‹ Vie du R.P. LacordaireChapitre 140 sur 195 · L'ABBE PERREYVE · texte numérisé non relu

L'ABBE PERREYVE

chambre les Pères Gaptier et Mermet, qui s'étaient donnés des premiers à l'œuvre du Tiers-Ordre enseignant, le Père leur témoigna sa joie. Il s'entretint assez longtemps de la maison d'Oullins, il demandait où en étaient les constructions inachevées, les plantations d'arbres, etc. Cette chère maison d'Oullins avait été le berceau du Tiers-Ordre. Le Père n'avait pu y faire ce qu'il avait fait pour Sorèze. Mais il ne pouvait oublier que la première pensée de l'œuvre était venue de là, que de là aussi lui étaient venus les premiers dévouements ^

Le dimanche 10, dans la soirée, il y eut un mieux inattendu. Le malade put supporter quelques aliments. Une lueur d'espoir reparut sur tous les visages. « Pourtant, si Dieu voulait! » lui dit le P. Ghocarne, en le baisant au front. Le malade fît un signe de doute. Le 1 1 novembre, l'abbé Perrey ve, rappelé à Paris par les examens de la vSorbonne, quitta vSorèze avec l'espoir d'y revenir et d'y retrouver le Père. C'est dans cette dernière visite que l'abbé Perreyve avait reçu le dépôt des papiers intimes du Père et la mission d'écrire sa vie. C'est lui qui, le 7 novembre, trois jours avant l'amélioration dont je viens de parler, demandait au Père : « Pouvez-vous prier Dieu? — Non, lui fut-il répondu, mais je le regarde •. »

Le mercredi 13, le Père dit une parole qui révélait assez où étaient ses pensées et son cœur. Une dame do Marseille, une sainte, mademoiselle Amélie T.autard,

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