RAPPORTS DE M. LE CLERC AVEC D. LIRON
Tout livre nouveau portant le titre de Bibliothèque était aussitôt acheté, lu, annoté, corrigé et complété par M. Le Clerc. Après, ou plutôt avec celles du P. Lelong et du P. Echard, la Bibliothèque Char trame de D. Liron (i). En effet, dans sa première lettre au P. Lelong, le 14 août 1720, M. Le Clerc s'exprimait ainsi : « J'ai un autre petit ouvrage d'amusement tout prêt à être imprimé. C'est un supplément à la Bibliothèque Chartraine du P. Liron. J'y renferme plus de cent auteurs inconnus à ce père, lesquels, pourtant, devaient avoir place dans son ouvrage. J'ai travaillé à cela dès que la Bibliothèque Chartraine parut, mais je n'avais pas dessein de le donner au public. C'est M. de La Perière, auquel je l'ai fait voir, qui me presse de le faire imprimer. A mon supplément je join-
(1) Dom Jean Liron, né à Chartres le 11 novembre 1665 , se consacra à Dieu dans la Congrégation de Saint-Maur, et fit profession à l'âge de 20 ans. Il fut appelé à Paris par ses supérieurs et demeura plusieurs années dans l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. En 1708, il fut envoyé dans celle de Marmoutiers , dont il mit en ordre les archives , et ensuite à Saint-Vincentdu-Mans, dont il fut Bibliothécaire. Il mourut dans l'abbaye de La Couture, de la même ville, le 9 février 1749, selon D. Tassin, et, selon d'autres, le I" juillet 1748. D. Liron avait « sans doute ses défauts en qualité d'auteur, mais il était habile et laborieux, d'une critique exacte et judicieuse » (Mémoires de Trévoux, mars 1717, p. 537; mars 1 7 1 9, p. 389). On peut voirie détail de ses ouvrages dans YHistoire tittèraire de la Congrégation de Saint- Maur, par D. Tassin (p. 670-676). Celui dont il est ici parlé a pour titre : Bibliothèque Chartraine, ou Traité des Auteurs et des Hommes illustres de l'ancien diocèse de Chartres qui ont laissé quelques monuments à la postérité, ou qui ont excellé dans les beaux-arts, avec le catalogue de leurs ouvrages, etc.; Paris, 1718, in-40.
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drai une espèce de critique de la plupart des articles de la Bibliothèque Char trahie » (1).
Bien qu'il eût l'approbation et les encouragements du P. Lelong (2), ce projet fut, quelques mois après, abandonné par son auteur. Sur ces entrefaites, en effet, dans le Mémoire ou Réponse aux questions de M. Le Clerc, dont il est parlé au chapitre VII, l'abbé Brillon invita M. Le Clerc à « communiquer ses lumières » à D. Liron, assurant que celui-ci se ferait « un vrai plaisir d'en profiter et de rendre » au généreux critique « toute la justice qui lui serait due ». « Le P. Lelong, ajoutait le chanoine de Chartres, a été ravi de profiter des Remarques judicieuses de M. Le Clerc, qui les lui a envoyées de la manière du monde la plus gracieuse et la plus obligeante ».
