CONFERENCES SUR JESUS-CHRIST
voudra cette façon de voir ; toujours est-il qu'elle n'est ni d'un révolutionnaire ni d'un utopiste.
Le Père prolongea son séjour à Ghalais jusqu'à la miseptembre. Il V reçut, au mois d'août, la visite de MM. de Montalembert et Dupanloup, et donna le mois d'octobre à Nancy. Lcà il bénit la nouvelle chapelle des Frères Prêcheurs sous le titre de Notre-Dame du Chêne, en souvenir du couvent d'Italie où il avait accompli son noviciat et fait profession, ainsi que le P. Jandel et les premiers Pères de la province dominicaine de France. C'est dans cette ■ chapelle qu'il plaça la copie faite par le P. Besson de la Madone de la Quercia, et c'est également sous le patronage de Notre-Dame du Chêne qu'il mit sa maison de Nancy, érigée par lui en couvent régulier en vertu des pouvoirs qu'il tenait du Maître général ^
Le 29 novembre, le Père commençait à Notre-Dame ses conférences sur Jésus-Christ. Pour établir la divinité du Christianisme, on l'a vu, il n'était point parti des profondeurs de la métaphysique ; il avait })ris pour point d'appui un phénomène vivant, actuel, palpable, TEglise catholique, et il avait fait voir que, de quckpie côté qu'on le considère, c'est là un phénomène surhumain et par conséquent divin : cette première partie de l'apologétique du
• Cette érection canonique de la maison de Nancy en couvent régulier est du 9 octobre 184G. Bien que, léi^alement, Ghalais \>ùl pre lendre à l;i |)riorité conim(« ayant i)ossédé avant Nancy le nombre de reli;j;ioux requis pour constituer un couvent, toutefois l'anlériorité de Nancy ne pouvait ctre niée, le P. Lacordiiire ayant pris possession de celle maison le 4j»iin 1843, dix mois avant île mettre le pied àChalais. Aussi le premier Chapitre provincial de France, confirmé par l'autorit- du Maître général, at-il assigné au CDUvent de Nancy le premier rang.