‹ Vie et aventures de Pigault-LebrunChapitre 128 sur 379 · I.A MOUClll · texte numérisé non relu

I.A MOUClll

une bienvrillunce qui annonçait clairemetU qu'on avait lii-Join de moi. l'Iuaieur» •Ié|iulr9 se ^>ré^^•llli■|•rIlt , rt lurent acriu'illi» aussi ldvural>leuieul. Je lui |>er»ua(li' qu'un te (inparait u Irapiicr un i;rand coup.

Péricard prit not •drt-aict, et il me cliarpca d'aller, de maison en maison, prendre crlie des ;iulre« dt'piiléii, <•! «le les lui faire passer. Celait ce i|ue je pouvais désirer de plu» av^nt>f;eut. I,'a(;enl de l'éricaid ue pouvait pas être suspect aux créatures du duc de (iui>e, et on ne prend pi» l'adresse d'un liomiue sans lui parler et sans i|u'il réponde. Or, je sav.iis entendre ii ilemi-niol.

l'éricard nous prévint que nous recevrions tous le* soir* une note qui nous indiquerait l'olijet ipii serait mis eu délil>éralion le lendemain, et la conduite <|ue nous devrions tenir. Il nous conjjédia , en lu'invilanl « le voir souvent. Comme cet homme la me servait .'

J'euiploNai deuv jours il remplir la mission dont j'ét<is ctiar|;é. Avant la An de la seconde journée, je savais que l'dSsrmUlée serait trc'i-incomplL'ie ; qu'on n'y avait pas admis un seul liu(;ueiiot, ce qui <iooonç.<it le louable projet d'écarter ii jamais les Huurltons du trône; que les députés élus l'avaient été roiuine moi, a iiuel(|ues circonsUuces prés ; eolin ijue le roi n'avait parmi eux personne sur qui il pût compter.

la veille du jour (\\é pour l'ouverture des états fiénëraiu , le roi ordonna une procession générale, oit il donna des mari|ues de la plus sincère dévotion. (^)uelques-un« de mes collègues nie tirent remarquer qu'il invoquait le Saint-Esprit entouré des compai;nuns de ses débauches. Cet aspect m'indi|;na ; mais je pensai (|ue je n'étais pas son juge, et qu'il était asseï jeune encore pour pouvoir se corriger. Je priai mentalement mon patron d'opérer ce prodige.

.V ciité du roi marchait le duc de tiuise, la tète haute, l'oeil fier et menaçant. Il couvrait encore du nom de Dieu ses sinistres projets. Je soupçonnai que l'eiécuiion n'en serait pas longtemps dilYérée.

Le roi prononça, selon l'usage, un discours d'ouverture dont je fus assez content. Je sentais que je l'aurais fait mieux ; mais la rédaction de ces sortes de pièces appartient de droit au chancelier.

Le duc se lit remettre le manuscrit , et il y lit les changements qu'il crut nécessaires à ses vues avant que de l'envoyer à l'impression. 11 n'était plus permis à Henri de dire à ses sujets ce que lui dictait son cieur, et ce (|ui pouvait contribuer au bien public.

Les éials commencèrent par rendre des décrets «jui permettaient de pénétrer dans l'avenir. Us forcèrent le roi à proscrire les Bourbons huguenots et tous les Français de cett« »ecte, sans exception ; à défendre toute association, la sainte ligue exceptée, sous peine de mort. La première partie de ce décret me parut conforme aux principes sacrés de l'Eglise catholique. Mai* comment le roi pouvait-il se défendre si ses ennemis seul* pouvaient te rassembler ? Je vis le piéije, et je ne pensai plus qu'aux moyens de le lui faire éviier.

11 sentit que son sort était dans le* mains du duc de duise, et la terreur s'empara de toutes tes facullé*. Il jura, sur l'eucharistie, une amitié inaltérable » la maison de Lorraine. Il ajouta qu'il voulait remeitre les rênes de l'Etal à *■ mère et au duc de Guise , et qu'il finirait sa carrière dans la retraite et le* exercices de la religion.

