‹ Vie du Père Vincent Huby de la Cie de JésusChapitre 20 sur 54 · CHAPITRE HUITIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITIEME

Révélation de la gloire du Père Huby — Miracles faits par son intercession — Éloge du Père Nicolas Bourgeois, son premier compa gnon dans l'exercice des Retraites — Éloge de Mademoiselle Bertlielot, une de ses filles spirituelles — Éloge de Monsieur de Kerguen, frère du Père Huby — Eloge de Madame de Kerlouet, sa sœur — Éloge de Jeanne l'Évangéliste et de Marguerite de Sainte-Agathe, ses sœurs, religieuses carmélites — Éloge de Madame de Kermagaro, sa cousine — Éloge du Père Pierre Bouaûlt, sonsuccesseur dansla direction des Retraites.

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E même jour qu'il mourut à Vannes, il apparut à Rennes à un de ses enfants spirituels qui venait de faire sa communion de Pâques et lisait dans sa chambre un livre de dévotion. Le Père se présenta à lui comme ravi en extase et lui dit : Adieu, mon enfant, je m'en vais au ciel. Cette vue le surprit et il alla en faire le récit à Monsieur l'avocat-général de Francheville, à présent évêque de Périgueux, qu'il savait être fort sensible à tout ce qui touchait le Père Huby. Le lendemain, on reçut des lettres qui apprenaient sa mort, et on reconnut que l'apparition s'était faite justement au temps qu'il expira.

On a encore d'autres révélations de sa gloire, de la vérité desquelles je ne puis raisonnablement douter.

Quantité de miracles se sont faits par son intercession. En voici quelques-uns.

Vincente Gautier, de la paroisse de Pleugriffer, au diocèse de Vannes, avait depuis six mois une fièvre opiniâtre, causée par un abcès dans l'estomac, et accompagnée d'une enflure de tout le corps, d'une continuelle douleur de tête, qui l'empêchait de reposer, et d'une faiblesse aux jambes, qui faisait qu'elle ne pouvait marcher qu'avec une peine extrême. Les médecins, désespérant de la pouvoir guérir, l'avaient abandonnée. Le lundi de Pâques, le corps du Père Huby étant exposé dans la salle an collège, elle y alla avec une ferme espérance que, si elle le touchait, elle serait guérie. Elle fit toucher à ses mains un crucifix qu'elle avait et puis elle se l'appliqua. Sur l'heure, elle fut soulagée ; le soir, elle sentit revenir ses forces. Elle dormit fort tranquillement toute la nuit, et le lendemain, elle se leva quitte de tous ses maux. Quinze jours après, la fièvre l'ayant reprise, elle but de l'eau où elle avait trempé un linge teint du sang du Père, et depuis ce temps-là, la fièvre ne revint plus.

Un homme de Vannes qui, depuis six ans, ne pouvait marcher qu'avec des béquilles, alla implorer le secours du Père Huby, avant qu'on eût mis son corps en terre. Il s'en retourna parfaitement guéri.

Un enfant de la même ville, âgé de six ans, qui n'avait jamais marché, fut porté par ses parents sur le tombeau du Père Huby pendant une neuvaine, et le cinquième jour, il commença de marcher librement.

La Mère Marie de Saint-Vincent, présentement supérieure des religieuses de Notre-Dame de Charité à Vannes, souffrait, depuis plus de 17 ans, d'une douleur d'estomac qui, s'augmentant de fois à autre, lui causait de fréquents accès de fièvre et un hoquet qu'on eût entendu de toute la maison. Elle avait tenté en vain toutes sortes de remèdes. Un jour, étant en retraite, après la communion, elle fut saisie de son mal si violemment qu'elle ne savait que faire. Il lui vint en pensée de boire de l'eau dans laquelle on avait mis le cœur du Père Huby. Elle en demanda permission à sa Supérieure, qui le lui permit. Elle en mit un peu dans une tasse et fit cette prière : « Serviteur de Dieu, il y a plus de trente ans que vous me connaissez. Vous avez guéri mon âme autant de fois que j'ai eu le bonheur de me confesser à vous ; guérissez maintenant cette infirmité de mon corps, qui m'a fait si souvent interrompre mes exercices et sortir des assemblées de communauté ; accordez-moi cette grâce, mon très bon Père. Faites-moi sentir votre pouvoir auprès de Dieu et ne me frustrez point daus mon attente. » Ensuite, elle but cette eau avec une grande foi, et au même moment,elle sentit un grand mouvement dans sa poitrine, et un renouvellement de forces qui a fait qu'elle n'a jamais depuis été attaquée du mal qui lui était si fâcheux.

