‹ Vie du R.P. LacordaireChapitre 120 sur 195 · ASPIRATION A LA RETRAITE · texte numérisé non relu

ASPIRATION A LA RETRAITE

Grand Ordre, en homme qui sait ce qu'il fait et qui ne marchande pas le sacrifice de sa vie. Il était d'ailleurs de plus en plus frappé de la nécessité des corporations religieuses à tous les points de vue, au point de vue de \di formation, de la science, de la piété, du désintéressement, de l'élévation et de l'indépendance du caractère. « En revenant sur mon existence, écrivait -il, sur mes qualités et. mes défauts, sur mes revers et mes succès, je crois y découvrir la volonté qu'a eue Dieu de me préparer pour l'œuvre de la résurrection des anciens ordres religieux, à laquelle tout, dans ma vie, me semble avoir été rapporté, même ce qui, dans une autre vie que la mienne, pourrait paraître avoir été un but et non un moyen, tel que mes conférences de Notre-Dame de Paris ^ »

Son second Provincialat devait durer quatre ans. « J'espère, disait-il, que Dieu m'assistera et que, dans ces quatre années, les trois œuvres que m'a confiées la Providence, œuvres liées entre elles et inséparables pour le moment, seront affermies. J'aurai alors soixante ans, et, s'il me reste un peu de vie, je l'emploierai à achever mes Lettres sur la vie chrétienne. Mon plus grand regret est de ne pouvoir continuer la publication de ces Lettres, dont trois ont déjà paru et produit quelque fruit. Puissé-je du moins à soixante ans, si fy ar)'ive, pouvoir prendre ma retraite et consacrer mes derniers jours à achever ce travail pour la gloire de Dieu ^. »

' A M. (!o Monl;ilenihert, 20 (li'ceinhiv 1858.

-' A M. Diii^ned ot à M"' .le Prailly. 24 et 25 décembi-e 1853.

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