‹ Vie, écrits et correspondance littéraire de Laurent Josse LeClercChapitre 2 sur 83 · U PRÉFACE · texte numérisé non relu

U PRÉFACE

m le plus grand inUrit à les connaître. Les qualités de son coeur égalaient, surpassaient mime celles de son esprit. C'était une âme simple et droite, remplie de la piété la plus tendre et la plus affectueuse; un caractère aimable, doux, condescendant, affable envers tous; c'était enfin un homme aussi modeste que savant, toujours disposé à corriger ses erreurs, toujours prêt surtout à communiquer ce qu'il savait, comme ce qu'il possédait de biens temporels, à ceux qui avaient recours à sa généreuse charité.

Aussi se concilia-t'il les sympathies, non-seulement de ses confrères, mais de plusieurs savants ses contemporains, de ceux particulièrement qui cultivaient le mime genre de littérature et d'érudition. Bornons-nous à nommer ici le célèbre La Monnoye et le Président Bouhier, tous deux de l'Académie Française ; le baron Bimard de La Bastie, de l'Académie des Inscriptions et Belles- Lettres; l'abbé Papillon, Chanoine de la Chapelle aux Riches de Dijon; Dom Uron, de l'Ordre de Saint-Benoît; le P. Echardf de l'Ordre des Frères-Pricheurs ; les PP. Germon, Oudin, de Colonia, de la Compagnie de Jésus; Lelong et Desmolets, de la Congrégation de l'Oratoire; enfin l'illustre Massillon, Évique de Clermont. Les témoignages que nous rapporterons de leur estime pour la personne et les écrits de M. Le Clerc , sont nombreux et considérables. Après les avoir lus, on cessera, nous n'en doutons pas, d'être surpris que nous entreprenions de ressusciter la mémoire d'un confrère aujourd'hui peut-être oublié, mais qui ne fut pas sans quelque renom parmi les lettrés de son temps.

Le présent travail encourra sans doute le reproche de ft'étre qu'un tissu de citations, un ensemble de matériaux plus ou moins bien arrangés. Cette critique est fondée, et ce que l'auteur des Essais ne voulait pas entendre dire de son livre est rigoureusement vrai de celui-ci j savoir « que j'ay seulement faict icy un amas de fleurs estrangieres, n'y ayant foumy du mien que le Oet à les

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