Jean Guillot, sergier de Vannes, eut une fièvre maligne qui lui dura longtemps et qui fut suivie d'un abcès au côté gauche. On y appliqua un emplâtre qui le fit percer. Il en sortait tous les jours beaucoup de pus et

l'on ne pouvait le guérir. Ce pauvre homme fut reçu à l'hôpital au mois de novembre et tous les remèdes des médecins et des chirurgiens, tous les soins des religieuses hospitalières n'eurent aucun succès. Il fut obligé de sortir de l'hôpital au mois d'avril, et son mal continua jusqu'au mois d'août de l'année suivante 1693, qu'un bon artisan de ses amis, nommé Jean Bourdas, le rencontrant, lui conseilla d'avoir recours au Père Huby, s'il voulait guérir, qu'il avait eu cette pensée la nuit précédente et qu'il avait vu en songe ce saint homme qui le guérissait. Il lui donna une petite bourse où il y avait du sang et des cheveux du Père Huby et lui dit de la mettre sur sa plaie. Le malade le fit, et on commença une neuvaine au tombeau du Père. Le quatrième et le cinquième jour, la plaie ne rendait plus que des eaux rougeâtres, et à la fin de la neuvaine, elle se referma, le sergier se trouva entièrement guéri et en état de travailler de son métier, ce qu'il n'avait pu faire depuis plus d'un an et demi.

Jacquette Blanchard, de la paroisse de St-Télo en l'évêché de St-Brieuc, étant entré dans un four encore chaud pour en tirer du pain, se blessa tellement les yeux qu'elle avait peine à voir et ne pouvait distinguer les objets éloignés. Faisant une retraite à Vannes, au mois de septembre 1693, et entendant parler des grâces qu'on obtenait par l'intercession du Père Huby, elle eut un fort mouvement de se recommander à lui. La nuit suivante, il lui sembla entendre en songe la voix du Père, qui l'appelait par son nom et qui lui commandait d'où-

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vrir les yeux. Le matin à son réveil, elle fut bien étonnée de trouver sa vue dégagée, et si forte qu'elle voyait clairement, non seulement de près, mais aussi de fort loin.

Dans la même retraite, Guillemette Fourré, de la paroisse du Moutoir au diocèse de Nantes, ayant depuis plusieurs jours une grosse fièvre, pria qu'on lui donnât à boire de l'eau où l'on avait trempé un linge imbibé du sang du Père Huby. On lui en donna, elle but avec confiance, après quoi la fièvre la quitta et ne la reprit plus.

Par le même remède Jeanne Causic, Marguerite Quérel et Françoise Diochéit, toutes trois de Belle- Isle, ont été soudainement guéries, la première d'un mal de rate, et les deux autres de la fièvre.

Une fille de Vannes, s'étant, je ne sais par quel hasard, coupé une artère d'un bras, à force de perdre tout son sang, était prête à mourir. Elle fit appeler un Père Jésuite pour se confesser. Le Père lui porta un petit morceau de linge trempé dans le sang du Père Huby, et on le mit sur la plaie. A l'instant le sang s'arrêta, et la fille fut guérie.

Le Père Huby eut, pendant sa vie, la consolation de voir fleurir la vertu dans sa famille. Monsieur de Kerguen,son frère unique, et madame de Kerlouët, sa sœur, en furent de parfaits modèles dans la vie séculière, et deux autres de ses sœurs dans l'état religieux.

Monsieur de Kerguen, nommé Mathieu, était humble, dévot, charitable envers les pauvres, et si appliqué

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à mortifier ses passions qu'il acquit une patience, une douceur qui ne lui étaient point naturelles. Sa maison était réglée comme un monastère ; il éleva si bien ses enfants qu'ils suivirent tous ses saintes instructions et ses bons exemples. Sa mort fut semblable à sa vie. Il fit de sa dernière maladie, qui dura trois mois, un continuel exercice de pénitence intérieure et extérieure. La lecture qu'on lui faisait de la vie des saints était sa consolation. Il mourut doucement, sans agonie, en prononçant les saints noms de Jésus et de Marie, le 29 avril 1649, étant âgé de 24 ans.

