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et si VOUS rencontriez un visage où la rectitude des lignes et la grâce des contours fussent parfaites, mais sans une expression de bonté quelconque dans les yeux et les lèvres, ce serait la tête de Méduse. La bonté, il est vrai, peut ne pas arriver j usqu'à la beauté : celle-ci suppose une certaine splendeur, et, en ce sens, la bonté toute seule n'émeut pas jusqu'au ravissement K » Et encore : « Il faut être si bon quand on aime Jésus-Christ et qu'on « le représente ~! »
J'ai insisté sur ce point parce qu'il n'est pas rare de trouver des hommes disposés à refuser aux esprits supérieurs et aux âmes fortes ce don qui fait qu'on aime et qu'on est aimé, la bonté.
Il est un autre don qid contine à celui-là, mais qui gît dans la raison autant que dans le cœur, c'est la modération. Ce fut aussi l'une des qualités culminantes de Lacordaire. Ceux qui ne l'ont voulu juger que d'après l'année de fièvre oi\ il écrivit dans V Avenir, s'obstinent à ne voir en lui qu'une tête chaude, incipable de mesure dans les idées comme dans le langage. C'est précisément le contre-pied de la vérité.
Dans les idées, Lacordaire cherchait, en tout, un éage milieu. En politique, il ne voulait ni de l'absolutisme ni de la république ; il était pour la monarchie parlementiire. Dans une tout autre sphère, « investi, dit le U. P. Ghocarne, du rôle providentiel de rétablir en
I 2 févii.T 1854.
î 31 juillet 18'6.