XV. — Faction des Seize. — Second voyage à Paris
Je dormis peu, et à la pointe du jour je sortis du lit conjugal. Je m'hibillai dans le plus grand silence, et à chaque instant mes yeux caressaient le doux objet que le sommeil semblait embellir encore. Je brûlais de lui donner le baiser d'adieu : je l'aurais éveillée et je ne serais pas parti. Je m'arrachai de cette chambre, temple de l'amour heureux , où Colombe allait se trouver seule.
La porte de la rue était fermée, et j entrai dans le cabinet de Claire pour y prendre la clef. Elle n'était pas chez elle. André m'avait fait observer qu'une jolie figure récrée toujours la vue, ne coûte pas plus qu'une autre, et qu il n'avait pas de Colombe. H ne me fut pas difficile de deviner où ,e trouverais Claire; mais il est des choses nu il taut avoir l'.iir de ne pas voir lorsqu'elles ne nuisent a personne. La chanté d'ailleurs nous orJonue d'éviter le scandale et de lais>er porter a chacun le poids de ses péihés. Eussé-je pensé ainsi si le pé.:heur eût été tout autre qu'André? J'en douie un peu.
Comment faire?... Eh! soitir par une fenêtre du rez-de-cliaussée... Mus sera-t-il piésumabie que j'aie pris ce parti avajit que d avoir Voulu uie piocurer la clef de a porte? J appelai André de la salle à ni.ini'er, au risque d'éveiller Colombe. Le pis aller était de passer encore cette journée auprès d'elle, et je m'y serais facilement résigné. On dort peu pendant U nuit qui précède une séparation, et l'heure du repos avait sonné pour ma Colombe. Elle n'entendit rien,