Madame de Kerlouet,nommée Louise Huby, étant demeurée veuve à l'âge de 25 ans, résolut de n'avoir plus désormais d'autre époux que Jésus-Christ, de donner ses soins à l'éducation des six enfants dont elle se trouvait chargée. Dans l'espace de soixante-dix-huit ans qu'elle a vécu, elle n'a jamais interrompu un jeûne. Elle ajoutait aux jeûnes de l'Eglise ceux de l'Avent, des vendredis et des samedis. Le premier mardi du mois, elle jeûnait en l'honneur de son bon ange, elle gardait l'abstinence du mercredi pour l'amour de la sainte Vierge, et outre cela, elle pratiquait encore d'autres austérités. On admirait son détachement des choses de la terre, sa modestie, son égalité d'esprit et sa patience dans les maladies et dans les accidents les plus fâcheux. L'oraison était sa plus ordinaire occupation. Dans ses promenades, elle avait toujours le chapelet en main. La méditation des mystères de Notre-Seigneur et de la sainte Vierge était son plus agréable

divertissement. Tous les jours, elle faisait dire une messe à ses intentions. C'était souvent pour ses parents et pour ses amis vivants ou morts ; pour ceux-là le jour de la fête de leur patron, pour ceux-ci le jour de leur anniversaire. Lorsqu'elle était à la campagne, bien qu'elle eût assisté à la messe qui se disait dans la chapelle du château, elle ne laissait pas d'aller rendre une ou deux visites au Saint-Sacrement dans l'église de la paroisse, éloignée d'un quart d'iieure, sans jamais s'en dispenser par la raison du mauvais temps. Tous les soirs, elle assemblait ses domestiques et leur faisait une lecture de la vie des Saints et ensuite la prière.

Les misères du prochain la touchaient sensiblement. Pour les secourir, elle allait bien loin à la campagne visiter et servir les malades, et leur portait elle-même ce qui leur était nécessaire pour leur soulagement. Une personne qui a été à son service assure qu'elle ne pouvait quasi suffire à faire les chemises et les habits que sa charitable maîtresse distribuait aux pauvres. Dieu, qui a une condescendance paternelle pour les saintes inclinations de ses enfants, lui accorda la grâce qu'elle souhaitait, de mourir le jour de la Toussaint, afin d'avoir part aux prières que l'Église fait le lendemain pour les morts. Elle mourut, en effet, ce jour-là. l'an 1670. Son corps ayant été exposé dans la chapelle du château de Kerlouët, une foule de peuple vint l'y honorer de toutes parts, jusque de Carhais qui en est éloigné de deux lieues ; les pauvres la pleurèrent comme leur mère et lui donnèrent mille bénédictions. Elle fut ensuite enter-

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rée dans l'église de Notre-Dame de Plevin où son tombeau a reçu un nouvel honneur, ayant été ouvert pour la sépulture du Père Julien Maunoir, Ce qui a I donné lieu de dire dans le pays, qu'on a mis ensemble deux corps saints.

Les deux sœurs du Père Huby qui furent Carmélites au monastère de Nazareth de Vannes, ont vécu et y sont mortes en réputation de sainteté.

L'aîné , nommée Jeanne l'Evangéliste, pendant les trois derniers mois de sa vie, ne prit point d'autre nourriture que la sainte Eucharistie, qu'elle recevait I de deux jours l'un ; et l'on remarquait que les jours I qu'elle n'avait point communié, elle souffrait en tout I son corps des douleurs inconcevables. Elle mourut de ' phthisie le 5 août 1620 à l'âge de 46 ans. ! La cadette,qui s'appelait Marguerite de Sainte-Aga- I the, donna de grands exemples de mortification et de 1 régularité, de douceur et de patience pendant 25 ans I qu'elle porta le joug de Notre-Seigneur dans la religion. Bien qu'elle fût aussi phthisique et fort infirme, elle se ! traitait avec une extrême rigueur, refusant tous les petits i soulagements qu'on lui présentait. On lui a vu reprendre I des médecines que son estomac n'avait pu retenir. Elle mourut le 9 août 1641 étant âgée de 38 ans. Son agonie fut longue et terrible, et comme on s'étonnait qu'un |- corps aussi usé que le sien pût résisteràd'aussi violentes I douleurs, son directeur témoigna que c'était l'accomplissement d'un de ses désirs, et qu'elle avait demandé à Dieu de satisfaire à sa justice en cclt?. vie, de sorte

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que rien ne la retardât de s'aller unir à lui dans le ciel, au moment où elle quitterait la terre.

Ajoutons aux sœurs du Père Huby une de ses cousines, avec laquelle il eut une sainte union depuis qu'elle se fut entièrement donnée à Dieu.

C'est Madame de Kermagaro, Perronne Huby, veuve de Monsieur Dandigue de Kermagaro, conseiller au parlement de Bretagne. Sa conversion fut une de ces conquêtes de Notre-Seigneur qui font admirer le pouvoir de la grâce sur les âmes où elle trouve le plus d'opposition. Quand elle perdit son mari, elle était encore jeune et d'autant plus attachée au monde qu'elle avait tous les avantages et tous les attraits pour y paraître avec agrément. Sa délicatesse allait à un excès presque sans exemple. Cependant Dieu lui inspira de se retirer chez les religieuses de la Visitation en qualité de bienfaitrice. Elle y porta toutes ses manières mondaines, sans songer à les quitter. Mais, s'étant mise en

! retraite, les grandes vérités qu'elle y médita lui ouvrirent les yeux et lui changèrent le cœur.

j Elle entreprit une vie tout opposée à celle qu'elle avait menée jusqu'alors. On la vit passer tout d'un coup d'une extrême mollesse à une mortification surprenante, combattre toutes ses inclinations naturelles et sensuelles, remporter sur elle-même de continuelles

' victoires, pratiquer une abstinence qu'on pouvait appe-

i 1er un jeûne perpétuel, ne se plaire que dans la solitude, dans l'oraison et dans les humiliations.

