le 25 avril 1763.

Son grand-père était originaire de Caudebec, et, sur douze enfants qu'il avait eus, trois ont embrassé l'état ecclésiastique. L'un a été chanoine à Gournay, un autre est mort curé d'Argentan, après avoir fondé dans cette ville un hospice, et un troisième a été grand vicaire de l'évêque du Mans.

M. François-Bernard Folloppe, père de celui dont nous écrivons l'histoire, était un excellent chrétien, qui ne se contentait pas de l'observation

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la plus exacte des préceptes ; il donnai un temps considérable à la prière, à la lecture et autres exercices de piété. 11 s'était fait une loi inviolable de réciter tous les jours le bréviaire. 11 avait épousé le 27 avril 17.57 mademoiselle Marie-Marguerite Regnault, et il eut le bonheur de trouver dans la compagne de sa vie une femme d'un grand mérite et d'une piété peu commune.

De ce mariage si bien assorti, naquirent neuf enfants. Deux moururent en bas âge-, sur les sept qui survécurent, il y eut trois filles et quatre fils. L'aînée des filles épousa M. Vattier à Caudebec, la seconde devint la femme de M. Lecornu à Paris, la troisième fut mariée au vicomte de Belligny.

Un homme d'une vertu aussi solide que M. Folloppe ne pouvait manquer de considérer l'éducation de ses enfants comme le plus important de ses devoirs. Il avait été lui-même élevé par les jésuites, et il avait toujours conservé pour ses anciens maîtres la plus haute estime et la vénération la plus profonde. 11 aimait à en parler à ses enfants et a ieur exprimer le regret qu'd éprouvait de ne pouvoir confier leur éducation à la Compagnie alors supprimée.

VIE DU R. P. FOLLOPPE. 3 M. Folloppe était bailli de Gournay, ou, pour reproduire tous ses titres dans le langage du temps, procureur fiscal en la maîtrise des eaux et forêts du comté de Gournay en Bray , et lieutenant général civil, criminel et de police au bailliage duditlieu. Sa fortune était médiocre.

Quand le temps en fut venu, il envoya au collège de Beauvais ses deux aînés; Marc-Félix-Gondé , qui nous intéresse plus particulièrement, était le second; son frère avait un an de plus que lui. Lorsque les deux autres frères furent en âge de commencer leurs études, les ressources de M. Folloppe ne lui permettant pas de mettre ses quatre fils en pension, il prit le parti de les établir dans un petit appartement garni à Rouen, d'où ils allaient suivre les cours du collège. Le jeune Marc ne se fit d'abord remarquer que par la régularité de sa conduite, son application à l'étude, sa docilité et son exactitude à remplir tous les devoirs d'un bon écolier. Mais, à l'âge de quinze ans, il éprouva un grand attrait pour la prière, la retraite et la vie intérieure. C'est à cet amour du recueillement, et peut-être aussi, comme il paraissait le croire, à sa timidité naturelle, qu'il dut d'échapper à tous les pé-

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rils qui environnent la jeunesse et de conserver le

précieux trésor de l'innocence.

L'Esprit-Saint, qui se plaît à se communiquer aux âmes pures, lui donnait des lumières abondantes. La fidélité avec laquelle le vertueux jeune homme y correspondait lui fit faire des progrès si rapides dans les voies intérieures, qu'étant âgé de quinze à seize ans seulement, il faisait déjà ses délices de la lecture des ouvrages de la plus haute et de la plus solide spiritualité, ouvrages que beaucoup de personnes très-vertueuses auraient peine à lire dans un âge plus mûr. Un des auteurs qu'il lisait plus habituellement pendant sa rhétorique était le P. Guilloré. Quelques mois avant sa mort, il ne pouvait se rappeler sans attendrissement les grâces dont ces lectures avaient été alors le canal.

11 était dans sa dix-septième année, lorsque son père l'envoya avec ses frères à Paris. Il leur loua une chambre dans le collège du cardinal Lemoine : c'est là que Marc Folloppe fit sa philosophie et peut-être sa rhétorique. Ses frères le regardaient comme leur mentor et avaient pour lui une affection mêlée de respect.

