‹ Vie du R.P. Louis Sellier de la Compagnie de JésusChapitre 31 sur 44 · CHAPITRE XXIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIX

Mission de Wimille. — Retraites aux grand et petit séminaires d'Arras. — Missions d'Audinghem , de Réty^ d'Acquin. — Retraite au refuge d'Amiens. — Missions de Saint-Folquin, de Mametz, d'Achicourt, de Licques et de Nédonchel.

La mission de Wimille au mois d'octobre 1841 fut marquée par un incident que nous devons mentionner ici. Le succès dont elle fut couronnée souleva la bile

d*un journal voltairien de l'Artois, le Progrès du Pasde-Calais. Voici un échantillon des aménités qu'il publia à l'adresse de notre fervent missionnaire (1).

«c On peut voir en ce moment dans le Boulonnais je ne sais quel petit rhéteur furibond, jésuite de profession , qui s'appelle comme qui dirait P. Sellier : c'est un échappé du bourbier jésuite de Saint-Acheul. Je crois que le bonhomme s'est proposé de justifier la triste opinion que tous les honnêtes gens ont conçue de sa société. Sans s'inquiéter de prêcher la concorde, il débite en l'air toutes les sottes fables qu'il peut inventer, et donne à ses auditeurs des règles de mœurs à tort et à travers. Fidèle aux traditions jésuitiques, il déploie, avant de s'éloigner, une large provision de chapelets et de médailles, qu'il échange contre de l'argent de bon aloi; et il ne part jamais sans avoir mis plus d'une famille sens dessus dessous, etc. »

Ces platitudes ignobles et impies ne demandent pas de réfutation. Si le P. Sellier avait eu besoin de justification, il l'aurait trouvée dans un témoignage bien autrement accrédité, celui de S. Ém. le cardinal évéque d'Arras, dans une lettre adressée au P. Recteur de la maison de Saint-Acheul ("2), Elle prouve la réputation de zèle et de vertu que le P. Sellier s'était acquise

(1) Nous n'avons pas sous les yeux le numéro du journal. Nous reproduisons ce passage d'après une traduction latine du texte, laquelle nous a été communiquée.

(2) C'était alors le P. Ambroisa RuMllon, qui a succédé en 1851 au R. P. Louis de Rozavea dans la charge d'assistant de France à Rome.

clans le pays : car c'est surtout de lui quMl est question dans la lettre de Son Éminence.

« La résidence de Saint-Aclieul, y est -il dit, a si bien mérilé de notre diocèse, elle a pour notre personne tant d'affection et de bienveillance, que nous n'hésitons pas à lui demander un nouveau secours. J'ai l'intention de faire donner une retraite de huit jours aux élèves du grand séminaire, et une de six jours à ceux du petit. Les élèves du grand [séminaire ont besoin de puiser de solides principes sur l'état ecclésiastique et sur les devoirs des pasteurs des âmes. On ne peut trop leur faire comprendre combien leur vie doit être sainte; et c'est pour cela que j'appelle à mon secours des hommes profondément instruits dans la science ecclésiastique ^ et surtout remplis de l'esprit de Dieu. » Monseigneur suggère ensuite quelques conseils à donner aux élèves du petit séminaire , et termine en exprimant le désir que ses recommandations soient mises sous les yeux de l'homme apostolique qui sera envoyé. Ces retraites n'eurent lieu que dans le courant de l'année 1842, et elles furent pour le prélat le sujet de grandes consolations. Il fit du reste tout ce qui dépendait de lui pour honorer le ministère de l'homme de Dieu. Monseigneur voulut à son arrivée le saluer lui-même à la tète de son chapitre, et inaugurer la retraite par une allocution toute à la louange du P. Sellier et de la Société dont il était membre. Commencées sous des auspices aussi favorables, ces retraites obtinrent le succès le plus complet. La ferveur des séminaristes

