PUBLICATION DES CON FKRHNCKS
côtés faibles de Lacordaire, de trop s'en tenir généralement à la rhétorique de l'histoire.
Un grand travail succéda bientôt à l'oraison funèbre de M. de Janson : le Père avait pris la résolution de faire imprimer ses Conférences de Paris, dans les années 1835, 1836 et 1843, et il se proposait de publier tous les deux ans un volume semblable, jusqu'à ce qu'il eût épuisé la série de la doctrine catholique. Il s'étonnait, avec sa candeur ordinaire, de l'ordre qu'il trouvait dans cette exposition, n'ayant cherché, disait-il, que très-médiocrement à l'y mettre ^ En effet, comme il le remarquait, les Conférences de 1835 traitent de l'Eglise, de sa nécessité, de sa constitution, de son autorité rationnelle et morale, de son infaillibilité , de son chef, de ses rapports avec l'ordre temporel, de sa puissance coercitive : c'est la base. I /année 1836 traite des sources de la doctrine de l'Eglise, de la tradition, de l'Ecriture, delà raison, de la foi : c'est la suite naturelle. L'année 1843 traite des effets de la doctrine de l'Église sur l'esprit humain. On conçoit du reste qu'en revoyant, en 1844, toute la suite de ses idées, Lacordaire fut charmé de leur unité, disséminées et dispersées qu'elles avaient été dans un espace de dix années, et de dix années coupées par tant de voyages et si troublées. Il se trouvait néanmoins que tout s'enchaînait assez bien, non-seulement par l'ordre des pensées, mais par les proportions ; il était permis à l'auteur d'i^i éprouver quelque joie. Il lui était permis aussi d'en espérer quelque bien. Car le point de vue de la nouvelh^
i A M" Swelchiii.', ii sepU'inhre 1844.