‹ Vie du R.P. LacordaireChapitre 176 sur 195 · APPROBATION DE LA GUERRE D'ITALIE · texte numérisé non relu

APPROBATION DE LA GUERRE D'ITALIE

Paris n'arrivait à Sorèze ; le Père s'en était interdit la lecture. Il ne connaissait qu'en gros les événements ; il les jugeait de même. Il n'a donc pas donné le droit de dire que, lorsque le but lui semblait légitime, il avait une trop grande indulgence pour les actes; et la preuve, c'est l'énergie avec laquelle il écrivait après Gastelfidardo : « On ne peut entrer là dedans pour la dixmillième partie de son être. »

Gela dit, que reste-t-il de cette étude sur Lacordaire considéré comme citoyen ? C'est qu'il a aimé passionnément son paySj mais qu'après tout, il lui était permis de se rendre ce témoignage :

« Un jour, quand on me lira (si on me lit un jour), on cherchera curieusement, dans des coins de phrases, quelques allusions aux choses du temps, et l'on sera surpris de trouver si peu ce que le vulgaire aura cru si abondant. Toutes mes idées politiques se réduisent à ceci : « En dehors du Christianisme il n'y a point de société possible, si ce n'est une société haletante entre le despotisme d'un seul et le despotisme de tous. Secondement, le Christianisme ne peut reprendre son empire dans le monde que par une lutte sincère, où il ne soit ni oppresseur, ni opprimé. Je vis là-dedans et je suis étrangers tout le reste ^ »

Il est vrai qu'il n'admettait guère jtlus l'apostasie en politique qu'en religion. A cet égard, je l'avoue, il était

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