‹ Vie et aventures de Pigault-LebrunChapitre 284 sur 379 · XXIV. — Mimi-Taptap entre en fonction · texte numérisé non relu

XXIV. — Mimi-Taptap entre en fonction

— Tout cela va fort bien, au mieux, à merveille , disait Robert en se frottant les mains. Avec un signe du doigt , je me fais adorer de la plus belle , je règne sur toutes et je vais chercher la variété chez les petites mamans des hameaux , dont les maris n'éprouvent à mon aspect que vénération et reconnaissance. Oh ! oui, oui, c'est vraiment être dieu... Mais ce Pupu, qui s'imagine que je m'accommoderai longtemps de son ton familier. Il m'encensera , corblcu ! il m'adorera comme l'Inca, comme le peuple, comme ses moinillons; il me baisera le derrière en cérémonie, si je l'ordonne. Qu'il bronche, et je lui ferai voir que je suis son maître. Avec deux mots à cette canaille, je l'envoie dans le puits joindre les raisonneurs du seizième siècle. C'est un plat coquin, que ce Pupu, et s'il ne se rendait la cheville ouvrière de ma gloire et de mes plaisirs, le premier acte de ma puissance serait d'en purger le pays. Au reste , malheur à quiconque ne sera pas aveugle et soumis ! Supérieur mainlenant aux jeux de la fortune, à ses caprices, à ses faveurs , jc-dicte des lois du haut de l'empyrée. La terre écoute, obéit et se tait.

En débitant ces grandes phrases, le dieu Robert se soumettait machinalement aux plus humbles besoins de la nature. Il mangeait, il digérait, il faisait quelque chose de plus, et son postérieur touchait presque à la terre, lorsque son imagination planait au neuvième ciel. Monsieur de l'empyrée s'endormit enfin et ronfla comme un pauvre mortel excédé des inquiétudes et des travaux de la nuit précédente. Vanilas vanitnium!

Ce n'est pas au moins que je prétende que ces habitudes corporelles de Robert dussent rien prouver contre sa divinité aux yeux des Indiens et de bien d'autres. Consultez un théologien , un savant en Vistnou. Il vous dira que son dieu s'est incarné trois cents fois, sans pouvoir nous rendre meilleurs.

Jean-Barl fut réveillé en sursaut et frappé de la lumière de quelques flambeaux qui brillaient autour de lui. Ici nous nous servons de bougies, de chandelles; là, on s'éclaire avec des éclats de bois de santal jaune : chaque pays a ses usages.

L'HOMME A PROJETS

Il reconnut son Pupu et cinq ou si\ driilos de la même espèce. Ils étaient cliargés d'un tas d'ustensiles à dilïérents iisayes , et Uobcrt , déjà dans l'esprit de son rôle, se prêta avec dignité auv préparatifs de son apothéose.

On commença par le plonijer dans un baquet plein d'eau. On le décrassa de la tète aux pieds, et à nusure que la peau paraissait sons ces immersions , sous des frictions multipliées, le l'upu et ses confidents remarquaient qu'il n'avait rien de cette couleur tannée (pii distingue les Kspagnols et qui eût été si facile ;t reconnaître. — (Ju'il est beau, disaient-ils, qu'il esf blanc ! ses formes sont vraiment célestes.

Monseigneur le ministre.

Semblable à ceux qui ne pevivent voir une fleur nouvelle sans ajouter à la jouissance des yeiLX par le charme du toucher, le Pupu ne se bornait pas à la simple admiration, lîobcrt le prit par l'oreille et lui déclara très-sèchement que ces manières-là n'étaient pas de son goût. Le Pupu entreprit de les justifier par des arguments. Robert , qui ne savait pas ergoter, allait frapper, lorsque le prêtre et lui se souvinrent qu'ils avaient besoin l'un de l'autre.

