‹ Vie et aventures de Pigault-LebrunChapitre 9 sur 379 · POST-FACE · texte numérisé non relu

POST-FACE

Pigault-Lebnm venait d'expirer; ses dépouilles mortelles n'étaient pas encore refroidies; tous les journaux, en annonçant cet événement, avaient jeté quelques fleurs sur la tombe de cet excellent homme, dont le seul tort, dans le cours de sa longue vie, avait élé de faire rire deux générations aux dépens des hypocrites et des fripons. Un seul écrivain eut l'ignoble courage de venir jeter de la boue sur le cercueil encore ouvert de ce bon, de ce généreux et spirituel vieillard.

Or, il faut savoir ([u'il y a par le monde un feuilletoniste qui, à l'aide d'une douzaine de phrases que l'on pourrait stéréolypcr à son usage, a la prétention de ressusciter Sterne et l'abbé Geoffroy. Cet écrivain, qui n'a rien produit malgré ses courageux efforts pour enfanter quelque chose qui eût apparence de feu et de vie, cette précieuse en bottes fines et en pantalon collant, se trouvant le cœur et la tète vide, se prit un beau jour d'une sainte colère contre les gens qui ont quelque chose là oii il n'a rien, et, faute de mieux, se promit bien de vivre au moins de leur substance et de se bâtir une petite réputation des débris de vingt réputations détruites. Dès lors il cria haut et fort de sa faible voix de fausset, qu'il était un feuilletoniste redoutable, un critique de lion aloi, un journaliste sans égal ; quelques sots le crurent sur parole, l ne pauvre feuille i!;norée, qui depuis vingt ans se tire à cin(|uante exemplaires, lui ouvrit ses plates colonnes, et U il fit l'essai de ces richesses pailletées qu'il avait ramassées de toute part; et, mettant bravement en pratique le système de M. Jourdain, il les disposa, transposa, vocalisa de cent manières. 11 y a de cela quelque douze ans, et depuis il n'a pas fait autre chose, transportant sa machine à phrases heurtées de l'imprimerie du Courrier lies théiilres dans l'imprimerie de la Quotiiliennf, de là dans celle du Figaro, puis dans l'ollicine de la rue des Prêtres enfin, où elle fonctionne aujourd'hui pour la plus grande gloire du Journal dis DéhaH.

Voilà l'histoire de cet écrivain illustre, qui fit Bamave , et l'Ane

mort, et Debureau , délicieuses productions passant trop rapidement des magasins du libraire au comptoir des frères l.ebigre , ex-épiciers, rue de la] Harpe, n° 'i('<. Voilà par quoi se recommande ce preux critique, qui écrit quelques heures après la mort de Pigault que les ouvrages de ret hoimw sont de stuiiiitea /iioi/iif^mis ,■ et, comme si ce n'était pas assez d'insulter à la mémoire d'un vieillard , il s'applique à en flétrir deux d'un même trait de plume. Pigault- Lebrun et I )ulaure sont morts en même temps : quelle bonne fortune pour le feuilleton ! L'auteur de Drbureau va prendre le cadavre de ces deux hommes qui ont produit, et quand il s'est bien assuré que le cœur ne leur bat plus, il les frappe brutalement au visage, il les traîne dans la fange, il ameute contre eux les passants; et de la gloire, de la réputà'tion , de la vie de ces hommes qu'il sacrifie , il fait un feuilleton à propos d'une mauvaise pièce de théâtre '.

Ah! monsieur l'abbé des Débats, délicieux abbé des ruelles, si nous ne respections pas plus les morts que vous ne faites, nous montrerions ici les quelques pages que vous avez jointes aux livres que décore voire illustre nom ! Ce n'est pas vous assurément qui auriez écrit VEufant du Carnaval et les liarons de Felsheiin ; ce n'est pas vjus qui eussiez fait Vllisloire de Paris , nous le savons tous vraiment bien, c'est peine perdue de vous en défendre. 11 > a de l'esprit <lans les romans de Pigault , de la verve, de la gaieté; ils sont écrits d'un slyle facile. Il y a de la science dans Vllistoin- de l'aris , de U ]irobité, de l'élude; sur ce point chicun est d'accord. Eh! qu'y a-t-il dans vos chétives œuvres, monsieur l'abbé?

Pigîult-Lebrun, dites-vous, attaquait sans cesse le clergé, qu'il détestait... Mais vous n'avez donc pas parcouru ces pauvres livres dont vous dites tant de mal ? Pigault , monsieur, ne délestait que les hypocrites , il les tympanisait,il les harcelait, il les marquait au front : voilà ce qu'il faisait, Ihonnète et joyeux romancier; c'est ainsi qu'il

I Journal litt néhals, du S4 aoiH < 836.

un

.lE VOUvS AIME DE TOUT MON C(JEUK.

Iraila jadis lahlié Geoffroy, et je sais bien comme il vous e.(n (ivité vousmi^me si vous eussiez écrit de son temps ; mais du moins n'iittendait-il p.is qu'ils fussent morts pour leur arrdclier le masi|ue dont ils essayaient de couvrir leurs turpitudes et leur haine.

