ADHESION AU 24 FEVRIER
sion donnée par le Père, d'une part, à la révolution du 24 février 1848, d'autre part, à la guerre d'Italie de 1859. De courtes explications feront disparaître ce malentendu.
Le Père n'a point approuvé, — lui champion si persévérant de la monarchie parlementaire, il ne pouvait approuver à aucun égard — la journée du 24 février, l'envahissement de la chambre des députés par des révolutionnaires armés, la dissolution du Parlement par la force. Il avait même gardé rancune à Lamartine d'avoir été complice de cette violation du droit, et, quand il se glissait dans l'Ère nouvelle des entrefilets à la louange du sauveur d'alors, il s'en plaignait vivement, disant qu'il ne voulait point être le panégyriste d'un pareil homme ^ « C'est moi, m'écrit M. Cartier, qui, le 24 février, d'heure en heure, allais lui apprendre les phases rapides de l'événement: il en était étonné, mais il ne s'en réjouissait pas. » Une fois la catastrophe consommée, le Père y vit, il est vrai, un châtiment providentiel infligé à la bourgeoisie voltairienne, personnifiée dans le roi Louis- Philippe. Mais cette façon de voir ne justifiait en rien, à ses yeux, les acteurs de la révolution (Attila était le Fléau de Dieu ^ pour qui a-ce été inie raison de faire son apothéose?). Le Père, j'en conviens, eut le tort, en abordant pour la première fois la tribune, de parler, à la suite de Lrnartine, pour que M. Lodru-RoUiii restât membre du Gouvernement. Mais il le fit sans aucune approbation quelconque du fnit violont (pii avait porté M. Ledru au
• TémoiiriiîiLr.' de M. (lîirlier. 14 ;ivril 18()2.