ne laissa rien à désirer ; et pour répondre aux pieux empressements de ses auditeurs, le missionnaire fut obligé d'employer toutes ses nuits à entendre leurs confessions. La joie de Son Éminence fut à son comble; elle l'exprima dans une lettre écrite à ce sujet au P. Recteur de Saint -Acheul. Elle le priait en même temps de faire choix pour les années suivantes d'apôtres d'un zèle aussi ardent, qui pussent, par leurs talents autant que par leurs vertus, cultiver le champ du Seigneur et faire fructifier de plus en plus la divine semence. Monseigneur daigna même assister en personne à tous les exercices de la retraite, sans vouloir d'autre privilège que celui d'une exactitude plus exemplaire.

Les déclamations du Progrès du Pas-de-Calais dont nous avons parlé plus haut ne nuisirent en rien au succès de la mission d'Audinghem, qui succéda à celle de Wimille à la fin de 4841. Les voies avaient été préparées par les soins d'un zélé pasteur; et les familles les plus respectables du lieu secondèrent merveilleusement les efforts du missionnaire. Elles se mirent à la tête du mouvement; leur exemple imprima un tel élan au reste de la population, que tous les habitants, sans en excepter un seul, s'acquittèrent du devoir pascal. Ceux-là mêmes qui depuis cinquante ans se tenaient éloignés des sacrements., rentrèrent en eux-mêmes et consolèrent les fidèles par leur retour à Dieu. Les instructions furent fréquentées avec assiduité; et on se rendait avec la même exactitude à celles du matin qu'à celles du soir. Si

on était retenu à la maison par des infirmités ou par des affaires indispensables, on se faisait redire les paroles du prédicateur. Le bien s'élendit jusqu'aux paroisses voisines , qui venaient par troupes, et s'en retournaient la nuit en chantant des cantiques. Mais ce qui est surtout digne de remarque, et ce que nous ne saurions rapporter sans émotion, c'est qu'un pauvre aveugle , ayant à parcourir un espace de huit kilomètres environ qui le séparait de l'église, y venait néanmoins chaque soir, conduit par un chien fidèle qui le reconduisait de nuit à son logis par des chemins boueux ou couverts de neige. De plus, ce pa-uvre aveugle s'étant approché plusieurs fois du tribunal de la pénitence et de la sainte table, c'était le même guide qui l'y menait et l'en ramenait à travers la foule avec une sûreté d'instinct qu'on aurait presque pris pour de l'intelligence.

La paroisse deîléty, où eut lien la mission au mois de février 1842, était peut-être la plus décriée du pays. Aussi les premiers jours l'église resta déserte, et les prédicateurs sans auditoire. Peu à peu cependant la grâce fit son oeuvre; les cœurs s'amollirent, et l'on vit enfin aux instructions un tel concours de fidèles, que l'église contenait à peine la foule. Le jour de la communion générale vint mettre le comble à la joie et à l'édification. Mais surtout la promulgation de la loi de Dieu que l'on fait quelquefois dans les missions, lorsque les circonstances des lieux et des personnes le permettent, impressionna vivement la multitude. Les prêtres des villages voisins, revêtus des