Il évita les dangers de la grande ville par son

VIE DU R. P. FOLLOPPE. 5 application à l'étude, la fréquentation des sacrements, la pratique de l'oraison et la fuite des occasions. Il ne sortait guère que pour visiter les églises et les autres lieux propres à nourrir la piété'. Il avait un goût extraordinaire pour la parole de Dieu. Il ne manquait jamais d'assister au sermon le dimanche, à moins de raisons graves. Quand le P. Beauregard prêchait à Paris, Marc allait prendre sa place plusieurs heures d'avance, et, de retour au logis, il répétait devant ses frères ce qu'il avait entendu. C'est à cette époque qu'un sermon sur l'amour du prochain fit sur lui une impression si vive, qu'il se ressentit toute sa vie de l'effet que cette parole avait produit sur lui. Il s'attacha dès lors à pratiquer cette vertu. 11 y fit de rapides progrès. Il ne comptait pour rien ce qui n'était pénible que pour lui-même ; il était attentif à observer les dispositions de ceux avec qui il était, pour deviner ce qui pouvait leur faire plaisir. La pratique de la charité entraînait après elle celle de la douceur, de la patience, de l'humilité et des autres vertus qui en sont le cortège ordinaire.

La racine de toutes ses vertus était dans l'oraison, à laquelle il s'appliquait avec délices. Les

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maîtres de la vie spirituelle nous assurent qu'une âme favorisée du don d'oraison fait en peu de temps beaucoup plus de progrès dans la vertu qu'une autre, qui n'est pas dans les mêmes voies, n'en fait d'ordinaire en plusieurs années. L'exemple de Marc Folloppe vient à l'appui de cette vérité.

Nous voudrions bien faire connaître les faveurs signalées qu'il a reçues de Dieu dès son jeune âge et pendant toute sa vie , mais son humilité nous en a dérobé le secret. Il n'y a que deux personnes à qui il ait jugé nécessaire de le faire connaître. L'une d'elles est le P. Hochbichler; nous ne savons le nom de l'autre.

Avant que l'exercice du saint ministère lui eût appris à connaître les hommes, il ne lui était jamais venu en pensée de parler de ce qui se passait d'extraordinaire dans son intérieur, parce qu'il pensait que tout le monde éprouvait les mêmes choses. Le Saint-Esprit avait voulu par là mettre ses dons plus en sûreté et lui servir de maître et de guide dans ses routes difficiles.

On ne peut douter que les grâces signalées que le P. Folloppe a reçues de Dieu ont surpassé de beaucoup l'ordre commun. 11 disait un jour à une

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personne, avec qui il lisait souvent des ouvrages ascétiques, qu'il n'y rencontrait point d'états intérieurs par lesquels il n'eût passé. 11 lui dit encore en confidence qu'il avait reçu de bien grandes faveurs de Dieu .

Ces grâces précieuses qu'il commença à recevoir dans un si jeune âge lui inspirèrent de bonne heure l'amour de la vie cachée et de l'obscurité. Ce puissant attrait pour la vie intérieure fit naître en lui le désir de se consacrer au service des autels. Mais bientôt il se sentit pressé de rompre d'une manière plus complète avec le monde en embrassant l'étal, religieux.

« J'allais de temps en temps, disait-il à un de ses confrères qui nous a conservé ce récit, j'allais ni' édifier auprès d'un chartreux de mes amis. Chaque fois que j'entrais dans le couvent, la paix , la joie spirituelle , en un mot l'abondance des délices célestes inondait mon cœur, au point que cette solitude me semblait un paradis sur la terre. »

La vie que menaient ces religieux était trop conforme à ses goûts pour qu'il n'eût pas la pensée de l'embrasser à son tour. Jamais le désir de se fixer pour toujours dans cette retraite ne se faisait sentir

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à lui plus vivement que lorsqu'il se promenait seul dans leur cimetière ou qu'il s'arrêtait à méditer auprès de la fosse qu'on y tenait toujours ouverte pour celui des religieux qui mourrait le premier.

« Mon confesseur, racontait-il encore, à qui je découvris ce qui se passait en moi, sentit bien que c'était là une vocation d'attrait ; mais, envisageant d'un autre côté le besoin des peuples, dont le salut souffrait du petit nombre des pasteurs, il crut que c'était pour moi un motif suffisant de persister dans mon premier dessein, d'entrer dans le clergé séculier. »

Cette décision causa à M. Folloppe plus d'une inquiétude dans le cours de sa vie, mais à ce moment il déféra aveuglément à des conseils qu'il regardait comme des ordres.

Cependant il venait de terminer son cours de philosophie avec le succès qu'on pouvait attendre de la solidité et de la pénétration de son esprit, et d'une application soutenue pendant trois années entières ; on lui offrit alors une chaire de philosophie à Paris. L'éloignement pour tout ce qui avait de l'éclat et tout ce qui ne s'accordait pas avec l'obscurité dans laquelle il voulait vivre rendit

VIE DU R. P. FOLLOPPE. 9 inutiles toutes les instances qu'on put lui faire. 11 ne songea plus qu'à solliciter le consentement de son père pour exécuter la résolution qu'il avait prise de se consacrer à Dieu dans l'état ecclésiastique. Aussitôt qu'il l'eut obtenu, il entra avec son frère aîné au séminaire Saint-Louis, près le Luxembourg, à Paris.

