CONFÉRENCES SI'R JKSIJ S-CII R 1 ST
Pèrp était dpsormais complète. Mais qiti a fait l'Eglise catholique? Celui qui l'a faite, qicel est-\U D'où vient-il? D'oii vient sa puissance à lui-même^ Quelle est son histoire? Que faut -il penser des elforts du rationalisme pour anéantir, pour dénaturer, pour expliquer la vie de Jésus- (^hi'ist? Voilà ce qui restait à dire. Encore séminariste, I .acordaire avait écrit : « Je veux sortir de cette vie na- « turelle et me consacrer au service de celui qui ne sera «jamais ni jaloux, ni ingrat, ni viP. » C'était là une noble parole, et elle devait recevoir dès ce monde sa récompense : au témoignage du meilleur des juges, M. de Montalembert, c'est dans ces huit discours sur Jésus- Christ que le Père a rassemblé les meilleurs trésors de son éloquence. Qui ne sait par cœur cette page inoubhable : « Il y a un homme dont le sépulcre n'est pas seule- « menf glorieux, comme l'a dit un prophète, mais dont
« le sépulcre est aimé » Tout le monde achèvera la
citation. Je me souviens encore, dit M. de Montalembert, je me souviens encore, avec un frémissement intime, de l'intonation désespérée de sa voix, lorsque, dans le tableau de la fragilité des affections d'ici-bas, il prononça ces mots : C'est fini, à jamais fini! Mais ce n'est là qu'un côté des choses : les conférences sur Jésus-Christ furent une pierre de touche, non-seulement pour l'éloquence de Lacordaire, mais pour sa piété ; il ne faut pas les analyser, il faut les lire.
Le carême de 1847 allait le transporter sur un tous
> A M. Lorain, 13 juillet 1826.