‹ Vie du R.P. LacordaireChapitre 83 sur 195 · OPINION DKSIXTKRESSEE DV PERE · texte numérisé non relu

OPINION DKSIXTKRESSEE DV PERE

primait alors. Mais, si l'on comprenait ainsi les choses, comment s'expliquait-on Lacorclaire , cet autre roi de la parole, se condamnant volontairement au silence quand il ne tenait qu'à lui de remonter en triomphateur dans cette chaire d'où il aurait vu tant de milliers d'hommes à ses pieds ? Gomment expliquer cela? Evidemment il y avait là autre chose qu'un homme qui s'ennuie ; il y avait là une grande conviction ; il y avait là quelque chose de plus, un sacrifice. Il y avait là (on pouvait ne point partager ce sentiment, encore une fois, mais il ne fallait pas le méconnaître) , il y avait là le deuil non dissimulé, le deuil public de la liberté politique de la France. « Je compris, disait le Père à son lit de mort, je compris que, dans ma pensée, dans mon langage, dans mon passé, moi aussi j'étais une liberté, et que mon heure était venue de disparaître avec les autres. Beaucoup de catholiques suivirent une autre ligne. Ce schisme, que je ne veux point appeler une apostasie, a toujours été pour moi un grand mystère et une grande douleur. L'histoire dira quelle en fut la récompense ^ »

L'histoiie dira en effet quelle en fut la récompense. Elle absoudra, je l'espère, ceux qui, le 2 décembre 1(S51, se souvenaient de Napoléon I*"" et de Pie Vil. Lacordaire était du nombre. « En 1801, écrivait-il à un ami, Napoléon rétablissait le culte public de la France ; huit ans après, il enlevait et retenait prisoniiicM* le clieC

vemhrf 1852 (sur W livre <lfs IntrW/s mthoîiqiies nu flh'-iintrième siècle, par M. dp .MontnlpTnl>«>rt).

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