Cent ans ne se sont pas encore écoulés depuis les faits que nous racontons, et que de changements ! Ce n'est pas seulement la société, avec ses lois, ses institutions, son esprit, ses habitudes, qui est tout autre ; les lieux eux-mêmes n'ont plus la même physionomie. Les chartreux s'étaient créé une solitude dans Paris, et aucun vestige n'est resté d'eux dans cet espace deterrain qui s'étend de la grille du jardin du Luxembourg au delà de l'Observatoire, de la rue d'Enfer à la rue jNotre-Damedes-Champs. 11 y a quelques années, nous nous promenions dans les massifs de la Pépinière, et la Pépinière elle-même a disparu. 11 en est de même de ce séminaire Saint-Louis, connu aussi sous le nom de Saint -Pierre- Saint-Louis ; il avait été fondé au dix-septième siècle, rue du Pot-de-Fer,

que personne ne songeait à nommer rue Bona-

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parte; dans les premières années du siècle suivant, il avait été transféré à l'extrémité de la rue d'Enfer. Le collège du cardinal Lemoine dont nous avons parlé plus haut était placé dans le même quartier, mais plus près de la Seine. Il faut presque être archéologue pour retrouver dans le Paris moderne ces vieux souvenirs. Mais alors tout cela existait encore, et semblait devoir durer toujours. Marc Folloppe trouva au séminaire un genre de vie qui avait beaucoup de charme pour lui. L'étude de la théologie, la discipline de ces maisons régulières, et surtout le silence qu'on y observe s'accordaient bien avec son inclination naturelle et ses goûts. Il s'adonna à l'exercice de l'oraison avec plus de liberté qu'il n'avait pu faire jusqu'alors. Il y consacrait tout le temps que lui laissait l'étude et une partie de celui qu'on accordait aux délassements des séminaristes ; les supérieurs , qui connais saient son attrait pour l'oraison , lui avaient permis de se retirer pendant ce temps dans sa chambre. Ses condisciples lui faisaient quelquefois un reproche de ce qu'il paraissait si peu dans les récréations. Ce n'est pas qu'ils le trouvassent mauvais, ils en étaient au contraire édifiés; car son

VIE DU H. P. FOLLOPPE. M recueillement habituel, sa modestie et sa ferveur leur eurent bientôt fait pénétrer les motifs de sa conduite; mais l'estime qu'on avait pour lui le faisait rechercher de tout le monde. Quelque soin que prît le fervent séminariste pour cacher ses communications avec Dieu, il ne put y réussir si parfaitement que les supérieurs surtout n'entrevissent qu'il y avait de l'extraordinaire. Ce que certains indices leur avaient fait deviner se confirma de manière à ne laisser aucun doute. Dans une ordination, au milieu de la cérémonie, il eut une extase qui lui ôta l'usage de ses sens jusqu'à la fin de la messe. Lorsque le clergé se retirait à la sacristie, on s'aperçut qu'il restait immobile dans le sanctuaire, dans la même attitude où l'extase l'avait surpris ; on fut obligé de le secouer pour le faire revenir à lui. Ces effets visibles et la piété rare qui avait éclaté en lui pendant son séjour au séminaire le firent distinguer du supérieur qui conserva pour lui toute sa vie autant d'estime que d'affection. L'archevêque de Paris', dans un certificat qu'il lui

1 Cet archevêque de Paris était Antoine-Éléonore-Léon Leclerc de Juigné, né en 1728 , qui avait succédé sur le siège de Paris à Christophe de Beaumont, mort en 1781.

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donna, après un bel éloge de ses vertus, parla des faveurs qu'il recevait du ciel, et en particulier de celle dont il avait été témoin. M. Folloppe en fut fort surpris, car il s'imaginait naïvement que les autres recevaient les mêmes grâces que lui, et ce n'était que par une sorte d'instinct surnaturel qu'il ne négligeait rien pour leur en dérober la connaissance. Pendant la dernière année de sa vie, il regrettait d'avoir été si longtemps sans connaître les grâces singulières dont Dieu l'avait prévenu de si bonne heure, parce que, disait-il, il aurait été moins infidèle, et qu'il se serait efforcé de témoigner à Dieu sa reconnaissance pour tant de bonté. Cette erreur montre bien la simplicité et la candeur de cette belle âme.