M. Le Clerc fut aussi gracieux pour le Bénédictin qu'il l'avait été pour le Prêtre de l'Oratoire. Écoutons encore l'abbé Brillon, s'adressant, cette fois, directement à M. Le Clerc :
« J'ai déjà eu l'honneur de vous marquer que le P. Liron, ayant senti les fautes de son ouvrage , avait travaillé à y faire des corrections et des additions considérables... Je lui ai envoyé ce matin, par l'ordinaire du Mans, votre lettre en entier, parce que vous me l'avez permis ; je le félicite, Monsieur, sur les offres généreuses que vous lui faites ; il doit être charmé de la politesse et de la bonté avec laquelle vous le prévenez. Votre lettre est une critique d'ami et très-sensée de son ouvrage. Les raisons que vous détaillez
(1) Avant de développer ses Remarques, M. Le Clerc les avait indiquées en marge de son exemplaire de la Bibliothèque Chartrainc, lequel est aujourd'hui conservé à la Bibliothèque de la Faculté de Médecine de Montpellier (F. f., in-40, n. 99). Il a appartenu au président Bouhier, qui le mentionne dans le Catalogue manuscrit de sa bibliothèque, et qui, en tète de ce précieux volume , a écrit les lignes suivantes : « Les petites notes critiques ciaprès qui se trouvent en marge du présent volume sont du sieur Laurent Josse Le Clerc, directeur du Séminaire de Saint-Irénée, à Lyon, auteur de plusieurs ouvrages. Dom Le Cerf n'a pas épargné son confrère dans la Bibliothèque des Écrivains de la Congrégation de Saint-Maur ». — Les Remarques de M. Le Clerc sont au nombre de plus de 400, dont quelquesunes assez longues. Elles peuvent donner une idée de ce qui fait le fond de ses lettres à D. Liron.
(2) Lettre à M. Le Clerc du 18 août 1720.
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contre son projet de supplément sont solides, et je les laisse à ses réflexions. Je n'ai point voulu lui envoyer votre lettre par extrait, crainte d'en diminuer la force et pour ne lui rien cacher des obligations qu'il doit vous avoir. Elle le désabusera de l'idée qu'il avait que la lettre de Melchior Duplex venait de vous (1). Je ne puis, Monsieur, que vous remercier par avance pour lui , et applaudir au parti que vous avez pris , en honnête homme , de seconder ses vues en voulant bien lui communiquer vos lumières » (14 novembre 1720).
D. Liron remercie M. Le Clerc par la lettre suivante, datée du 21 novembre 1720, et, comme celles qui lui succédèrent, écrite de l'abbaye de Saint-Vincent-du-Mans.
« Il n'y a que quatre ou cinq jours que M. l'abbé Brillon , chanoine de Chartres, m'a fait part d'une lettre que vous lui avez écrite à mon occasion. Je vous suis d'autant plus redevable que, n'ayant point l'honneur d'être connu de vous que de nom , je n'avais pas lieu d'espérer cette faveur. C'est pourquoi je vous rends de très-humbles actions de grâces des offres que vous me faites pour perfectionner la Bibliothèque Cbartrainc. Ce livre ayant paru contre mon intention , et , ce qui est encore plus fâcheux , avec mon nom, — car je n'aime point l'éclat, — je n'en fus pas content. Je vis bien qu'il y manquait beaucoup de choses. D'ailleurs, on avait oublié ou perdu quelques articles, comme ceux de Jean Rotrou, de M. Duhan, etc. Mais le mal étant fait et n'étant pas sans remède, je pris résolution de travailler tout de bon à revoir, corriger et augmenter ce livre , et de n'épargner pour
cela ni le temps, ni ma peine Avec le temps, j'ai fait un second volume
presque aussi étendu que le premier Si vous voulez m'aider de votre
travail, comme vous me l'offrez d'une manière si généreuse et si obligeante, je vous rendrai la justiee qui vous sera due , et ma gratitude , quoique publique et éclatante, sera moins grande au dehors qu'au dedans. »
Ce témoignage public de reconnaissance, souvent promis par D. Liron dans ses lettres privées, était, en effet, exprimé