11 manquait à la toilette du jeune homme des aromates, des essences,

A&n qu'odeur de Dieu se sentit à la ronde;

mais on n'avait point de parfums : on ne saurait tout avoir. On se borna à le rendre éblouissant; on l'orna de plaques, de feuilles , de bracelets, de chaînes d'or, dépouilles des prêtres du soleil, que Vaco et ses successeurs, qui en connaissaient le prix, gardaient soigneusement, secrètement, persuadées que l'homme en naissant est le trèshumble serviteur des circonstances, et que l'or console de tout.

Il restait une petite difficulté à lever. Le mystère de l'incarnation de Jean-Bart devait s'opérer en présence de la multitude émerveillée : il fallait donc que le dieu parût d'abord couvert de ces entrailles dégoûtantes, dont les traces n'ont rien de divin. On tint à ce sujet un consistoire , oii , selon l'usage des gens passionnés , on parla beaucoup, sans savoir ce qu'on disait. 11 ne fallait pas moins qu'un dieu pour rapprocher et concilier les opinions. Robert dit qu'il fallait laver ces vilains boyaux , les laisser sécher et les lui remettre sur le corps au moment de son exaltation. A ces sages paroles, le l'upu reconnut et bénit la Providence, qui ne laisse jamais ses élus dans l'embarras.

La purification des entrailles bien et dûment faite, on s'occupa à remettre les rouages du puits en étal. C'est toujours par un grand bruit que s'annonce la divinité, et le tapage souterrain est d'un plus grand effet que celui d'en haut, auquel les enfants mêmes sont accoutumés. Un de ces messieurs descendit dans le puits, à l'aide d'une échelle de lianes; il visita tout, restaura tout, .njoiila des pierres nouvelles aux anciennes , afin que le tintamarre fût tel , qu'aucun vieillanl ne se souvint d'en avoir entendu un semblable. (Jn changea la vieille corde, qui , par-dessous terre, communiquait du puits à une uiuni\ellc cachée

sous le piédestal de Mimi-Taptap. Ce piédetUil creui i>ouvait receler un prêtre, qui, entré la avant l'arrivée des croyants , joii.iit de la manivelle à volonté et faisait îles miracles autant qu'il en était besoin.

Celui qui devait opérer resta avec Robert. Les autres éteignirent leurs bouts de santal et regagnèrent leur réduit en silence.

Il parut enfin ce jour destiné , ainsi rpie tant d'aulii's, a .ijouter à la stupidité Immaini'. Le premier chant se faisait entendre du b.is de la montagne, et le l'upu , ses confidents intimes et Kolurt ét.iieiit agités d'un certain trouble qu'ils cherch.iient en vain a se dissimuler. La foi aveugle, la confiance absolue cl soumise des Indiens, les remirent biinlùt.

On en était au .sacrifice de la victime, qui devait fournir ce jour-là aux quatre repas de la clique saeerdot.ili'. I.c l'iipii prend le louleau sacré, il fiappe, il examine les enirailles; il se toiiinc vers le peuple, et déclare sans rire qu'il a remarqué des signes extraordinaires. Aussitôt la manivelle joue, et on entend un carillon (pii eût renverse Jean-liart de son piédestal , s'il n'eût été prévenu. Le peuple loiiibe le front contre la terre, se frappe la poitrine et invO(pie avec ferveur monsieur Robert, l'arbitre de ses destinées.

Le bruit cesse , les têtes se remettent; on lève les yeux, et lui voit le Pupu s'approchant d'un air craintif et recueilli , pour dég.iger le dieu des ornements de la veille. Il y porte une main incertaine, il s'arrête, il recule, il descend; il fait fumer la gomme du copal : c'est l'encens des Mexicains.