Il était impossible que le roi aimât les Guise. Son serment n'était donc qu'un sacrilège, et celte pensée me révoltait. Je m'attachai à une idée qui me parut assez simple : une restriction mentale pouvait tout concilier. Je crus que ces parole* *ignifiaient qu'il ferait tout ce qui serait en lui pour aimer sincèrement les Guise.

Le Béarnais nous adressa une protestation contre l'illégalité de notre composition, et le décret qui le déclarait déchu de ses droits : les droits d'un huguenot! L'ordre du clergé délibéra seul sur cette protestation. (^)uclques-unt de nos collègues trouvèrent celte mesure arbitraire. Je l'approuvai sincèrement. N'est ce pas à l'I.glise seule qu'il appartient de statuer sur le* affaires politiques ijui se rattachent à la religion? Le clergé déclara le Béarnais OfjinKilre i-l re/(i/j.«.

Le moment de la grande crise approchait. Uéja on comparait, dans l'assemblée. Henri 111 au\ dernier* princes mérovingiens et le duc de Guise à Pépin. Le duc de Savoie s'emimra du marquisat de Saluccs. Il nous adressa des dépèches par lesquelles il protestait n'avoir pris les armes que pour soutenir la sainte ligue , de concert avec le pape , l'empereur et le roi d'Espagne. On devait donc s'attendre à une irruption générale.

Le* esprits fermentèrent dans toute la France, et jusqu'au sein des états généraux. Nous nous divisâmes en deux partis : l'un voulait que le roi fit iumédiatemenl la guerre au duc de Savoie; l'autre, qu'on dissimulât rin;ure faite à la France par ce petit souverain jusqu'à ce que les huguenots fussent exterminés. J'étais du second parti. En etïet , comment le roi pouvait-il faire la guerre, puisque nous avioui reçu l'ordre positif de lui refuser des subsides.'

11 me parut évident que le duc de (iuise voulait charger le roi du double fardeau de la guerre civile et d'une guerre élranjïère; que, privé de toute espèce de ressources, il succomberait infailliblement; qu'alors le duc prendrait la couroane, lèverait des troupes avec l'or de l'Espagne même , contiendrait les élrani;ers, et serait proclamé le libérateur de la France.

Le danger éuit imminent; je le voyais dans toute son étendue; mais pouvais-je conjurer l'orage , moi qiii n'avais que ma voii, et qui,

hors l'enceinte de l'auemblée , n'étais qu'un simple particulier? Cependant je ne désespérai de nen. Une ein onxtance imprévue pouvait naiire; je l'épiait, et je nie sentais les i|ualilé> propret il en profiter. J'allais souvent cliei l'èrioird. Il me roinptait au nombre des ennemit du roi, et se coiilr^ignail peu en mn prt•^ence. la fermentation croissait tant cesse, et quelque* liKbilaiitt de llloit crurent devoir s'éloigner d'une ville oii bienlol, peut être, per-oiine ne serait en tûrelé. Le roi n'était plus rien , et ils vinreiii demander dei patteports à l'érirard J étais chez, lui alors. " Allenilei quelipiet jour*, leur dit-il, Ini-tiM nous ihaiiyrram dr (juatilé. • Je vis dans cet mot* l'arrêl de la déposition du roi et peul-élre de sa mort.

