‹ Vie, écrits et correspondance littéraire de Laurent Josse LeClercChapitre 28 sur 83 · RAPPORTS DE M. LE CLERC A\'EC LA MONNOYE · texte numérisé non relu

RAPPORTS DE M. LE CLERC A\'EC LA MONNOYE

Les trois dernières années que M. Le Clerc passa à Orléans sont dignes d'intérêt principalement par les relations qu'il entretint alors avec plusieurs savants de la capitale.

Le premier dans l'ordre des temps, comme de la célébrité,

(i) Métnoires de Trévoux, ]u\n 1749, pages 1291, 1292.

(2) Dissertation sur la Chronologie des rois Mérovingiens depuis la mort de Dagcbert I jusqu'au sacre de Pépin,,,, par M. Gouye de Longuemare; Paris,

1749» in-".

(3) Les Éléments de l'Histoire,*,, par M. TabW de Vallemont ; Paris, 1758,

totne V, pages 2x5-246,

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est le poète et cmiit La Motmoye, de rAcadcmie française (i). L'origine de ce ccamerce !îtîèr£re cous est révélée par une lettre de l'abbé Simon a XL Le Gerc, qui l'avait connu au Séminaire de Saint-Sdpîce. Voici cette pièce intéressante; elle n'est pas datée, mais e!!e est sûrement de la fin de 1719 ou da commencement de 1720 :

c Vos judicieuses Rfnsr^ua srsr difirmîs erticUs du premier » volume du Dicticnrjïire de My^ên de réJitûm de IJ18, m'étant 1 tombées entre les mains, ie les ai lues avec beaucoup de » satisfaction les vacances dernières, en Beauce, chez un gen- A tilhomme de mes amis. L'illustre M. de La Monnoye, mon 9 compatriote, et je puis dire mon ami, se trouvant cité et » relevé dans quelques endroits des dites Remarques, je l'en • ai averti vers b fin du mois d'octobre, i mon retour à » Paris, n voulut voir votre ouvrage et en savoir l'auteur ; je 9 me fis un honneur de le lui déclarer. Ce ne fiit point assez > de cette déclaration, il \~int me demander les Remarques. Je '> les lui offris de bon cœur; il me les renvoya avec la lettre » que vous trouvez id, qui ne doit point, ce me semble , vous » faire de déplaisir. Pai cru qu'il £dlait vous l'envoyer. Si vous îï avez quelque envie d'écrire au même M. de La Monnoye, » il demeure à b rue Honoré Cbnalier, faubourg Saini-Gern main, près les Jésuites du Noviciat. Vous savez sans doute » qu'il est un des quarante de l'Académie française. Il trajf vaille actuellement à un ouvrage considérable, c'est à b p revision des Jugements des Sazxints, par feu M. Baillet. Il y

(i) Bernard de La Monnoye, né à Dijon le 15 juin 1641, étfutia sous les Jésuites, puis alla faire son droit à Orléans. De retour dans sa patrie, il fut d*abord avocat au Parlement, ensuite correcteur en la Chambre des Comptes de Bourgogne. En 1707, il alla s'établir d Paris. Après avoir été dnq fois lauréat de T Académie, il en devint membre en 171 5. 11 avait fait sa principale étude des langues savantes, de la critique littéraire et de la poésie, et il a composé dans ces divers genres quantité d'ouvrages dont Tabbé Papillon donne la liste {Bibl. des aut. de Bourgogne, tome II, p. 61-79). c Modeste sans affectation, dit de lui ce dernier auteur, fidèle i ses amis, d*un commerce doux et désintéressé , on le \\x toujours égal jusqu'aux derniers momenu de sa vie » (/M., p. 65). Il mourut d Paris le 15 octobre 1728, a dgé de quatre-vingt-huit ans », selon l'acte de son déc^.

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