Il remonte. Il avance encore cette main tremblante, égarée. Le peuple attentif s'eflVaye encore et frissonne sans savoir pourquoi : avant.ige certain du merveilleux. — >oii, mes frères, non, s'écrie le l'upu du ton d'un inspiré, ce n'est |)lus un simulacre, c'est un dieu vivant que je touche, que je présente à vos .cdiiraliou^. Ici la manivelle tourne avec plus de force que la première fois. (Jn n'enlend que des invocations, des exclamations, des sanglots, cpii parlent à la fois de toutes ces bouches fixées sur la poussière; le preslig'e est complet. Le l'upu sourit à son ouvrage , et se hàtc de faire disparaître ce qui cache encore la majesté de Rohert.

nOBEBT * CUAKENICN.

— Quel dommagel disait un frère qui lisait par-dessus son épaule; quel dommage que cet homme ait la tête dérangée I

La niMiivelle s'arrête, le calme renaît pour la seconde fois. Ce n'est plus la terreur qui glace, qui pétrifie; c'est l'adiniralion , c'est un doux saisissement qui raniment les esprits, qui réehaulïeut tous les cœurs. Robert, brillant d'or, de jeunesse, de beauté, ne ressemblant aux homni.js que Us Indiens avaient vus jusqii alors que par la supérioi'ilé de ses formes, ])ar l'éclat de son teint, Robert inspire aussitôt autant d'amour que de respect. Les femmes ne cess;iieiit de le regarder , et toutes se disaient : Il est trop beau pour n'être pas le vrai dieu.

Robert avait vivement joui de l'enthousiasme qu'il iii.spirait : le prc

L'HOMME A PROJETS

niicr nioiivcmciil apparlicnt toujours à l'iiniour-jiropre. Le second le niniinii vers ces iirèlresscs, objets île ses tendres désirs. Il Us considcniit ;itlcnti\eiiit'nt ; tontes lui seinbl.iient digues de ses lioniniaijes , et cei>end.uit il culenliiit les dinéreiils dej;rés de bonlienr que clwicune senililait lui promettre. Tout entier ù ces idées cliiirnuintes, il ne pens;iit plus à son prêtre, qui deui fois avait cligné l'œil, ainsi qu'ils en étaient convenus.

On termina ces heureuses distractions avec un tour ou deux de niiinivelle. Il se souvint que ce n'était qu'en faisait le dieu qu'il parviendrait à faire l'homme, et il étendit le bras i;auche avec une grâce particulière. Vi\ muruuire général de satisfaction, d'ivresse se fit entendre dans l'assemblée. Que fut-ce, lorsque le dieu eut distinctement |ironoiieé : Pello , ubichi l'upu I Ou n'y tint plus. Des fumées vraiment divines brouillèrent toutes les têtes. On se précipita de toutes parts, les hommes pour baiser les pieds de Robert , les femmes pour lui baiser autre chose, et celte autre chose, grâce aux charmes de ces belles filles, était dans un état divin. Le Pupn , qui ne se souciait pas qu'on se familiarisât trop avec sou dieu, lui souilla adroitement : Milare fniit suhi : ce qui veut dire : 0" "" *'" tienne à une distance respectueuse. Mes prêtres seuls peuvent entrer dans mon sanctuaire. Et cette foule Cialtee , mais toujours soumise, recula aussi précipitamment qu'elle s'était avancée. Robert s'amusait beaucoup de Cette comédie, qui pourtant lui |Mniissait un peu longue, il brûlait de manifester son choix, et mon polisson avait bien choisi : la petite Aliba... Je vous en parlerai tout à l'heure.

Le Pupn, tout à l'alTaire essentielle, commença un discours préparé, réfléchi, corrigé, augmenté, qu'il débita avec l'audace que lui inspiraient ses succès. Il fit sentii au peuple quelle éternelle reconnaissance il devait au dieu qui daignait le visiter en personne , bien qu'il en fut indigne, et par son relâchement dans les pratiques religieuses , et par son indocilité. Il re\horta à ne jamais douter de la vérité de ses paroles, à voir en lui le premier des hommes, et à n'obéir à la puissance temporelle qu'autant qu'elle serait soumise, ellc-mènie au dieu dont il était l'organe. Cette péroraison fit faire à l'Inca une grimace qui ne marquait pas la persuasion. Il se contint cependant, et il fit bien : il était seul contre tous. Il se promit de ruser à son tour, de culbuter Mimi-Taptap, le Pupu, et tous ceux dont il sentait bien qu'il ne serait plus que le très-humble serviteur.