Eperdu, hors de moi, je cherchai |iendint le reste de la journée le» moyens de le soustraire au coup falil. Je ne pouvais m'adretser directement à lui sans dévoiler mes vèrilaliles dispositions. Je me déterminai a lui écrire. Il fallait que je prévisse tout : mon billet pouvait tomber au nioiiieiil où j'essayerais de le lui remettre. Il riait donc nécessaire qu'il fût conçu d'une manière obscure . et écrit dam une langue élrani;ère. On parle généralement latin en Pologne, et le roi «levait y avoir apprit cette langue. Je traçai let moU suiv-nls sur un très- petit morceau de papier : Mots Cvradini , fila Caroti : murs Candi , vita CuTuAini ',

Comment remeitrai-je ce billet au roi? Ma mort peut être la suite de la moindre imprudence. Dans deux moi* je devais être père, et je tenais à la vie plus que jamais. Cependant, je moulai au château, résolu (le sauver le roi li une occasion favorable se prétentait.

Ce prince sortit de te» appartements pour aller entendre la messe. Il marchait entre metiieuri de \ illeroi et de Villequier, lecrélaires d'Etat. Je m'approchai en tremblant. M. de Villeroi me reconnut, me sourit et m'adre**a quelques inoU. Le roi a'arrêla et me reconnut aussi. Il *e souvint que je lui avais apporté de* dépêches du maréchal de liiron aux premiers éiaU de Blois. Il me présenta sa main a baiser, et j'y gliisai mon papier.

Je me relirai en regardant autour de moi, et je ne vis personne qui pût me compromettre. Je des'-endi» rapidement les marches du château, et je rencontrai M. de Maineville qui montait. Il me demanda brusquement ce que je faisais là. « Ce que vraisemblablement vous venez y faire vous-même. J'étai* bien aise de voir ce qui se passe ici. — M. Përicard vous a-t-il chargé de cette miasion ;' — -Non, monsieur; mai» mon lèle... — Apprenez, la Tour, que nous ne voulons pas qu'on nous devine , et que , dans les grande* occasions, nou* ne nous servons pas d'agents lubaltemes. Et qu'avez-vou* remarqué?

Le roi m'a paru être dans la plu* entière »écunté. — Retirez vous,

et ne paraissez plus ici tan* ordres poiitift... •

Je courus me renfermer chez moi, et j'y passai le reste de la journée à méditer sur les conséquence» qui pouvaient résulier pour moi de ce que j'avais fait le matin. J'étais dévoré d'inquiétudes, et ma position actuelle me rappela, avec un charme tout-pui»sant , les jour» heureux que j'avais passés auprès de Colombe. Je brûlais de retourner à la Tour, et je m'étais malheureusement jeté dans les affaires publiques. On ne s'en éloigne pas (|uand on le veut.

Le lendemain, 2-2 décembre I6S8, le duc de Guise trouva, sous son couvert, un billet qui l'avertit que le roi voulait attenter à sa vie. Il écrivit au bas du billet : // n'iiseraif. 'Pelle était sa sécurité, qu'il laissa ce billet ouvert sur sa table.

Le même jour, le roi se rendit au conseil et dit qu'il voulait qu'on expédiât le lendemain quelques aD'aires urgentes pour qu'il pût se livrer exclusivement aux pratique» de l'I-glise pendant les fêies de Noël. Ainsi le masque de la religion couvrit encore un dessein , qui était irrévocablement arrêté , et dont peut-être j'avais été la première cause.

Le 'iS, à huit heures du matin, Guise et le cardinal, sou frère, entrèrent dans la salle du conseil. A l'instant, un huissier de la chambre vint avertir le duc que le roi avait une affaire importante à lui communi<|uer. Guise se lève, salue les membres du conseil, traverse la salle sans crainte et entre dans le cabinet du roi. Sa chambre à coucher s'ouvre ; neuf satellites en sortent précipitamment, s'élancent sur le duc, saisissent son épée et le percent de coups. Il »e débat, il crie. Le cardinal accourt : il est trop tard, il trouve »on frère sans vie.

Le maréchal d'Aumont arrête le cardinal de Lorraine, et l'enferme dans un grenier du château. On s'assure de la duchesse de (iuise, do prince de Joinville, son fils, et de plusieurs seigneurs ouvertement attachés à la maison de Guise. Mayenne s'enfuit. Il ne pouvait être dangereux que par l'afTection de la ligue, et il était fort douteux qu'elle reportât sur lui l'amour que lui avait inspiré son frère.

