DÉBUT DE LA MALADIE
pliquer et accroître le fardeau assumé par l'orateur. L'étoutiement de la respiration était tel, que le Père dut obéir.
Le mal n'était pas à son début. Dés le 25 janvier 1860, à son retour de Paris, le malade écrivait de Sorèze : « Je suis grippé depuis mon retour : l'âge ne me permet plus les imprudences d'autrefois ^ » Le 27, il eut une ci'ise violente, qui alla jusqu'au délire. Malgré son affaiblissement, il voulut, selon son habitude, prêcher dans la chapelle de l'Ecole, chaque semaine du Carême, c'està-dire à partir du 26 février de cette année-là. Le 5 avril il mandait à l'abbé Perreyve : « J'ai été huit jours sous le coup d'un catarrhe, dont j'avais apporté le germe de Paris, et qui a éclaté par un accès de fièvre très-violent ; c'est étonnant combien la maladie abat et désarçonne un homme! » A Pâques on le crut ressuscité. Tous ses pénitents l'avaient vu ; l'Ecole entière avait communié de sa main. Le lendemain, il était parti pour la Provence. Le 19 avril il présidait à Toulouse le Conseil de la Province dominicaine de France. Rentré à Sorèze, il y avait repris toutes ses habitudes, expédiant son courrier de huit heures à midi, dhiant RvecVInsiituf, visitant les arbres et les allées du parc, lisant un quart d'heure le Journal de Toulouse (l'unique feuille périodique qui pénétrât dans l'Ecole), puis se remettant au travail et à sa correspondance jusqu'au soir -.
Après sa crise du mois de mai 18!j0, le Père consentit
i A l'abbé l'erreyve.
- Dernière Maladie du li. P. Lacordaire, par le P. MounEV, p. 8.