‹ Vie du R.P. LacordaireChapitre 127 sur 195 · LETTRE DU PÈRE AUX PRIEURS · texte numérisé non relu

LETTRE DU PÈRE AUX PRIEURS

Provincialat , tout sera réglé, je l'espère; les dettes payées, nos sept maisons assises, notre Saint-Maximin devenu comme la citadelle de l'Qrdre en France. Mais, si la mort me prenait avant ce temps, nos pauvres Pères seraient bien embarrassés. Ils ne savent pas tout ce qu'il m'en coûte pour les faire vivre et régler leurs affaires ' . » Le lendemain de son retour à Sorèze, il écrivait aux Prieurs de la Province :

« Mon très-révérend Père, après avoir lutté pendant trois mois contre un affaiblissement progressif de mes forces, j'ai dû, sur l'avis unanime de médecins graves et consciencieux, reconnaître l'impuissance où je suis de suftire à toutes les parties du gouvernement qui m'est confié. En quittant l'école de Sorèze, j'allégerais ce fardeau sans doute, mais très-légèrement, et en compromettant peut-être l'œuvre naissante du Tiers- Ordre enseignant de Saint-Dominique, que je crois liée aux destinées futures de notre Ordre et aux vues de Dieu sur lui. Obligé donc de chercher d'un autre côté un dégrèvement à mes charges, sous peine de voir ma santé péricliter de plus en plus, j'ai pensé à me donner un secrétaire et un Visiteur : un secrétaire, pour abréger ma correspondance ; un Visiteur , pour m'épargner deux mois de voyages et de fatigues considérables, au moment même où il pourrait ra'être permis de me reposer un peu d(^s labeurs de l'année.

« Je suis persuadé, mon très-révérend Père, qu'on

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