QUESTION ITALIENNE
1,0 premier janvior 1859. — I,a brochure Napoléon III et l'Italie. — Coup d'œil rétrospectif. 1,'Italie apr<>s les traitas de jS15. — Complots et insurrections. Avènement de Tie IX : conspiration à genoux; assassinat de Rossi ; éva.sion du Pape; la république proclamé» à Rome; intervention française; rétablissement du pouvoir temporel. — Lettre au colonel Ney. — Congrès de 1856. — Articles secrets de Plombières (ISr-'S). — Guerr > d'Italie : assurances officielles en ce qui touche le Pape. — Défiances des catholiques. EU -s ne sont point partagées par Lacordaire. — Lettres du Père à M. Rendu et à l'abbé Perreyve; explications à ce sujet. — Les événements détrompent le Père ; sa lettre ù M. Cochin et sa brochure De la liberté de l'Église et de l'Italie. — Élection du Père k l'Académie française. — Son discours de réception et celui de M. Guizot.
Un débat d'une tout autre portée allait s'ouvrir.
Le premier janvier 1859, à la réception solennelle du corps diplomatique, Napoléon III adressait à l'ambassadeur d'Autriche ces courtes paroles : « Je regrette que mes relations avec votre ( louve rnement no soient ])as aussi l)onnes que par le passé ; mais je vous prie de dire à l'Empereur, votre maître, que mes sentiments personnels pour lui ne sont pas changés. »
Jamais coup de foudre n'avait éclaté dans un ciel [«lus serein.
35S L'ITALIE APRKS 1S15.
Un mois après, le 4 février, paraissait un écrit que le Moniteur officiel s'empressa de recommander à l'attention : « Napoléon III et l'Italie. » Nul ne douta que cet écrit, sous la plume souple et ondoyante de M. de la Guéronnière, n'exprimât la pensée de l'Empereur luimême ^ Affranchir l'Italie par un secours étranger ; la constituer, sous la présidence du Pape, en une confédération d'Etats, solidaires dans la défense intérieure et extérieure, mais indépendants dans l'exercice de leur souveraineté propre ; modifier profondément le gouvernement romain, de manière à faire cesser l'isolement du Souverain au milieu des respects qui entourent le Pontife ; rendre ainsi possible à Rome une armée indigène, qui permît de substituer à l'occupation française une force italienne efficace ; telles étaient les idées principales exposées par M. de la Guéronnière. C'était, à en croire l'auteur, un appel, non à la guerre, mais h l'opinion publique.
La question agitée dans la brochure veut être reprise de plus haut.
En 1S15, des traités qui resteront célèbres avaient iT'faif la carte de l'Europe. Les guerres nées de la Révolution française étaient finies : comme base de la paix universelle, on prit le rétablissement, presque partout, du sfatn qito ante helhim. Mais, pour l'Italie, il n'en fut point ninsi. La répa))lique de Gênes et celle de Venise furent sacrifi(''es ; on adjugea la Ligurie au roi de Sardaigne, la Véné|i(> à l'empereur (rAutriciie, auquel on