plus riches ornements, se rendirent à l'église, où l'on avait exposé le saint Sacrement. L'un d'eux prenant en main Tostensoir se tourna vers le peuple, tandis qu'un enfant tenait devant lui un grand tableau dans lequel on avait inscrit sur deux colonnes les préceptes du Décalogue. Cependant le missionnaire exposait du haut de la chaire les commandements que le Seigneur avait donnés au peuple juif sur le mont Sinaï, et qui obligent également le peuple chrétien. Puis il exhorta vivement les assistants à promettre de les observer avec fidélité! Ses paroles furent accueillies avec une espèce d'enthousiasme, et tout à coup le temple retentit du cri : Nous le promettons ; nous le jurons! Au même instant, comme saisis d'une religieuse frayeur et pénétrés d'un sentiment de joie indéfinissable, tous tombèrent à genoux, et restèrent longtemps en prière dans cette attitude. On comprendra sans peine après cela les regrets que le départ du missionnaire laissa dans tous les cœurs. Traversant un des villages voisins, il fut l'objet d'une espèce d'ovation. Les habitants avaient pris part à tous les exercices de la mission. Voulant manifester au Père leur gratitude, ils allèrent à sa rencontre, et le saluèrent par une décharge de mousqueterie. On avait dressé un arc de triomphe qui portait cette inscription : Témoignage de reconnaissance et d'amour envers le meilleur des pères. Quand il descendit de voiture, illut accueilli par un corps de musiciens qui le conduisirent, au son des instruments, jusqu'au presbytère, où pendant le repas le bruit des armes à feu ne cessa de retentir.

Durant la mission d'Acquin en d842, le concours des pays voisins fut tel, que dans une paroisse de huit cenls habitants environ on compta deux mille pénitents, et que la durée de la mission, fixée d'abord à quinze jours, dut être prolongée bien au delà.

Parmi les œuvres du P. Sellier en 1842, nous devons encore signaler la retraite qu'il donna au refuge établi à Amiens dans la maison du Blamont, et dirigé parles religieuses- du Bon -Pasteur d'Angers. Les fruits qu'il recueillit partout ailleurs de ces saints exercices n'ont été nulle part plus sensibles que dans cette communauté. L'amour de la pénitence s'empara de ces pauvres âmes , et elles se livrèrent aux macérations avec une ardeur qui eut besoin de frein plutôt que d'aiguillon. La terre pour lit, le pain et l'eau pour nourriture, l'usage de disciplines sanglantes et de chaînes de fer : telles furent les austérités au moyen desquelles elles s'efforçaient d'apaiser le Seigneur et d'expier leurs fautes passées.

Dans la mission de Saint-folquin, en 1845, la récitation du rosaire fut un des moyens dont la grâce se servit pour toucher les cœurs ; mais rien n'impressionna plus vivement la population que deux morts subites accompagnées de circonstances bien frappantes.

Dans un sermon sur la mort, au moment où le missionnaire parlait de ces morts soudaines et imprévues, qui en un clin d'œil précipitent une âme dans l'éternité, tout à coup s'adressant à Dieu : Seigneur, s'écria-t-il d'un air inspiré, donnerez-vous ici

quelque leçon de ce genre? — Oui, oui, répondit-il au nom du Seigneur. Et la nuit suivante mourut subitement une malheureuse cabaretière établie au centre du bourg, dans le voisinage de l'église, et qui même pendant les exercices du soir cherchait à réunir autour d'elle les personnes de la paroisse les plus mal famées, les plus opposées à la religion, afin de déclamer en leur présence contre la mission et les missionnaires.

Le lendemain eut lieu une seconde instruction sur le même sujet. Même apostrophe au Seigneur à propos du fait de la veille : Sera - ce la dernière , Seigneur?— Non, non. Dès le lendemain matin, le compagnon du Père fut appelé auprès d'une autre femme qui touchait à son dernier moment. On lui dit qu'elle avait commencé sa confession : il n'eut que le temps de l'absoudre. On conçoit la salutaire terreur qu'inspirèrent des traits si visibles de la juslice divine, et combien puissamment ils secondèrent l'action des missionnaires.

Tout ce que nous savons de la mission de Mametz en 1845, sur laquelle on ne nous a transmis aucun détail, non plus que sur plusieurs autres, c'est que le succès en fut tel, que le P. Sellier n'hésitait pas à dire qu't7 n'avait jamais rien vu de semblable dans le nord de la France.