(1) Lettre d'un conseiller de Blois à un chanoine de Chartres sur lu Bibliothèque Chartraiue ou Le Traite des Auteurs de l'ancien diocèse de Chartres du R. P. Liron, Bénédictin ; 1 719, in-16, pp. 20. — « Elle n'est pas de moi, dit M. Le Clerc au P. Desmolets, quoique j'y aie eu quelque part. Elle est signée
Melchior Duplex, qui est le nom anagrammatique de Michel Perdoulx
lequel est de vos amis. Ce que je fais sur la même Bibliothèque n'est qu'un Commentaire assez étendu de cette lettre, que je ferai imprimer à la tète des miennes, parce qu'il n'en a fait tirer que cent exemplaires. »
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dans la Préface de son livre. Là, après avoir parlé de tout ce qu'il a fait pour rendre son Supplément aussi exact et aussi complet que possible, D. Liron continue en ces termes :
« J'avoue néanmoins que mon ouvrage, après tant de recherches et de travail, aurait encore été imparfait si deux hommes savants n'étaient venus à mon secours. Le premier est M. Brillon, chanoine de Chartres... Le second est M. Le Clerc, Parisien, licencié en Théologie de la Faculté de Paris, directeur du Séminaire de Saint-Irénée, de Lyon, où il enseigne la Théologie, fils de M. Sébastien Le Clerc, fort connu par ses ouvrages de gravure et de mathématique. Les emplois de M. Le Clerc ne l'ont pas empêché d'acquérir une grande érudition. Ayant lu la Bibliothèque Chartraine et remarqué plusieurs omissions, il s'appliqua à faire des notes et à recueillir ce qui pouvait servir à l'augmenter et à la perfectionner. Vers la fin de l'an 1720, il apprit que je travaillais très-sérieusement de mon côté, et il voulut bien me communiquer tout ce qu'il avait ramassé , ce qu'il fit au commencement de l'année suivante, avec une honnêteté, un désintéressement et une générosité qui a très-peu d'exemples et qu'on ne saurait trop louer. Comme nous avons souvent consulté les mêmes sources, nous nous sommes aussi souvent rencontrés. Mais il a trouvé des choses que je n'ai pu recouvrer; ainsi , je lui suis redevable de plusieurs ouvrages , de quelques faits et d'un bon nombre d'auteurs. C'est ce grand accroissement de ce savant et généreux ami, très-capable de faire honneur à sa patrie, qui me fait juger qu'il manque aujourd'hui peu de chose à cette Bibliothèque (1). »
Ainsi que plusieurs autres fruits de la féconde plume de D. Liron, l'ouvrage auquel cette Préface devait servir d'introduction est resté inédit. « Je n'espère pas, écrivait plus tard à M. Le Clerc le Bénédictin du Mans, avoir la liberté de laire imprimer mon ouvrage tant que mes envieux seront les maîtres. Mais si je puis le faire imprimer par le moyen d'un ami, j'y consentirai volontiers. Vous, Monsieur, qui êtes à Lyon, où l'on imprime beaucoup de livres, et avec facilité, ne pourriez-vous point y faire imprimer mon Histoire des
(1) Supplément de la Bibliothèque Chartraine, divisée en deux parties : la première contient , outre les corrections des fautes , un grand nombre d'additions aux articles imprimés ; la seconde comprend plus de deux cents auteurs nouveaux et quelques articles qui ont été refaits et augmentés. Manuscrit original de D. Liron ( Bibliothèque nationale. Manuscrits , Fr. 17005).
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Évêques de Chartres? On pourrait, en ce cas, y joindre le Supplément de la Bibliothèque Chartraine? » (17 février 1723.) M. Le Clerc fit sans doute à cette ouverture un accueil réservé, car, quelques années après, il écrivait au Président Bouhier a propos d'une nouvelle et semblable demande : « Il y a longtemps que je n'ai écrit au P. Liron. D'ailleurs, je crains fort tout tracas, et je ne veux guère me faire entremetteur pour l'impression, arrivant assez souvent qu'on mécontente ou l'auteur ou l'imprimeur, ou quelquefois tous les deux » (12 juin 1729.)