Monsieur Robert ne pensait à détrôner personne ; mais il voulait assurer, étendre son empire sur les femmes. 11 jugea à propos de faire aussi l'orateur. Il promit à ses Indiens plus qu'il ne pouvait tenir; mais que risquait-il ? Si la rivière débordait, si la mortalité se mettait dans les cochons, il ne manquerait pas de motifs pour être Taptup , et on serait trop heureux de retrouver Mimi à l'instant oii ces fléaux cesseraient. Il promit à ses vigoureux croyants d'habiter parmi eux au.-si longtemps qu'ils seraient lions, c'est-à-dire, aveugles. Il déclara qu il daignerait même visiter (]iiel(piefois les |ilus zélés, les maintenir dans la bonne voie , les soutniir dans les épreuves auxquelles il lui lilair.iit de les soumettre pendant cette courte vie. Il finit en donnant à enl.ndre qu'il descendrait peut-être jusqu'aux simples mortelles qui, par d'éioineutes \ertus mériteraient d'entrer en contact direct avec la di\inité.

Les sectateurs de Jean-Bart ne s'étonnèrent point qu'il parlât la langue dont il avait fait don à ses prêtres; mais tous à beaucoup près n'a\aient pu le comprendre. Le Pupu, qui démêla la curiosité sur toutes les figures, trembla qu'on ne conjurât le dieu, qui devait tout saxoir, de déroger jusqu'à l'idiome mexicain. 11 se hâta de traduire le discours de Robert , avec les modifications et les changements qu'il crut convenable d'y faire. Tout le monde fut enchanté, ravi, eu extase. Ois ce moment les femmes n'eurent plus à la bouche que le mot vertu. 11 était le type de toutes leurs idées; il se glissait dans toutes les phrases; il devint la conjonction unique. Galetles de manioc à la vertu ; cùtelettes et jambons à la vertu ; Siindales, diadèmes de plumes, ceintures de coton, jeux, danses, tout fut à la vertu, et vous savez, mesdames, combien il y a loin du mot à la chose; mais oii la chose manque, le mot peut être utile : c'est un chasse-soupçon, qui fait quelquefois de 1 efl'et. Revenons.

Robert n'y tenait plus. II disait à l'oreille du Pupu : — Finis-en donc, tout cela m'ennuie. Je vais épouser en public. Il fallut qu'il supportât une dernière cérémonie. Il y avait encore un hymne à chanter, celui qu'on réservait pour les jours de jubilation, par lequel on remerciait Jcan-Rart du bien qu'il n'avait pas fait à son troupeau , du mal qu'il n'avait pas fait à ses ennemis , et le Pupu dit à haute \iii\ :

— En ce temps-là, Mimi-Taptap dit à ses disciples... et les prêtril- Ini,, (h.ii.tèrenl : ■*

J'(i du bon tabac dans ma tabatière, etc.

Robert, étonné du succès de cette chanson, et de quelques autres (ui vraiment ne signifient ]ias grand'chose, les apporta en France, où ellrs curent beaucoup île vogue, et où elles tombèrent dans l'oubli, [larce que rien n'est étemel , excepté pourtant i^Iinii-Tapt;ip, qui seul est impérissable, chez les Apaches, bien entendu.

Le tuoueut décisif, ce moment si désiré de Robert, arriva enfin.

