INTRODUCTION
au salut de leur âme, ces retraites, disons-nous, s'orga- I nisent et s'établissent, sur tous les points de la France ! et à l'étranger, avec un élan qui rappelle les âges des fondations primitives. Les membres de l'Œuvre des i Cercles catholiques ont donné souvent ici un exemple ! précieux.
j Le Congrès catholique de Lille de 1882, après avoir \ entendu la lecture d'un éloquent rapport de M. Amédée de Margerie, acclamait le vœu suivant : « Le Congrès, persuadé de la haute importance religieuse et sociale de l'Œuvre des Retraites, surtout à notre époque..., forme le vœu que les catholiques concourent au développement des retraites d'hommes. » Ce vœu a été exaucé au-dessus de toute espérance.
Les retraitants de Vannes et de Quimper d'autrefois, ont aujourd'hui leurs émules à Paray-le-Monial, Braisne, Viviers, Amiens, Athis, Châville, Tronchiennes, Aix-en-Provencp,Clamart, Notre-Dame du Chêne, Séez, Lannion, Rennes, Boulogne-sur-Mer, S'^-Laurent-sur- Sèvres, le Château- Blanc (St-Joseph-des- Champs) près Lille, et tant d'autres lieux qu'il serait trop long de nommer ici. — Et déjà, à certains jours, dit un contemporain, les murs de ces asiles du recueillement deviennent trop étroits.
Les meilleurs chrétiens ont compris ce que disait si bien M. Jonglez de Ligne, en 1883, à l'assemblée des catholiques du Nord : « Le silence et l'étude de la vo- » cation ne seront-ils pas appelés à régénérer notre » siècle de beaux parleurs et de déclassés ? »