1 Anutittii'i- (les Dcux-Momlcx \).inr IS.")!». |i. 11. — Ci'llc assortinn n'a jninais été ilémenlie.
L'ITALIE Al'RLS 1815. 359
restituait la Lombardie. De la sorte, M. de Metternich, au méi)ris de l'équilibre européen, se trouva tout-puissant au delà des Alpes. A Florence, à Modène, à Parme, sous des princes de sang autrichien ^, à Turin tant que régna Charles-Félix, il fut plus le maitre qu'à Vienne même. Or l'Italie de 1815 n'était plus l'Italie de 1788 : elle avait connu et goûté les idées françaises; elle avait connu l'égalité civile et le Gode Napoléon. Sans doute elle avait détesté la conscription et les droits réunis. Mais les peuples oublient souvent avec une incroyable promptitude leurs griefs contre un pouvoir tombé. L'Italie bientôt ne se souvint plus que des grandes choses que Napoléon avait faites et auxquelles il l'avait associée ; l'administration autrichienne, en comparaison, semblait bien terre à terre et bien mesquine. Sous la domination française, d'ailleurs, les ambitions italiennes étaient satisfaites : Italien lui-même, l'Empereur faisait administrer l'Italie par des Italiens ; on était pressuré, on n'était pas humilié. Après 1815, au contraire, à l'exclusion des hommes du pays, les Allemands occupèrent seuls les hautes fonctions publiques ; l'archevêque de Milan, par exemple, fut un Autrichien. La désaffection ne se fit point attendre. Des sociétés secrètes se formèrent d'un bout de l'Italie à l'autre. Une insurrection éclata à Naples dès 1820 ; elle fut promptement écrasée parles baïonnettes autrichiennes; mais que peuvent les baïonnettes contre les idées ? Un groupe
* Parme, qui apparleiiiiiL eu 1789 i\ une liraiiche île la maison «le Bourbon, fut donnée à vie en 1813 à l;i v.-iive de Nap^déon, Marie- Louise d'Autrifdie.
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d'hommes délite (Pellico était du nombre) agissait dès lors pour domier Milan à un Italien, dans la personne du roi de Sardaignc. On sait quelle fut la vengeance de l'Autriche : Gonfalonieri, Pellico et leurs complices furent condamnés à tricoter des bas dans les cachots du Spielberg. De pareils moyens de gouvernement n'étaient pas de nature à réconcilier le pays avec la domination étrangère. Turin, à son tour, n'en avait pas moins eu son mouvement en 1821 ; un prince du sang royal, celui-là même qui fut depuis le roi Charles-Albert, en était le chef. Ces aspirations furent aisément compiimées, mais non étoutfées. Aussi firent-elles explosion dix ans plus tard par contre-coup de notre révolution de 1830. Cette troisième tentative fut ouvertement révolutionnaire ; les conjurés s'étaient attaqués au gouvernement le plus italien, le plus «loux, mais aussi le moins armé de la péninsule, au gouvernement pontifical. Les deux fils de la reine llortense combattaient dans les i-angs des insurgés. L'échaulîouré*^ n'eut d'autre elfet que de faire occuper les États romains par l'Autriche.
A dater de ce moment, Rome demeura le point de mire de l'esprit révolutionnaire. Mazzini dirigea de ce coté tous les etforts de cette puissante association qu'il nomma « la JeuneItalie.»Les grands cabinets européens aggravèrent singulièrement la situation par l'ostentation avec laquelle ils mirent le Pape publiquement en demeure de modifier les institutions romaines dans le sens de l'esprit moderne. Grégoire XVI avait résisté à cette pression diplomatique : Pie IX,au('onlr;iii(\ i)rit spontanément l'initiative d'une gi7m<l(M-èform('politi{iui\ l'u iiiomtMit, la Révolution parut
LA Ri:prHi,igUK i'Roclamki; a rdmî:. ;r.i
désarmée ; Mazzini vint apporter ses félicitations publiques au généreux pontilé ; les principaux chefs de « la Jeune Italie » reçurent le communion de la main du Pape. Ce fut une conspiration à j^-enoux. Les conjurés avaient espéré faire du Souverain Pontife le mannequin et le chaperon de la révolution européenne. Aussi, le jour où, tout en adjurant l'empereur d'Autriche de renoncer à ses possessions d'Italie, tout en laissant les Itahens s'emparer de ses troupes pour combattre à Vicence, Pie IX refusa de déclarer catégoriquement la guerre à François-Joseph, tout ce qu'il avait fait fut compté pour rien, il se trouva en un jour aussi impopulaire que Grégoire XVI. Rossi pourtant ne désespéra point, il accepta le poste de ministre de Pie IX. Rossi fut assassiné. Et il le fut précisément parce qu'il était Italien, libéral et laïque, et qu'à ce triple titre sa seule présence aux alfaires enlevait à la Révolution tous ses prétextes. « Si nous ne revenons pas à la monarchie pure, dit alors un patriote italien, d'Azeglio, ce n'est pas la faute des républicains. » Ce que redoutait d'Azeglio s'accomplit bientôt : Pie IX se réfugia à Gaéte. La république fut proclamée à Rome, et le Génois Mazzini en fut le dictateur. L'Italie n'eut plus à choisir qu'entre l'anarchie, la guerre civile et l'intervention étrangère ^ Gioberti, premier ministre do Charles-Albert, eut un moment la velléité de restaurer par les armes piémontaises le Pape et le grand-duc de Toscane. Ce projet, qui eût tout sauv(', échoua par la défection de M. Rattazzi. Ce fut la France qui dut interve-
' Ai SHOi ch'Itni-L Mossiiiio A;rt/lio, \k '>i.
