‹ Vie du R.P. LacordaireChapitre 39 sur 195 · CRISE INTÉRIEURE DE L'UNIVERS. <J · texte numérisé non relu

CRISE INTÉRIEURE DE L'UNIVERS. <J

seil et rien au delà ; rédacteur principal et connu, il voulait seul, disait-il, exercer le droit absolu de contrôle et de refus. Quant aux membres du Comité, ils offraient, sauf M. Lenormant. de prendre publiquement la responsabilité de la direction, de se réunir à cet effet toutes les semaines et de se faire représenter dans les bureaux, tous les jours, d'une façon permanente, par un rédacteur en chef de leur clioix, qui aurait droit de «;^^o sur tous les articles. La question ainsi posée, M. Veuillot ne dissimula point sa répugnance à subir une telle censure ; il déclara franchement qu'il ne se croyait pas capable de se résigner longtemps à ce régime, et qu'à la troisième correction qui lui serait ainsi imposée, il s'en irait pour ne plus revenir. Les cimi répliquèrent qu'en offrant leur intervention publique dans la direction, ils avaient cru rendre à VUnicers, dans la crise où il se trouvait, un très-grand service, mais qu'ils n'entendaient pas n'être acceptés qu'à titre d'oppresseurs. Cependant M. Aifre adressait à ]\L Taconet une lettre d<^ blâme, dont il annonçait la prochaine publication. Un éclat était donc imminent lorsqu'un ecclésiastique, familier de l'archevêché, réussit à détourner le coup en effrayant M. Atfrc des conséquences auxquelles il se trouverait exposé le jour où, dans la personne de l'un de ses grands vicaires, son administration semblerait responsable de ce qui serait publié dans VUnivera. C'était faire échouer la combinaison; car, des cinq directeurs, trois seulement (le P. de Ravignan, sauf des ordres contraires de ses supérieurs, et !MM. Lenormant et D(q)anloup) passaient l'année entière à Paris ; M. de Montalenibert n'y rési-

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