II. — Lettres sur la Constitution Unigcnitus
L'original de ces lettres est à la Bibliothèque de la ville de Lyon : Manuscrits, n. 367. Elles sont au nombre de quatre, toutes écrites du Séminaire d'Orléans, les 12, 15, 16 et 19 octobre 1709, et forment un ensemble de 110 pages. Elles furent adressées probablement à quelque prêtre du diocèse d'Orléans attaché au parti Janséniste. La première précise l'objet et le but que se propose l'auteur.
« Tout mon dessein se réduit à deux choses, savoir : i° à » prouver que c'est l'Eglise qui vous oblige à signer le For- » mulaire, c'est-à-dire à la décision du droit et du fait des » cinq propositions qu'elle a elle-même portée ; 2° à vous » faire voir que, posée cette première vérité, vous n'avez » nulle raison de refuser d'obéir. J'espère que je vous prou- » verai l'un et l'autre de ces deux points avec tant d'évidence, » et que je satisferai si pleinement à tous vos doutes ou » difficultés, que vous conviendrez aisément combien est » équitable, et en même temps remplie de charité, la con- » duitc de Monseigneur, notre très-digne Prélat, envers vous » et envers tous ceux qui lui font la même peine. Je me » borne dans cette première lettre à vous faire voir la pre- » mière de ces deux vérités. »
Dans la seconde lettre, M. Le Clerc montre que « toutes les répliques » des Jansénistes pour ne pas signer le Formulaire sont de pures échappatoires, comme, par exemple : i° qu'il n'y a point eu de Concile tenu pour la cause des cinq Propositions; 2° qu'il s'est trouvé et qu'il se trouve encore plusieurs Théologiens qui résistent, et il répond à l'une et à l'autre de ces objections avec force et vigueur.
Il continue, dans la troisième lettre, à prouver que quelques exceptions n'ont jamais empêché l'unanimité de l'Eglise, et, après avoir avancé dix vérités ou principes qu'il faut suivre en toute controverse, il en fait l'application au sujet des cinq Propositions.