‹ Vie, écrits et correspondance littéraire de Laurent Josse LeClercChapitre 32 sur 83 · CORRESPONDANCE AVEC LE P. LELONG · texte numérisé non relu

CORRESPONDANCE AVEC LE P. LELONG

» sont en petit nombre, en comparaison de celui des articles, » et je ne crois pas que mes Remarques aillent à 400. Le tout » ne consiste presque qu'en noms défigurés ou en chiffres qui » ne sont peut-être que déplacés ou renversés, et qui font » néanmoins des dates dusses. M. Perdouk de La Perière, » qui a l'honneur d'être de vos amis et qui est aussi des miens, » pourra vous dire que mon caractère est de respecter tous les » savants, ceux surtout qui se donnent de la peine pour ins- » truire les gens de ma sorte, et que je suis l'homme du monde » qui appréhende le plus de ne pas leur rendre la justice qui » leur est due. Je pousse la délicatesse d'esprit en ce point » jusqu'à être dans la disposition de supprimer tout omTage » que j'aurais (ait et que l'on m'assurerait être capable de » chagriner un écrivain habile et laborieux, quel qu'il pût » être. Je ne dois pounant pas vous celer un fait. Profitant, » l'année. passée, du loisir que me donnaient les vacances, je » fis imprimer quatre-vingt-dix exemplaires des Remarques » que j'avais Éaites depuis cinq à sk mois sur le premier vo- » lume du Dictionnaire de Moréri, édition de 17 18... Dans ma j) préface, n. 45 et 46, je parle de votre Bibliothèque de ma- » nière à ne devoir pas vous déplaire... Je n'ai pas le temps » de vous marquer ici, mon Révérend père, les endroits, en » assez petit nombre, que j'ai corrigés en passant dans dîflFé- » rentes Remarques. J'aurai l'honneur de vous faire tenir un » exemplaire de mon livre... J'ai le second volume tout prêt... » J'y relè\'e quelques endroits de votre ouvrage... Ces fautes » ne sont pas de grande conséquence ; mais, enfin, étant habile » homme autant que vous l'êtes, je ne doute point que vous » ne soyez convaincu qu'on ne peut être trop exact. Vous > voyez, mon Révérend père, avec quelle naïveté je vous î) écris. Je me donnerais bien de garde de le faire si li- » brement, si je n'étais convaincu que vous n'êtes pas du » nombre des auteurs délicats qui ne peuvent aisément souf- » firir que des gens qui savent beaucoup moins qu'eux aper- » çoivent les moindres défauts dans leurs ouvrages. »

Le 18 août, au reçu de cette lettre, le P. Lelong remerciait en ces termes son nouveau et aimable correspondant :

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