‹ Vie du Père Vincent Huby de la Cie de JésusChapitre 2 sur 54 · INTRODUCTION. III · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. III

treuse, on put croire pendant quelqut-s années que l'Œuvre du Père Huby était détruite. Rien qui fît présager, même au commencement de ce siècle, la future moisson de cet humble grain que la tourmente avait balayé du sol, ou plutôt abrité dans ses profondeurs. L'hiver fut long pour cette semence, elle germait silencieusement. Les retraites de femmes furent les premières qui revirent le jour : la maison de Quimper, reconstituée, eut la consolation de donner en 1806 une première retraite de femmes, avec un succès qui dépassa toute espérance.

Bientôt des sujets de grand mérite qui se groupèrent autour des ferventes restauratrices de la Société, formèrent de florissantes colonies jusqu'en 1820, où plusieurs branches se sont séparées du tronc primitif de la retraite dite de Quimper, et se sont elles-mêmes multipliées dans le vaste champ du Père de famille.

Parmi ces branches,rune d'elles, implantée à Lannion en 1858, fut rendue en 1845 à Vannes, sol natal des maisons de Retraite.

Cet établissement ne tarda pas à être prospère ; la chapelle y renferme les tombeaux de Mademoiselle de Francheville, Fondatrice de la maison, et de Mademoiselle de Kerdeff, sa première Supérieure.

D'autres Congrégations religieuses se sont formées avec la mission de travailler à l'œuvre des Retraites : Les Pailles de Marie à Rennes ; les Religieuses de la Société de Marie à Angers ; les Filles de la Croix, les Filles de la Divine Providence, les Filles de S^e Marie,

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