‹ Vie du R.P. LacordaireChapitre 40 sur 195 · I.ACUUDAlhi:. II · texte numérisé non relu

I.ACUUDAlhi:. II

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dait que durant les sessions législatives, et le P. Lacordaire ne pouvait renoncer à ses stations de province pour se mettre sans relâche à la tête de la rédaction de l' Univers. Interdire ii M. Dupanloup de prendre part à la direction du journal, c'était donc, on le voit, rompre le faisceau à peine formé et rendre impossible toute autre direction continue que celle de M. Veuillot. C'est ce que M, AfFrc ne sut point voir. M. Veuillot offrit d'accepter les avis, non le veto, de cinq autres personnes choisies par l'Archevêque, sentant bien qu'aucune de ces personnes ne jouirait, quelle qu'elle fût, d'une autorité morale qui égalât, même de loin, celle qu'il venait de décliner, et qu'ainsi les conseils qu'il se déclarait prêt à recevoir le gêneraient assez peu dans la pratique. Gela fut promptement compris. Ceux que désigna M. Affre pour faire partie du comité consultatif en question eurent tout de suite conscience de Tinefticacité du rôle qui leur était offert, et ils s'excusèrent l'un après l'autre. Alors l'ecclésiastique qui avait fait donner l'exclusion à M. Dupanloup, eut ridée d'amortir l'irritation qui venait de se manifester contre la rédaction de VUnicos, en donnant à cette feuille un rédacteur en chef autre que M. Veuillot et en faisant conférer ce titre à l'un des anciens collaborateurs de V Avenir. C'est do la sorte que M. de Goux, devenu professeur d'économie politique à l'université catholique de Louvain, fut appelé à la direction nominale i\o V Univers. M. ^'^euillot agréa sans difficulté cet expédient, ({ui se réalisa quelques mois plus tard. Mais il fut bientôt évident que la présence de M. de Goux dans les bureaux du journal

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