^62 CONORKS DlC 1S56.
nir, et à Ijoii droit, car le triomphe de Mazzini à Rome était un péril pour elle ; le drapeau rouge était derrière lui. La restauration pontificale fut bénie du peuple. « Les gens qui ont mené la Révolution, écrivait d' Azeglio, sont de si abominables coquins, ils ont tellement foulé aux pieds tout ce qu'il y a de principes honnêtes, ils exercent un si elfroyable despotisme, persécutant et dépouillant leurs ennemis pour gorger leurs amis, que le peuple, les paysans, les masses, — c'est atfreux à dire, désirent et, au besoin, recevraient les Tedeschi comme des libérateurs ' . »
Pie IX était rentré dans la ville sainte, mais rien n'était fini. Les réformes de 1846 étaient discréditées par les suites qu'elles avaient eues ; le régime intérieur des Etats pontificaux redevint à peu près ce qu'il était sous Grégoire XVI. C'est alors que Louis-Napoléon écrivit à l'un de ses aides de camp, en mission à Rome, une lettre qui réclamait, en des termes impérieux, la sécularisation du gouvernement romain et l'adoption du Gode Napoléon. Gette lettre n'a jamaisété rétractée ; elle resta le programme de l'ambassade française à Rome. On le vit bien en 1856, quand, encouragé par le gouvernement français, au sein du congrès assemblé à Paris pour d<'>libérer sur les atî'aires d'Orient, le comte de Gavour demanda à son tour que le Pape eût à réformer son gouvernement civil, et cela assez haut pour être entendu (trop l)ien entendu) de tous ceux qui rêvaient un bouleversement en Europe. L'insertion au Moniteur du procès-verbal do la séance
I A M. Vmi. Rendu. 21 in.irs ]M'.\
DROCIIURE DE iM . DE MO N TALE MISER T. 363
OÙ M. de Gavour avait déposé cet acte d'accusation contre Pie IX, fut une énormité. C'était évidemment plus que la dignité du Saint-Père, comme souverain indépendant, ne luipermettaitdesouttHr. Enpleinepaix, au milieu des meilleures relations apparentes avec la France, au moment où l'Empereur venait d'obtenir que le Pape fût le parrain du Prince impérial, Pie IX, traduit à l'improviste devant un congrès où il n'était pas représenté, était mis au ban de l'opinion publique en Europe sans avoir été entendu, ni même averti. C'était d'ailleurs enfermer la question italienne dans un cercle vicieux. Si le comte de Cavour n'eût voulu que des réformes, la première condition pour les obtenir eût été de les rendre sans danger pour le Saint-Si(\irc, et, partant, de tout faire pour décourager les Mazziniens dans les Etats romains. Car à quel gouvernement peut-on équitablement demander de se suicider, de se livrer lui-même à ses ennemis? Qui ne voit donc que le plus grand obstacle à des réformes à Rome, c'était précisément l'attitude révolutionnaire du Piémont, qui, depuis le désastre de Novare, s'était appliqué pardessus tout à se mettre et à se maintenir, de gaieté de cœur, en état de guerre systématique avec l'Eglise? Eh bien! chose prodigieuse! tel était alors le sommeil de l'opinion publique en France que M. de Montalembert seul aperçut tout de suite la portée de l'acte de M. de Gavour et surtout de la publicité donnée à cet acte par le gouvernement français '. Sauf le Cor-
* V. l'article qu'il inséra dans le Coi'}'fsponihi)il ilu ini>is de juin 1850 : a Pie IX et lord Palmorslon, » arliclo reproduit au lunie V ilos (F'UrrPS Or M, rJc Monfa/>'n)h<-rf,
.W4 liNTKKvrr: df. n.oMP.ii'RKs.
respondanf, toute la presse catholique de France demeura muette.