A la première nouvelle de la mort du duc, tous les députés se rendirent à la salle de leurs assemblées. Kichelieu, prévôt de l'Iiotel, y entra, et fit arrêter, une liste à la main, un certain nombre de députés. Ma figure rayonnait de joie, et cependant je fus confondu avec les coupables du crime de lèse-majesté. Je fus tminé en prison. Je voulus m'expliquer avec Richelieu. Il me dit qu'on avait remarqué mes assiduités auprès de Péricard , et il refusa de m'entendre.

•» ' Cayet assure , tome 1", qu'un billet ainsi conçu fut remii la roi par une main inconnue deux jour» avant r*»»»»»in»l du doc de 0«il«,

LA MOUCHE

J'élais sur les épines. La nécessité est souvent mère de rindustrie. J'écrivis à M. do Mlleroi, et j'entrai avec lui dans les plus j;rands dét'iils. Je n'étais pas au secret, et moyennant une pièce d'or le i',tùlier se cliarfjea de ma lettre. Dans (|uelles ani;oisses je passai l'heiue que dura nia détention! Le présent me paraissait insupportable et l'avenir affrem. Misérable ambitieux! me disais-je, inielle fureur t'a poussé à «luitter tes foyers ' La lassitude d'un lionlieur paisible dont tu n'étais pas digne I O Colombe ! combien tu es vengée ! Lt l'amour se rallumait dans mon cœur, tel (|u'il était ([uand je partis avec elle de la Uochelle. Peut-être ne devais-je plus la revoir!

Au bout d'une lieure des plus cruelles anxiétés, Richelieu vint taire ouvrir les portes de ma prison, et me remit une lettre de M. de yilleroi. Ce ministre me disait que le roi n'oublierait jamais le service que je lui avais rendu, et que Sa ALijeslé était disposée à m'accorder la récompense que je lui demanderais.

passaient à Blois et à Paris. Le roi avait pris des mesures pour se venger et aucunes pour régner. Au lieu de marcher rapidement sur Paris avec ce (|uil avait de troupes, il transigea avec les états généraux. Il fit rendre la liberté à tous ceux qui avaient été arrêtés après la mort du <liic de (iuise. 11 perdit ainsi un temps précieux. Le ciel frappe d'aveuglement les mauvais rois.

Henri avait cru se populariser par un acte de clémence. Il confirma l'opinion qu'on avait de sa faiblesse. Le meurtre du cardinal le rendit exécrable aux yeux de tous les catholiques, et ne changea rien à sa position.

Dès que le crime du roi fut connu à Paris, le peuple s'assembla en tumulte. 11 court à l'hôtel de Guise , il jure à la veuve du duc et à la duchesse de Montpensier, sa belle-sœur, de venger la mort des princes lorrains. Les prédicateurs nomment Henri tyran , assassin , ennemi de la religion et de l'Etat. Hs rangent les (iuises au nombre des saints martyrs. Ils avaient incontestablement raison à l'égard du cardinal- prêtre.

Le peuple nomme Charles de Lorraine, duc d'Aumale, gouverneur de Paris. La Sorbonne confirme cette nomination , et déclare les Français déliés du serment de fidélité et d'obéissance envers Henri de \ alois. Le clergé en corps est le juge suprême des rois, et la Sorbonne en était une fraction importante.

Des députés aux états généraux présentèrent au parlement de Paris une espèce de requête par laquelle ils demandaient que Henri de Valois, pour raison d'assassinat commis es illustrissimes personnes des duc et cardinal de Guise, fût condamné à faire amende honorable en chemise, la tête et les pieds nus , la corde au cou, tenant en main une torche ardente, et conduit par l'exécuteur des hautes œuvres; qu'il eût à déclarer à genoux qu'à tort et sans cause il a commis ledit assassinat, duquel il demande pardon à la justice et aux états; qu'il fût déclaré indigne de la couronne, et confiné au couvent des Hiéronymites près Viiicennes et là mis au pain et à l'eau pour le reste de ses jours. Le parlement n'eut pas assez de vertu pour faire droit à celte requête.