Ce ne fut point une ferveur passagère. Elle a per-

sévéré pendant quarante ans dans le même recueillement, dans la même austérité, dans les mêmes exercices, sans en rien relâcher ; et l'éducation de ses enfants l'ayant obligée de sortir du monastère, elle ne rentra dans le monde que pour le contrecarrer, pour y répandre l'odeur de ses vertus et pour y pratiquer toutes les bonnes œuvres que le zèle et la charité inspirent.

Le monde la traita comme il a coutume de traiter ceux qui le quittent pour se ranger du parti de Jésus- Christ. Son vêtement grossier et pauvre, son air négligé, ses manières simples, ses actions d'humilité, lui attirèrent les mépris et les railleries des personnes même qui l'avaient autrefois adorée. Mais l'amour de la Croix la faisait triompher dans l'abjection, et les contradictions, les injures, les calomnies étaient pour elle un sujet de joie. Elle ne s'en vengeait qu'à la manière des Saints, en rendant le bien pour le mal. On pourrait produire plusieurs exemples de cette héroïque charité, qui l'a souvent attachée à rendre jour et nuit les services les plus ravalés et les plus pénibles à des personnes qui lavaient sensiblement outragée.

L'oraison et la communion étaient les deux sources où elle puisait sa force et son courage. Elle passait en prières devant le Saint- Sacrement presque tout le temps qu'elle avait à sa disposition. Tous les ans, elle faisait une retraite chez les religieuses de la Visitation. Tous les Carêmes, elle jeûnait au pain et à l'eau trois jours de la semaine.

Ce ne fut pas un des moindres sacrifices de sa vie d'avoir donné généreusement à Notre-Seigneur ses i deux filles, Marie-Agnès et Marie-Constance, religieuses de la Visitation, qui ont vécu et qui sont mortes en réputation de sainteté dans le monastère de Nantes, où elles avaient été supérieures.

Un saint homme de l'ordre des Carmes qui avait I été son directeur, désirait de lui survivre pour faire connaître les grâces extraordinaires dont Dieu la favorisait. Son extérieur faisait concevoir une haute idée de la perfection intérieure de son âme. Je l'ai souvent vue et je ne la regardais que comme une vraie sainte, j

Elle mourut à Rennes en la même odeur de sainteté ' qu'elle y avait vécu, l'an 1671, et fut enterrée dans l'église des Carmes, dans l'habit de leur Ordre dont elle avait fait profession depuis quelques années.

Le Père Pierre Bouaiilt, qui fut héritier de l'emploi du Père Huby, le fut aussi de son esprit. C'était un j homme d'un mérite distingué, capable de toutes sortes 1 d'emplois, semblable à ces premiers ouvriers de la Compagnie de Jésus, qui, joignant les talents humains j avec la prudence, la doctrine et une solide piété, por- i talent partout le feu de l'amour de Dieu dont leur cœur était embrasé.

On croit avec raison que, depuis l'établissement de ; la maison de retraite, nul des Pères qui y ont travaillé n'a été plus universellement goûté. On voyait revivre 1 en lui le Père Huby avec son zèle infatigable. Mais il ne lui survécut que huit mois. Il se consuma bientôt

dans l'excès de ses travaux. Il mourut à Vannes le 29 octobre 1693, ^^i la fleur de son âge, Tout le monde le regretta. Monseigneur de Vannes dit hautement qu'il avait perdu le meilleur ouvrier de son diocèse ; et je puis assurer qu'encore aujourd'hui, je ne vois presque point d'ecclésiastiques qui ne me parlent de lui les larmes aux yeux.

Comme je suis persuadé que rien ne fait mieux connaître l'esprit des Saints que leurs écrits, je joindrai à la vie du Père Huby un recueil de ses maximes et de quelques petits traités spirituels qu'il fit pour des personnes qu'il conduisait, sans avoir en vue de les donner au public. Ils portent son caractère et sont pleins de lumières et d'onction. J'espère que ceux qui ont le vrai goût de la dévotion les recevront avec respect, comme les reliques de l'esprit intérieur de ce saint homme.

Fondateur des Retraites

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