X. — Le procès
Tous les colonels de France ne prétendent pas à être faits marcchaux de camp il la première iiromolion , a écrit le comte ii \ ersac. ^ injjt de ces messieurs avaient ouvert les ballots de drap et n'avaient eu besoin que d'un coup d'ieil pour en juijer la qimlité. l.a fourniture avait été renvoyée directement à l'Fxcellencc, avec des observations plus ou moins justes, plus ou moins véhémentes. Le philanthrope Versac n'avait pas eu besoin des conseils du comte pour prendre on parti : il était las de la feuiinc , il ne devait plus de iiiéiiai;eiiieiits au mari. 11 manda le fournisseur, et pour éviter les explications particulières, il rassembla les membres du conseil au moment on Dutour allait se présenter.
Dutour entra avec cet air aise qui annonce une sécurité pnrfaite. La sévérité qui ré'ijnait sur la l'iifurc de nionsci|;ueiir formait un eoiiliastc plaisant pour ipii était an courant de cette intrigue, et messieurs les membres du conseil savaient ii peu près à quoi s'en tenir li<-dessus. Ils s'attendaient a une scène dont ils se promeitaienl de rire avec leurs amis, puisque riisasc veut qu'on ne ne joint quand on traite d'alïaires d'Klat.
Versac fait déplover les échantillons et les pièces; il invite Uf tour à les comparer. Duiour ne dai(;ne pas y regarder; il répond asst^cavalièrcment qu'il sait fort bien que la eoiiformité n'est pas de la plus j;rande exactitude. «J'aime les hommes, lui ilil \ ersac, on le sait;