En quittant Paris, en 185(), le comte de Gavour avait laissé échapper cette parole : « Dans trois ans nous aurons la guerre, la honnc. » Ce mot s'est trouvé prophétique. Il paraît toutefois que rien ne fut définitivement décidé avant l'entrevue de cet homme d'Etat avec Napoléon III à Plombières en 1(S58. Du traité conclu dans cet entretien, voici, dit M. W. de la Rivo, les clauses qui peuvent être considérées comme acquises à l'Histoire : création d'un royaume de l'Italie du Nord, s'étendant jusqu'à l'Adriatique et comprenant les duchés de Parme et de Modène; la Tos(;ane agrandie de la portion des Etats pontificaux située au versant septentrional des Apennins (la Romagne et les Marches); en retour, réunion de Nice et de la vSavoie à la France \ Je m'abstiens de tout commentaire.
Le 7 février, s'ouvrit la session législative de 1859. Le discours impérial contenait ces mots : « Depuis quelque temps, l'état de l'Italie et sa situation anormale, où l'ordre ne peut être maintenu que par des troupes étrangères, inquiètent justement la diplomatie. » Manifestement cette phrase était h. l'adresse du Saint-Siège *. L'Empereur, il est vrai, s'empressait d'ajouter : « Ce n'est
' Lr Comte de CavOH)', par W. niî i.a Rivk, \>. 2S'.>.
- rie IX ne put supporter lii pensée de servir de prétexte h la fruerre. Le 22 février 1859, il se déchira prêt à entrer en arriint,'ement avec l'Autriche et la P'rancc pour combiner, dans le plus liref délai possible, l'évacuation simultanée du territoire romain par les troupes françaises et autrichiennes. Mais les en;;agenients pris à rioml)ièreR ne permettaient j>as de tenir compte de cette déclaration, rpielipie caté(,'orique (|u'e|l'> fut. La s|)(>!iati<>ii du Pape était jurée.
(iUKRRE D'ITALI E. .165
pas néanmoins un motif sulKsant de croire a la guerre. La paix, j<i l'espère, ne sera point troublée. » Il cherchait visiblement à atténuer l'etiét de ses paroles du l'"' janvier. En elfet, l'Autriche, ainsi avertie, armait jusqu'aux dents. Or, le Piémont n'était pas prêt ; il fallait lui donner le temps de l'être. C'est pour déjouer ce calcul que l'Autriche précipita son ultimatum et son entrée en camp.igne. Mais elle n'en sut tirer aucun parti : à peine eutelle passé le Tessin que l'indécision s'empara de ses conseils et que son armée se concentra dans une attitude purement défensive.
Jusque-là, l'immense majorité des esprits, en France, repoussait la guerre. On n'en voyait ni la nécessité ni l'atihté. Le peuple lui-même, si prompt à l'humeur belhqueuse, le peuple, si Ton en excepte les faubourgs de Paris, ne se sentait passionné ni pour l'Italie ni contre l'Autriche. L'opinion publique, en France, comme dans le reste de l'Europe, était décidément, énergiquement, contraire à la guei-re ^ Mais, en attaquant le Piémont, l'Autriche avait brave'; la France : dès lors la (juestion changeait dv face. Quelques voix s'élevèrent dans le Corps législatif pour circonscrire la lutte et pour recommander les intérêts du Saint-Siège ; toutefois on fut unanime à donner au gouvernement les moyens de tenir glorieusement le drapeau français.
