‹ Vie et aventures de la princesse de MonacoChapitre 6 sur 13 · II · texte numérisé non relu

II

— PfiBt-âtre une traisièiiie, ou peut-être peisoiioe. BBSSf •st fort cak>Dmié.

— Ah ! madame, répUqiu^ mon frère, peut-on uppder cela une calomnie ? Bossy serait au désespoir s'il aarait eoDunent vous le défendez 1

— Monsieur, finissez vite votre conte; on va vcms appe« 1er pour l'entrée.

— Eh bien! le savu Bussy, puisque vous canonise^ toiia l0 monde, en tournant le plus noir de tous les corridors, aperçut la sainte Cbemerault, qui venait de son côté, éclairée par une petite lanterne, à moitié cachée sous le bas de sa mante ; ils se cassèrent presque le nez ensemble. Cbemerault est une fille d'esprit, et très-prompte; elle espéra n'avoir pas été reconiuie et souffla sa chandelle. Bussy ne lui en boucha que de plus belle le passage, et la salua jusqu'à terre, en l'appelant par son nom.

— Monsieur, répliqua-t-elle, tout intimidée, je venais :.. je cherchais...

— Je comprends, mademoiselle, lui répondit-il avec le plus profond respect, mais, par la mort de Dieu! je ne voudrais pas avoir perdu ce que vous cherchez.

— Fi! monsieur! s'écria Madame, est-ce qu'on répète eeschoses^là!

Elle ne s'en pâma pas moins de rire et de façon à appeler sur moi l'attention. On comprit qu'elle cherchait à piquer la roi ou à lui bien montrer qu'elle ne se souciait guère qu'il la regardât, content ou fâché. Il continuait une manière de passe-pied avec mademoiselle de Sévigné, depuis ma bonne amie madame de Grignan, qui représentait une nymphe ou une[naiade, je ne m'en souvioisplus, et qui étût

Page 1