' A Achicourt, où la mission fut donnée presqu*en même temps qu'à Mametz, le P. Sellier et son compagnon se trouvèrent en face de véritables ennemis. Il leur arriva Jplus d'une fois d'être assaillis dans la

rue par des malveillants qui leur lançaient des boules de neige et même des pierres, et les obligeaient de se réfugier dans Téglise aux cris répétés : A bas les missionnaires ! à bas les Jésuites! Mais à force de douceur et de patience, ils finirent par triompher des obstacles. Ce peuple d'abord si insolent s'adoucit peu à peu et changea tellement de sentiments, que sur la fin de la mission on fit de vives instances pour que le temps en fût prolongé.

La paroisse de Licques, que le P. Sellier fut appelé à évangéliser aussi en 484d, laissait beaucoup à désirer sous le rapport religieux. On y voyait régner tous les vices des grandes villes, sans y trouver le contre-poids de ces institutions chrétiennes destinées à les combattre. Aussi les commencements furent-ils très-pénibles et très-laborieux, et ne répondirent pas aux efforts de l'homme de Dieu. Après plus de quinze jours de travaux, les cœurs demeuraient froids et insensibles : // ne nous reste plus d'espoir que dans la sainte Vierge, disait le P. Sellier à son compagnon. Redoublons de prières à l'occasioîi de la fête de sa Présentation. Marie ne trompa point la confiance de son serviteur. La solennité de la consécration de la paroisse à la sainte Vierge eut lieu le jour de la fête, et attira une foule nombreuse. Le matin les personnes pieuses de la paroisse et des environs avaient, à la recommandation du Père, fait la sainte communion. Or, précisément à partir de ce moment, les exercices furent plus suivis et les confessions commencèrent. Le Père jugea cependant que pour achever de briser

la glace , il fallait attaquer avec vigueur le malheureux vice qui accompagne trop ordinairement la négligence des devoirs religieux, et qui oppose un des plus grands obstacles au règne de Dieu dans les âmes. Il le fit par un de ces coups d'éclat qui dans les missions produisent quelquefois de merveilleux effets, et viennent si utilement en aide à la parole de Dieu et à la grâce qui l'accompagne. Il avait annoncé pour les vêpres du dimanche qui suivit la Présentation, un sujet important. L'invitation fut entendue; et la grande et belle église de Licques , reste de l'ancienne abbaye, se trouva remplie, quand le Père parut en chaire. Il prit dans l'Evangile du jour ce texte : Cum ergo vider itis abominationem desolationis quœ dicta est a Daniele propheta, stantem in loco sancto , qui legit intelligat (Matth., xxiv, 15) (1); et interrogeant l'histoire, il chercha quand l'abomination de la désolation se vit dans le lieu saint. Après avoir, dans un tableau saisissant, fait passer sous les yeux de son auditoire les scandales d'Héliodore , des acheteurs et des vendeurs de l'Évangile, de la ruine de Jérusalem, et enfin de la révolution française, tout à coup il s'arrêta; et tandis que l'auditoire était frémissant sous la puissance d'une parole pleine d'images et de mouvements, il se tourna vers le trône élevé à Marie au fond du chœur, et avec un accent dont il est difficile de rendre l'effet, il demanda pardon à la Vierge

(1) Quand vous verrez dans 'le lieu saint Tabomination de la désolation prédite par le prophète Daniel , que celui qui lit comprenne.