Les petites prêtresses défilèrent devant lui, en regardant à la dérobée le dieu, dont la beauté les charmait puisqu'elle ne les intimidait. 11 prononça le victorieux Coco mito alla, et toutes s'arrêtèrent. Il allongea le doigt jusque sur les cheveux bouclés de la jeune Alib.i, qui faillit à se trouver mal de plaisir. Les autres eurent de l'iiumeur; mais elles passèrent, à demi consolées, par l'espoir d'adorer à leur tour, en têteà-tête, le dieu très- vivant.

Les voilà seuls. La petite, interdite, les yeux baissés, le sein palpitant, restait clouée à sa place, liobert promenait ses regards audacieux sur des formes que trahis.sait une courte chemise de coton, ouverte sur la poitrine. L'heure du ]ilaisir avait sonné. Il fallait cependant qu'il alliât les intérêts de sa divinité avec ses jouissances terrestres ; il fallait paraître accorder comme une faveur ce qu'il brûlait de ravir.

— Levez les yeux, ma fille. Je vous permets de contempler ma figure rayonnante de gloire et de majesté. Sa figure n'exprimait ni l'une, ni l'autre; mais le désir s'y peignait en tr.iits de feu, et pour fille de seize ans , cela vaut bien autre chose. Robert avait d'ailleurs la prévention pour lui. La petite leva ses grands yeux bleus , et ne pensa plus à les baisser.

— Approchez-vous de votre dieu. Et la petite s'approcha. "Vous le servez avec un zèle qui ne sera pas sans récompense. Parlez, que désirez-vous?— Que pour moi vous soyez toujours Mimi, et jamais faptap. — \otre prière est exaucée. Dites-moi maintenant ce que Mimi peut faire pour vous. — Mon dieu, vous lisez dans mon cœur. — Sans doute, mais je veux vous entendre. — Ah ! mon dieu, faites comme si ma bouche avait parlé. — Pourquoi cette résistance à ma volonté? vous n'avez pas toujours été si réservée. Cette fleur précieuse , qui était digne de moi, un homme l'a cueillie... — Ah! mon dieu, vous savez combien je suis pure. — Quoi, le Pupu, quoi, ses prêtres... — Sont-ce des hommes, mon dieu? — Oui, ma fille. — Je ne le croyais pas. — Plus parfaits que les autres sans doute; mais vous devez être purifiée avant... — Eh bien, mon dieu, purifiez-moi. Robert aurait imaginé quelque cérémonie préparatoire, bien bête, bien inutile; mais la petite lui souriait avec une volupté qui lui fit oublier son rôle. Il s'élança du trône céleste, il redevint homme, mais homme aimable, homme charmant , prodiguant , épuisant le plaisir, en tarissant les sources. — Oui , disait AlÛia , d'une voii entrecoupée , c'est un dieu , je le reconnais aux délices dont il m'enivre. Quel mortel pourrait lui être comparé ?

Pénétrée de reconnaissance et de joie , elle tombe à genoux , et chante pieusement :

Ah 1 le bel oiseau , maman , Qu'Alain a mis dans ma cage, etc.

Cette nuit ne dura qu'un moment. Ces jouissances, rapides, multipliées, ne furent interrompues que par l'arrivée du Pupu , qui venait régler les opérations de la journée. — Ah! lui dit Aliba, vous n'êtes qu'un homme : Mimi me l'a prouvé.

Le moment vint où il fallut cacher l'amour derrière la majesté. Robert reprit son Ion noble, imposant, sublime, qui ne s'accordait pas trop avec sa figure tiraillée et des jambes un peu chancelantes ; mais observe-t-on , raisonne-t-on quand on croit? La petite ne voyait rien de ces légères altérations; elle adorait, le front baissé , rouge encore de plaisir. Prosternée d'abord sur ses genoux, bientôt assise sur ses talons, elle s'endormit en répétant Mimi, et Mimi en eût fait autant du meilleur de son cœur ; mais il fallait jouer à la chapelle , ce qui ne laisse pas d'être pénible, après une nuit passée à un autre jeu.

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