‹ Vie du R.P. LacordaireChapitre 134 sur 195 · DERNIER ECRIT · texte numérisé non relu

DERNIER ECRIT

possession, dans toute leur plénitude, des dons les plus rares de l'intelligence. On citerait difficilement un autre exemple où éclate à ce point la suprématie de l'àme sur cette portion de matière qui lui est propre, comme parle Pascal. Gela est digne d'admiration à jamais.

Le Père ne pouvait vaquer à ce travail qu'environ trois heures par jour, avant son repas du matin. Dès qu'il avait mangé, la souifrance ne lui laissait aucune trêve; il était souvent comme anéanti. Il avait commencé de dicter la Notice le 30 septembre : il cessa le 24 octobre ^

C'est dans cet intervalle que le Père reçut la dernière visite de M. Cartier. Ce nom, écrit à bon droit le P. Chocarne, était le synonyme d'un dévouement aussi profond que sûr. M. Cartier avait accompagné le Père dans presque tous ses voyages pour le rétablissement de l'Ordre en France. Il était pour lui quelque chose de plus qu'un ami : c'était un /«mzYe^r; aussi l'aimait-il d'une atfection toute de famille. Quelques semaines avant sa mort, on lui rappelait cette amitié si fidèle, si tendre, si modeste, si semblable à elle-même jusqu'à la fin ; il leva les bras en disant : « Ah ! Cartier ! Cartier ! » Il voulut (pi'il assistât à la messe qu'on disait dans sa chambre, tout près de son lit. Il l'accompagna dans une des rares promenades en voiture qu'il faisait encore. Il Ini parla beaucoup du P. Besson, l'encouragea cà écrire sa vie, entendit l'exposé du plan que M. Cartier voulait

i Cfs ilalps rei^nllenl îles l.'lhr.> éciilei par le secrétaire .lu l'ere à M. (le Mt)iilaleiul)i'ii. •

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