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qu'un républicanisme provisoire et sous bénéfice d'inventaire. Aurai-je ici le bonheur de me faire comprendre ? Lacordaire était, comme Alexis deTocqueville, un homme qui n'a pas de cause, si ce n'est celle de la dignité humaine; mais, ainsi qu'on l'a dit d(* Tocqueville, cette cause était pour lui une religion. La cause de la dignité humaine, voilà ce qu'il voyait compromis par le succès de l'acte du 2 décembre, et il n'était pas homme à s'en consoler un seul jour : voilà pourquoi son âme fut navrée de l'attitude prise par le journal V Univers après le 2 décembre, et des entraînements qui en furent la suite au sein du clergé de France.
Au début, l'attitude publique de l'Épiscopat fut ce qu'elle devait être. Elle fut circonspecte. Cinq évêques seulement, si je ne me trompe, écrivirent à leur clergé en faveur du plébiscite \. Parmi les ecclésiastiques du second ordre, l'abbé Gerbet fut le seul qui fit une manifestation publique dans le même sens. M. de Montalembert hésitait à se prononcer : « On l'y poussa -. »
Le 14 décembre, parut dans Y Univers la pièce qu'on va lire :
« Je reçois chaque jour des lettres qui ont pour but de me consulter sur la conduite qu'il convient de tenir dans
1 M^n- Clausel de Montais, évèque de Chartres, et M^çr Menjaud, évèque (le Nancy, le 12 décembre; Mgr de Prilly, évèque de Gliâlons, le 14; Mgr Rit'ss, évoque de Strasbourg, le 16; et Mgr Leniée, évèque de Saint- Brieuc, le 17. Les lettres de ces Prélats étaient extrêmement réservées.
M. Veuillot, al)sent de Paris, s'était prononcé le 4 décembre. Sa lettre est dans Vi'nivin's du 5.
* Le mot est de M. Venillol, Mebinges, p. 482, t. 1".