Nous fûmes déposer nos sacs dans une chambre de noire cjbaret.

Je n'en voyais pas (|ui fût au-dessus de moi. Les fumées de l'orgueil reprirent sur moi leur premier empire, et je ne pensais plus à retourner à la 'l'our. Triste et déplorable composition qu'un cerveau humain !

En examinant les prérogatives et les émoluments attachés aux grandes places , je pensais au duc de Guise , dont la fin tragique devait me portera celle que j'ambitionnerais. Ce prince était l'ennemi déclaré et irréconciliable du roi. Tous les Français, les huguenots exceptés, étaient de son parti. H fallait donc que le roi ou lui succombât. .Mais Henri devait-il se défaire de son rival par un assassinat? Le maréchal d'Aumont lui avait conseillé de faire arrêter le duc et le cardinal, et de les traduire devant la cour des pairs. Mai.^ le plus grand nombre de ces seigneurs et des membres du parlement était composé de ligueurs furieux : ces deux corps eussent absous les princes lorrains. D'ailleurs il n'y avait pas un huguenot dans Blois , qui eùl-on chargé de les arrêter?

Je jugeai devoir débuter modestement dans la nouvelle carrière qui s'ouvrait devant moi. Je me bornais à une place de sous-secrélaire d'Etat. Cet emploi me permettrait de voir le roi tous les jours, et m'oiVrait la perspective de la plus haute fortune. Je résolus d'aller saluer le lendemain M. de Mlleroi, et de lui faire part de mes vues.

Le lendemain tout changea pour moi et pour le souverain. J'appris en me rendant à la cour que le cardinal de Lorraine venait d'être assassiné au château de IJlois. Lognac , ."^jint-Capautet , Alfrenas, Herbelade, pauvri s gentilshommes gascons, avaient trempé leurs mains sans scrupule dans le sang du duc, ils frissonnèrent à la proposition de verser celui d'un prêtre. L'infâme Henri III lui fit oler la vie par quatre misérables, quatre mécréants, qui le tuèrent à coups de hallebarde. Faire assassiner un prêtre !

Lei bienfaits d'un tel roi me parurent odieux. Je retournai chez moi, j'ordonnai à liertrand de préparer ma voilure, et je sortis de Blois avant la fin du jour.

Nous apprenions de ville en ville les événements nouveatu qui se

M. le notaire d'Étampes.

Orléans et Chartres s'armèrent pour soutenir la religion outragée dans la personne du cardinal. Jéhu, le lâche Jéhu trembla dans Samarie. Henri de Valois s'enferma dans le château de Blois, et voyait fondre sur lui la population de Chartres et d Orléans. Il eut la bassesse d'écrire au duc de Mayenne pour lui demander pardon de l'assassinat de ses deux frères. iMayenne répondit verbalement : • Je ne pardonnerai jamais à ce misérable. "

Ce ])rince se mit à la tête de la sainte union, fraction de la sainte ligue , et il entra dans Paris. Il fut aussitôt déclaré lieutenant général de la couronne de France. Tel était 1 état des affaires publiques lorsque j'arrivai à Etampes. Je me rendis au couvent des filles duSacré- C(eur de Jésus. Ma mère y avait terminé sa pieuse carrière de la manière la plus édifiante. Je donnai des larmes à sa mémoire, et je la priai d'intercéder pour moi auprès du grand saint Antoine.

J'arrivai à Arpajon. La plus grande fermentation y régnait. Les Paris. Typographie Pion frire», rue de Vaugirard , :t(i

Page 1