‹ Vie du R.P. LacordaireChapitre 173 sur 195 · LA SOTTVERAIXETK DT BIT. 4S · texte numérisé non relu

LA SOTTVERAIXETK DT BIT. 4S

elle-même, car, avec la grâce de Dieu, c'est elle qui fait les saints. Voilà ce que savait le P. Lacordaire.

Est-il vrai, comme l'a dit son plus illustre ami, que, sans professer assurément, comme certains de nos modernes réformateurs, la souveraineté du but, le Père fut trop porté, quand ce but lui semblait légitime, glorieux, nécessaire, à excuser l'injustice et la violence des actes qui y faisaient aboutir ^ ?

Je conteste absolument cette appréciation. Rien de moins lacordairien b.u monde; M. de Montalembert en convient, que cette maxime : « La fin justifie les moyens.» C'est Lacordaire qui, dans son Discours sur la loi de rilïsioire, écrivait : « La Révolution porte sur deux pôles bien distincts, le pôle de la destruction et le pôle de l'édification. Regarde-t-on le premier? Tout est atroce. » C'est Lacordaire qui disait dans un club, en 1848 : « Je déclare que, pour ma part, il y a des hommes de 93 dont je ne pourrai jamais dire du bien ; qu'il y a eu également en 1847, en 1848, des discours, des faits, de certains révolutionnaires , dont je ne pourrai jamais dire du bien. Je méprise les révolutionnaires, parce qu'ils étaient au fond des tyrans sous un autre nom -. »

Voyons les actes.

Ce qui a trompé M. de Montalembert, c'est Tadlié-

» M. DE Montalembert, Le P. Lacordaire, p. 196 et suiv. 2 Sténographié par Corl)y et inséré dans la Biographie des candidais de VAssemhlre nationale, par un vieux Montagnard.

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