Mais où était l'obstacle qui empêchait D. Liron de publier ses ouvrages? Nous touchons ici à un point délicat, et plus que jamais nous devons laisser la parole aux autres. Citons d'abord M. Le Clerc, qui avait sans doute appris la chose de la bouche même de D. Liron, lors d'un voyage que celui-ci fit à Orléans en 1722 ou 1723 (1). Il écrit de Lyon, le 23 décembre 1727, au président Bouhier :
« Pour dire encore un mot de D. Le Cerf, il y a des gens qui le croient fort exempt de ce qu'on appelle préjugé d'ordre, parce qu'il a fort maltraité D. Martianay et D. Liron , et parlé assez peu favorablement de D. Thuillier, etc. Mais ces gens n'y font pas assez d'attention. D. Martianay était brouillé avec les principaux et les savants de l'Ordre, et avait écrit pour la Constitution (Unigenitus) un ouvrage que la mort ne lui a pas permis d'achever. Voilà la source. Pour D. Liron, le P. de Montfaucon n'a pu lui pardonner quelque chose qu'il avait dit contre lui dans ses Aménités de ta Critique, et il a ameuté contre lui tous les autres (2). C'est de D. Montfaucon que dépend la fortune des savants de l'Ordre, laquelle consiste à avoir une place à Paris, et c'est pourquoi on lui fait sa cour ». — « Je sais, dit encore M. Le Clerc, que D. de Sainte-Marthe dit, en passant à
(1) .« Si je puis en obtenir la permission, j'irai à Orléans pour vous saluer après Pâques. C'est là que je pourrai vous dire quelques faits de bouche. Sinon, je prendrai une autre voie pour vous les faire savoir » (28 décembre 1721). — Si le voyage n'eut pas lieu en 1722, D. Liron le lit certainement en 1723, car, le 1" janvier de l'année suivante, il écrit encore à M. Le Clerc : « J'ai achevé depuis dix jours mon ouvrage, qui m'a occupé depuis mon retour d' Orléans ».
(2) Les Aménités de la Critique ou Dissertations et Remarques nouvelles sur divers points de l'antiquité ecclésiastique et profane ; Paris, 1 7 1 7 et 1 7 1 8, 2 in- 1 1 .
Univers/la^
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Orléans, qu'on empêcherait bien D. Liron de rien imprimer. Et en effet, depuis ce temps-là, ce dernier n'a jamais pu en obtenir la permission de ses supérieurs » (Lettre au Président Bouhier, 2 avril 1729) (1).
Cependant, D. Liron avait cherché, mais apparemment sans succès, à apaiser l'esprit de D. Montfaucon. La correspondance de ce dernier, qui fait aujourd'hui partie des manuscrits de la Bibliothèque nationale (Fr. 17,709), contient une lettre inédite et autographe que lui adressa D. Liron, et qu'on nous saura gré de reproduire ici :
« Mon Révérend Père, je voudrais de tout mon cœur que vous eussiez voulu m'entendre le 17 du passé au matin; je crois que je vous aurais satisfait au moins en partie. Mais si je ne l'ai pu faire de vive voix, je suis encore moins disposé à l'entreprendre par écrit. Je juge devoir prendre un autre parti, c'est de vous marquer simplement que je suis très-fâché de ce qui est arrivé et de vous avoir fait de la peine, quoique je n'en aie jamais eu intention. Je vous prie de me rendre justice sur ce point. J'agis avec simplicité, et si vous étiez en ma place , et que vous eussiez besoin , comme moi , de vous occuper l'esprit, peut-être que vous m'avoueriez que, dans ce cas, ces sortes de fautes sont fort naturelles. Mais, quoi qu'il en soit, j'ai déjà promis en général au Révérend Père, et je vous promets encore en particulier, que vous n'aurez jamais désormais aucun sujet de vous plaindre de moi. Je vous ai toujours estimé et honoré, j'ai dessein de vous en donner dans la suite de bons témoignages dans toutes les occasions qui pourront se présenter. Lorsque je me rencontrerai avec vous, si je suis dans vos sentiments, je vous rendrai la justice qui vous est due, et je parlerai de vous comme le mérite une personne de votre distinction. Si je ne puis entrer dans vos opinions, je ne vous nommerai pas; ainsi, on ne verra aucune opposition. D'ailleurs, si je puis vous être utile en quelque chose, je vous prie de me regarder comme absolument disposé à vous senir et à vous marquer que je suis très-sincèrement à vous. Voilà , en deux mots , ce que vous devez
— c Cet ouvrage, disent les Mémoires de Trévoux '(Mars 1719, p. 389),
contient des recherches très-curieuses sur l'antiquité ecclésiastique et profane, avec une critique exacte et judicieuse sur les points qui y sont traités. C'est le fruit des lectures d'un homme qui a lu avec réflexion, et qui, par là , s'est mis en état de relever des méprises où sont tombés de très-savants hommes, ce qu'il fait, néanmoins, avec tous les égards et les ménagements qui sont dus à leur réputation et à leur mérite ».
