CONDUITE DR M. AFFRE
pôle par la Charte de 1830. Aussi la liberté fut-elle donnée sans difficulté à l'instruction primaire par une loi de 1(S33. Mais M. Guizot avait en vain tenté, trois ans après, d'en étendre le bienfait à l'enseignement secondaire ; il échoua devant le préjugé du temps contre les Jésuites. Un premier bill de M. Villemain avorta à son tour en 1841. C'est alors qu'en la personne de M. Atfre, l'Episcopat entra dans la lice.
M. Atfre avait été sulpicien ; il était d'une école qui a, pour devise que « le bien ne fait pas de bruit et le bruit ne fait pas de bien. » On ne pouvait être plus dévoué que lui à la liberté de l'Eglise (absolument inséparable, dans les pays mixtes surtout, de la liberté d'enseigner la jeunesse). Mais il ne doutait pas que la publicité des réclamations n'irritât la plaie au lieu de la guérir, et il mit toute son application à pratiquer et à recommander, non pas l'abstention, non pas le silence, mais le secret. Gomme si des réclamations clandestines, systématiquement dédaignées, promptement ensevelies dans l'oubli le plus profond, que dis-je ? audacieuscment niées à la tribune par les Ministres, avaient obtenu jamais un quart d'heure d'examen du Gouvernement ! Comme si elles avaient eu, depuis onze ans, pour les familles, un autre eifet que de leur laisser ignorer la gravité du mal, et, pour les Evoques, de leur en faire ainsi partager, qu'ils le voulussent ou non, toute la responsabilité !
Quoi qu'il on soit, M. Alfre tint bon pour la ligne de conduite (ju'il s'était f.iite, et, sous ce rapport, son action sur l'Episcopat fut regrett;d)lo. Il so plaça tout d'abord à la tt^'to du mouvement épiscopal , plus encore, il faut le