INJUSTICE DE SES DETRACTEURS
Ta réfuté, en 1833, par un écrit public ; — aucun compte de sa Lettre sur le Saint-Siège, le plus éloquent hommage qui ait été rendu en ce siècle à la Papauté ; — aucun compte de ce qu'il n'a jamais été gallican ; — aucun compte des services qu'il a rendus à l'Église, aucun compte des conterences de Notre-Dame de Paris et de la restauration en France de l'ordre de Saint-Dominique. Qu'estce que tout cela quand il s'agit d'un homme qui s'est déclaré libéral impénitent ?
Il faudrait pourtant s'entendre sur ce libéralisme de Lacordaire. Certes il a aimé passionément la liberté po- Utique, qui le nie ? Mais quand donc la liberté politique a-t-elle été réprouvée en soi, sans réserve, sans distinction, par l'Église ? On a dit qu'il n'y a pas un bon et un mauvais libéralisme, comme il n'y a pas un bon et un mauvais jansénisme. Je repousse énergiquement l'assimilation. Le jansénisme était une hérésie catégoriquement définie par le Saint-Siège ; il consistait à adhérer de cœur à telles propositions nettement formulées et nettement condamnées. Quelles sont les propositions que le Saint-Siège ait signalées comme hétérodoxes et que Lacordaire ait persisté à soutenir ? Quelles sont-elles ? Qu'on les dénonce catégoriquement et que la dénonciation soit prouvée. L'abbé Lcicordaire s'est hautement soumis à TEiicj^clique de 1832, et avec quelle plénitude d'adhésion intime ! On l'a vu dans mon récit. Il est mort trois ans avant l'Encyclique de 18(U. De son vivant, il est vrai, il .i lait de son mieux pour se fairo («coûter des hommes do son temps et pour les ramener à Dieu : il s'est fait tout h tous, commo saint Paul. ])onr los gagner