(1) Toutefois, de 1734 à 1740, D. Liron publia ses Singularités historiques et littéraires... Paris, 4 vol. in-12.
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vous promettre de moi. Je suis, avec une estime singulière et un véritable respect, mon Révérend Père, votre très-humble et très-obéissant serviteur et confrère, F. -Jean Liron, m. B. — Le second de novembre 1718. »
Nous nous sommes bissé entraîner déjà bien loin dans ces détails tout personnels à D. Liron ; mais quelques anecdotes littéraires seront encore peut-être du goût des curieux. Ils trouveront dans ces confidences intimes des révélations piquantes sur quelques hommes et sur quelques écrits. En ce qui concerne spécialement D. Liron, elles sont un complément nécessaire de ce qu'en dit D. Tassin dans son Histoire littéraire de la Congrégation de Saint-Maur. Peut-être des yeux pénétrants apercevront-ils dans l'âme du moine Bénédictin un vague sentiment de jalousie qui le porte à rabaisser le mérite des autres et à relever le sien propre. Ce n'est pas à ce titre, nous n'avons pas besoin de le dire, que nous recommandons ces lettres à nos lecteurs.
« 1er janvier IJ24. — Il y a cinq mois que j'appris ici qu'un religieux de l'abbaye de saint Vincent travaille à une Bibliothèque universelle des écrivains Français (1). Je n'en fus pas surpris , et je ne m'en mis pas en peine. Ce religieux s'appelle D. Antoine Rivet (2). Il m'a caché cela avec grand soin, et je suis
(1) Cette Bibliothèque est devenue l'ouvrage si connu sous le titre à' Histoire littéraire de la France. Il est assez inutile de protester ici qu'en citant ces paroles notre intention n'est nullement de déprécier une oeuvre estimable sans doute, mais dans laquelle, cependant, il faut bien voir, avec Montalcmbert, une oeuvre de « Bénédictins dégénérés » (Les Moines d'Occident, tom. VII, p. 473, note)
(2) Dom Antoine Rivet de La Grange naquit, le 30 octobre 1683, à Confolens, dans un faubourg situé au-delà de la rivière, suivant D. Liron, et qui faisait alors partie du diocèse de Limoges (Lettre à M. Le Clerc du 27 avril iJ2j). Il reçut l'habit bénédictin dans l'abbaye de Marmoutiers, le 25 mai 1704, et fit profession le 27 mai de l'année suivante. En 1716, il fut transféré de l'abbaye de Saint-Florent de Saumur, où il avait fait ses cours de philosophie et de théologie, au monastère de Saint-Cyprien, de Poitiers. L'année suivante, il fut appelé a Paris et placé aux Blancs-Manteaux. N'ayant pu, à cause de son ardent Jansénisme, obtenir une place a Saint-Germaindes-Prés, il fut obligé de se retirer dans l'abbaye de Saint-Vincent du Mans. On sait qu'il se chargea de revoir et d'achever le bfïcrologi d: l'abbaye de Notre-Dame de Port-Roval des Champs (Rouen, sous le nom d'Amsterdam, 1723, in-40). Il mourut le 7 février 1749 (deux jours avant D. Liron), après