Peu de temps après son retour dans son diocèse, l'archevêque de Rouen le nomma à la cure de Saint-Clair, près Gournay, à un quart de lieue de la résidence de son père.

Ce fut là qu'il connut une âme privilégiée qui lui prédit son entrée dans la Compagnie de Jésus. C'était une fervente religieuse dont il connaissait bien l'humilité, la prudence et la réserve. Un jour, après une communion pendant laquelle il remarqua

VIE DU R. P. FOLLOPPE. M aisément qu'il se passait en elle quelque chose d'extraordinaire, elle lui adressa ces paroles : ■• -J'ai « beaucoup prié pour vous tout à l'heure. On va « détruire en France tous les ordres religieux ; il « n'en restera pas un seul, mais il y aura ensuite « un ordre tout consacré à la gloire du Sacré - « Cœur et à l'instruction de la jeunesse. » — •• Ma « Sœur, lui répondit-il, priez le bon Dieu de vous « faire connaître si c'est sa volonté que j'en sois. • Le lendemain, au sortir de la messe, la religieuse 1 lui répondit : « Vous en serez. « — -Etes-vous bien

1 Nous ignorons à quelle communauté appartenait cette religieuse. Nous savons seulement qu'il y avait à Gournay une maison de franciscaines du tiers ordre, fondée au seizième siècle par les ducs de Gournay, selon Wadding (ad ami. 1523, vol. XVI, p. 180), par les ducs de Normandie , selon Gonzaga. Ces bonnes lilles avaient beaucoup de maisons dans tout le nord-est de la France. Instituées spécialement pour le service des lépreux, des pauvres, des pèlerins, et surtout des pestiférés, au quatorzième siècle , elles n'ont pas grandement modifié cette première destination en restant sœurs hospitalières et gardes-malades, depuis que les fléaux de la peste et de la lèpre sont devenus moins fréquents. Après la Révolution, le nombre des maisons qui ont pu se relever ne s'élève guère qu'à neuf. Depuis quelques années, elles se sont multipliées considérablement.

De la France , elles s'étaient répandues en Belgique et en Allemagne, où la Révolution leur a fait moins de mal. Naguère encore, elles y étaient très-florissantes. Nous devons ces renseignements à la parfaite obligeance du R. P. Apollinaire, de Valence, capucin.

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sûre, nia Sœur, de ce que vous me dites?- — -Oui, très-sûre. »

Cet oracle eut son accomplissement quelques années après , mais par des voies que la pru dence humaine ne pouvait prévoir.

Pendant que M, Folloppe exerçait les fonctions de cure' à Saint-Clair, près Gournay, de grands événements s'accomplissaient autour de lui. La Révolution s'était déchaînée et avait décrété la constitution civile du clergé. L'abbé Folloppe montra en cette circonstance la modération qui l'a toujours caractérisé. 11 la conserva inaltérable au milieu de l'agitation et de la chaleur des disputes auxquelles cette mesure donna lieu dans le sein du clergé.

Quand le devoir ou la charité demandait qu'il dit son sentiment, il le faisait avec modestie et défiance de lui-même, toujours sans aigreur et sans emportement. Cette réserve avant la décision de l'Eglise étonna certains ecclésiastiques qui, bien éloignés de sa modération, l'attribuaient à une foi chancelante. Plus tard, ces mêmes individus montrèrent par leur défection que la passion se cache souvent sous le nom et l'apparence du zèle.

Lorsqu'on exigea du jeune curé son adhésion à la

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constitution, il fit par lettre une réponse qui mettait en sûreté les principes catholiques. Comme on dissimulait son refus, et qu'on paraissait se contenter de ce qu'il avait fait , il écrivit une seconde lettre dans laquelle il exprimait sa surprise de ce qu'on voulait bien prendre pour une adhésion ce qui était une vraie condamnation. 11 ajoutait qu'il condamnait la constitution civile du clergé et la rejetait de nouveau comme contraire à la foi. Cette seconde lettre eut son effet. L'abbé Folloppe ne tarda pas à avoir part à la persécution. 11 se tint caché pendant quelque temps, puis il passa en Angleterre. Il était alors âgé de vingt-neuf ans. C'était donc en 1792. Après avoir passé six mois en Angleterre, il se rendit en Allemagne, et rejoignit son frère, le chanoine, qui avait comme lui refusé le serment, s'était réfugié en Suisse, et de là s'était transporté à Munster.

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