très-pure de traiter en sa présence un pareil sujet; puis, s'adressant au vénérable curé de la paroisse, il le supplia de dérober à la Reine des Vierges le spectacle du vice ignoble auquel il était obligé de déclarer la guerre. Le curé, obéissant à l'inlerpellation, se leva; et pendant que le silence de l'élonnement et de l'émotion régnait dans l'église, tout à coup l'image de Marie disparut sous un grand voile noir. Le P. Sellier reprit alors la parole, et durant une heure, sa voix retentit comme un tonnerre contre les ignominies et les ravages de l'impureté. L'impression fut profonde, et elle ne tarda pas à produire des fruits de conversion. Cependant la sainte éloquence du missionnaire n'était pas épuisée. Huit jours après, il frappa avec la même vigueur de nouveaux coups en développant la seconde partie du même sujet. Ce fut alors qu'un des prêtres les plus distingués de l'Artois, qui assistait ce jour-là à l'exercice de la mission, s'écria en sortant de l'église : Quoi! l'on ose dire que cet homme nest fait que pour les campagnes! J'ai entendu tous les grands orateurs de l'époque, et je ne sais si j'ai ren* contré une éloquence pareille. Tant de prières et tant d'efforts furent bénis de Dieu. Le fruit principal produit par la parole sainte, écrivit le missionnaire, a été de rendre au vice Vinfamie qui lui convient, et qu'il semblait avoir perdu, et de ressusciter la lumière de la foi et la crainte de Dieu dans les âmes. Les personnes les plus qualifiées de la paroisse s'approchèrent des sacrements. On vit entre autres s'asseoir deux fois à la table sainte l'ancien seigneur du vil-

lage, le marquis N***, lequel y était venu par hasard pour quelques affaires. Son exemple fut d'un grand poids, et ne contribua pas peu à abattre le respect humain. Toutefois la jeunesse des deux sexes s'obstina dans le mal, les jeunes gens surtout: on en comprend aisément la raison. Mais les paroisses circonvoisines offrirent un ample dédommagement qui consola les missionnaires. Elles se mirent en devoir de participer au bienfait de la mission. Chaque jour cinq, six et jusqu'à huit curés, malgré la nuit et les difficultés des chemins, accouraient à l'instruction du soir avec leurs ouailles , afin de recueillir les grâces attachées à ces saints exercices.

La mission donnée à Nédonchel vers la fin de Tannée 4846 fut aussi pour le P. Sellier une source abondante de consolations. « Il y a près de dix ans que celte mission eut lieu, écrit en d856 M. Perche, curé de cette paroisse, située dans l'arrondissement de Saint-Pol^ et tous les habitants gardent encore un précieux souvenir de cette grande faveur spirituelle. Le nom du R. P. Sellier est dans toutes les bouches, et ceux qui ont eu le bonheur de l'entendre n'ont point oublié les excellentes instructions qu'il donna pendant les six semaines qu'il passa à Nédonchel. Chaque jour on y affluait des paroisses voisines. Cette mission produisit des fruits précieux de salut. Des pécheurs éloignés des sacrements depuis trente, quarante ans, s'approchèrent du saint tribunal. Le R. P. Sellier détruisit le concubinage, réforma les habitudes vicieuses de la jeunesse, transforma, pour

ainsi dire, toute cette paroisse auparavant peu religieuse. Mais ce qui toucha le plus, ce fut l'odeur des vertus du saint missionnaire. Seules elles opérèrent un effet merveilleux. Quoique plus que septuagénaire, le P. Sellier avait choisi pour sa chambre au presbytère un cabinet très -humide, dans lequel il restait constamment enfermé quand il n'était pas à l'église. On était frappé, en l'entendant, des vérités foudroyantes sorties de la bouche de ce bon religieux : on l'était encore davantage de l'ardeur avec laquelle il priait sans cesse et à genoux. Bien que la saison fût avancée, on le trouvait de très-bonne heure à l'église; et le chantre arrivant avant le moment des premiers exercices, qui avaient lieu à quatre heures, fut plus d'une fois surpris de le voir couché sur le pavé, ou prosterné la face 'contre terre dans la sacristie. On a remarqué aussi qu'il prenait fréquemment la discipline. »

Nous terminons ici le récit des travaux apostoliques du P. Sellier, non pas que la mission de Nédonchel ait été la dernière : il en donna encore un grand nombre d'autres, comme on peut le voir par le tableau indiqué page 24^2; mais on ne nous a transmis sur ces œuvres aucun fait digne d'une mention spéciale et que nous puissions consigner ici.

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