Le 3 mai parut une prochiination di- rFuipcreui'. « Nous n'allons [);is en Italie», déclarait-il, fomenter le
' Annuaire des Deux-Mondes, pour ISôS-l^^Sl*, p. -10-47. Cette appréciation est plciiiemeiit confirmée |iar une lettre de Ca\our lu 20 mars 1850. (W. ue r,A Rivi:, p. 2!»3.'
360 DIMNION DE LA CoR [) AIR K .
désordre ni ébranler le pouvoir du Saint-Père, que nous avons replacé sur le trône. » En même temps, une lettre du Ministre des cultes donnait aux Evêques l'assurance formelle que le Pape « serait respecté dans tous ses droits de souverain temporel. »
Si le clergé français s'y laissa prendre, la presse catholique fut plus clairvoyante. M. de Falloux, surtout, dans le Correspondant de février 1859, sans dire une seide parole qui ne fût pas sympathique à l'Italie, avait signalé l'attitude peu rassurante de l'Angleterre (où la question italienne tournait à n'être plus que la question romaine), comme aussi les cris d'intervention subitement poussés en France par ceux-là même qui avaient flétri le plus la campagne de Rome en 1849. Ces signes du temps ne le satisfaisaient point, et il déclarait que, le jour où le Saint- Siège serait en péril, le jour où la France, loin d'arrêter les ravages d'un incendie, percerait le cratère d'un nouveau volcan, tous les conflits secondaires, toutes les divisions de détail entre catholiques, disparaîtraient d'un bout de l'Europe à l'autre. N'est-ce pas ce qui est arrivé ? Ainsi la question était nettement posée : les hommes politiques du Catholicisme en France et au dehors se défiaient des engagements pris à Plombières, et ils protestaient à l'unanimité, non contre l'Italie, mais contre une guerre révolutionnaire au delà des Alpes.
Le P. Lacordaire ne partageait pas cette détlance des hommes politiques à l'endroit des stipulations de Plombières. Il était tout entier à ses souvenirs de 1832 et de 18-11, à sa vieille et ardente sympathie pour l'Italie, à son iiorrcur du joug de l'étranger ; et, n'eùt-il eu à
LETTRi: A M. RKNDl . 367
citer que l'incident de Saint-Clément \ il savait mieux que personne de quelle pesanteur était pour TÉdise La main de rAutriche ~. Nul ne souhaitait plus ardemment que lui que Rome en fût délivrée. Sans contredit, il s'exagérait extrêmement l'état des choses s'il pensait que l'Autriche était aussi puissante à Rome sous Pie IX qu'elle l'avait été sous Grégoire XVI. Mais il était dans le vrai quant à l'impopularité de l'Autriche et au tort profond que cette impopularité faisait au Saint-Siépre. Ce sentiment fit explosion à l'occasion de l'écrit de M. Eugène Rendu : l'Italie et V Empire cT Allemagne. L'auteur avait envoyé son livre au Père ; il reçut de lui la réponse suivante :
« Sorèze, 12 avril 1859.
« Monsieur,
« J'ai lu avec le plus sérieux intérêt le travail que vous venez de publier ; il est rempli de recherches curieuses et de points de vue élevés.
« Gomme vous, Monsieur, je suis persuadé que l'action de l'empire d'Allemagne a été aussi funeste à la Papauté qu'à l'Italie ; et qu'aujourd'hui même cette action, favorisée par les traités de 1815 et les conséquences de
1 V. ci-dessus, ch. xi.
2 « Est-il vrai que la diplomatie ait osé interdire à Rome l'impression de l'admirable discours prononcé par Pie IX le 13 Janvier dernier (1847) à Saint-André délia Vnlle? Est-il vrai qu'elle ser.nit parvenue à faire retrancher de l'extrait qu'en a donné le Dinrio, cette parole courageuse : a Mon Dieu! détournez la main de for qui pèse sur votre Eglise, Allontmiutc rjuella mano di fcrro che pesa sopra di Ici? Quoi qu'il en soit, cette parole bénie, dont nous garantissons l'authenticité, est la sanction la plus positive de ce que nous écrivons ici. « CSiiiv. Parisis, Cas de conscience, V" édition, page 50.*