‹ Vie du R.P. LacordaireChapitre 158 sur 195 · QUESTION DES CLASSIQUES · texte numérisé non relu

QUESTION DES CLASSIQUES

bert \ regarde dans l'histoire de nos troubles. Quels sont ceux dont la mémoire est demeurée pure? Ceux-là seuls qui n'ont jamais été extrêmes : tous les autres ont péri dans l'histoire de la patrie. » Vingt ans plus tard, il disait : « Le « modits in rébus est une des choses à quoi je m'applique « le plus , étant persuadé que la mesure est à la fois ce qu'il « V a de plus rare et ce qui contient le i^lus de force ~. » La mesure donc, conclut M. de Montalembert, en citant les paroles qu'on yient délire, la mesure, le juste miheu était le fond de sa conduite en toutes choses ; ce qui ne l'a jamais empêché de prendre, au moment voulu, de grands partis, avec l'énergie propre aux caractères forts.

Gomment cette mesure l'aurait-elle abandonné au jour de la grande levée de boucliers de 1852 contre la prépondérance donnée aux classiques païens dans l'enseignement de la langue latine ? Le Père écrivit sur-lechamp k M. Landriot 'i)our le féliciter du service qu'il avait rendu à l'Éghse en défendant sa tradition immémoriale sur le point controversé. Mais il n'a dit à cet égard sa pensée tout entière que dans quelques lignes d'un écrit (pli fut son testament. Il y reconnaît sans détour le vice de l'éducation qu'il avait reçue au lycée de Dijon, d'où il était sorti incrédule. « Ce résultat, dit-il, s'explique facilement. Rien n'avait soutenu notre foi dans une éducation où la parole divine ne rendait dans notre cœur «prun son obscur, sans suite et sans éloquence, tandis que nous vivions tous les jours avec les chefs-d'œuvre et les

I 2 novembre 1S'12,

1 A M. -le Muntilemberl, 21 février 1853.

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