‹ Vie du R.P. LacordaireChapitre 21 sur 195 · ATTITUDE DES CATHOLIQUES EN · texte numérisé non relu

ATTITUDE DES CATHOLIQUES EN

D'ailleurs, il était disposé, pour sa part, à ne pas trop se préoccuper des faits secondaires, et les grandes lignes de la lutte puljlique des catholiques pour la liberté de l'Eglise le charmaient à tous égards. Pour la première fois les catholiques avaient réussi à se faire écouter et respecter dans les conseils de la nation et dans la presse. Pour la première fois ils possédaient un journal quotidien qui avait chance de vivre, V Univers religieux, et, ressuscitant le Correspondant, mort depuis dix années, ils venaient df3 joindre à l'action du journal, en 1843, celle d'une revue qui dure encore. M. de Carné, seul alors, défendait leur cause à la Chambre des Députés. A la chambre haute, M. de Montalembert avait rallié à leur drapeau un magistrat d'une autorité considérable, le premier président Séguier, un ancien diplomate, le marquis de Gabriac, et surtout deux pairs, dont l'un, le marquis Barthélémy, grandit et se multiplia dans la lutte, cl dont l'autre, regardé jusque-là com.me un libre penseur érudit et spirituel, le comte Arthur Beugnot, se montra vraiment liljéral et supérieur à tout respect humain. En 1844, ce petit groupe suffit à soutenir le combat à la tribune durant six semaines. Mais ce qui ravissait Lacordairn plus que tout le reste, c'était la première fois depuis des siècles que l'Eglise de France n'était pas divisée par des querelles intestines. « Aujourd'hui, écrivait-il, tout le monde s'embrasse : les évoques parlent de liberté et de droit connnun ; on accepte la presse, la Charte, le temps présent. Il y a véritablement enfin un clergé de France, un clergé qui parle, qui écrit, qui se concerte, (jui fait face aux puissances (aux professeurs.

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