\'ous voulez bien que l'on pardonne k Pipault, purce qu'il ne savait et qu'il faisait. Il savait, monsieur, qu'eu atlai|uaDt les liypocrites et le* sots, il se faisait d'irréconciliables et nombreui ennemis , et cela

ne l'arrêtait pas. Mais ce qu'il ne pouvait savoir, parce que son coeur était généreui et son âme honnête, c'est qu'à propos de sa mort, le feuilleton des Débats accueillerait une oraison funèbre dictée par la niauv.iise foi et la haine. Que Dieu vous le pardonne, monsieur! vivez dans l'espérance qu'un pareil malheur n'arrivera pas à l'auteur du Théâtre à quatre sous, car il y aura longtemps qu'il sera mort quind il rendra le dernier soupir.

2G août 1835.

JK \()IS AIAIE l)K lOUT MON COEUR,

PIGAUI.T LEBRUN.

Il y a deux langues dans ce ce monde, celle de la franchise, (|iie tout le monde entend; celle de la dissimulation, que chacun cherche à deviner, et sur b(|uelle chacun se trompe, après y avoir élé pris vintjt fois.

On ferait de gros volumes sur l'abus des mots, si on avait le tempi de prendre note des mensoni;cs continuels que l'usage arrache aux plus humit'les ijens, ou si la fausseté liu moment ne faisait oublier celle qui a précédé. Mais, après tout, à i|uoi bon faire des livres? Ont-ils jamais converti personne? Le diable n'est-il pas plus persuasif que tous les raisonnements nés et à naître, et loin de chercher à le combattre , l'homme n'a t-il pas poussé l'absurdité jusqu'à lui élever des autels ' Qu'était Plutus? I.e diable. Vénus et M. son fils? l,e diable. Mars ' Le diable le plus diable. Minerve? Oh! grâce pour celle-là, d':iut.int niieui que ses teuiples n'ont jamais été très-fréquenlés. N'affligeons pas la bonne dées e de toutes les manières.

On nous dit, on nous répète que Plutus, Vénus et Mars sont des dieux ou des diables du paganisme, et que nous devons les avoir en horreur. Hélas ! jamais leur culte ne fut plus répandu. Plutus se loge partout oij il aperçoit un palais; il n'est pas de coin dans Paris oîi ce fripon d'.Vraour n'ait une petite chapelle; et tous nos jeunes geus veulent avoir le pot en tête et la dague au cùté. O pi>ïtns, infâmes païens que nous sommes!

Mais oii vais-je m'égarer à propos de l'abus des mots? Revenons, revenons bien vite à la place modeste que la nature m'a assignée.

Je ne suis pas intéressé, et puis j'aime /e.v hutnmex de tout mon Cd'ur. Mais je tiens à ce qui m'est dû; je dois, et pour que je puisse payer, il faut que l'on me paye.

Je vais chez un ami intime à qui j'ai prèle de l'argent sur une simple reconnaissance : prend-on des sûretés avec un ami? Il me propose de déjeuner; j'accepte : le vin versé par un ami paraît toujours meil'eur. En croquant le martin-sec arrosé de vieux chambertin, je parle de mes dix mille francs. 'lAh! mon cher ami, jugez du chaprin que j'éprouve de ne pouvoir me rendre à vos désirs. Je n'ai pas un sou en caisse, et je suis forcé de représenter. J'emprunte tous les jours à des gens (|ue je n'aime pas du tout , et à ([ui je suis forcé de rendre. Mon cher ami, prêtez-moi dix mille autres francs; vous ne pouvez uiiiMix les placer : vous savez que je vous aime de tout mo7i cu'ur. — yioa cher ami , il faut que j'en paye douze demain, et je comptais sur vous. » Mon cher ami fronce le sourcil ; il fait un signe è son domestique ; son domestique lui dit d'un air gauche et bête que madame la comtesse a déjà envoyé trois fois. Mon cher ami me dit qu'il ne peut faire attendre madame la comtesse, (|ui l'aime de tout son cœur, et mon cher ami est borgne , bossu et boiteux. Il prend son chape<iu et sa canne, et me laisse avec son valet. Je sors : c'est ce que j'ai de mieux à faire.

Je rencontre dans la rue l'homme aux douze mille francs. 11 m'aborde d'un air franc et ouvert. • Je suis enchanté de vous rencontrer, uniquement pour le plaisir de vous voir, car vous n'avez pas oublié que c'est demain qu'échoit la lettre de chinge que vous avez passée à mon ordre. • Je rougis, je palis, je balbutie; je lui raconte ce qui vient de se passer chez l'homme qui est obligé de représenter. " \ oilà qui Bit irèi-niaiheiireui , me dit- il. Mais j'ai moi-même des engagements à remplir. Si vous ne payez pas demain, je ferai protester, je voui poursuivrai au tribunal de commerce, et j'en serai au désespoir, car je vous aime de tout mon cœur. »

Le misérable a cinquante mille livres de rente, et n'en dépense pas dix par an. Mais qnc répondre à quelqu'un qui s'exprime aussi c a'<rement ? Je ne me soucie pas de faire un semestre t Sainte-Pélagie; il faut que je m'ejétule. .le fais porter au munt-ile-iiicté , qui n'a rien de pieux, les bijoux de ma femme et ma vji,selle, et cela parce que l'un ne veut pas me payer, et que l'aulre veut l'être, quoique tous deux m'aiment de tnul leur cœur.

Il e«t très pénible pour un homme qui pense de mettre ses effets en gage. Cependant j'ai toujours cru que lorsque le malheur nous poursuit, et que nous ne pouvons plus lui échapper, il ne nous reste qu'un parii a prendre : c'est de nous retourner et de lui rire au nez. .\lin de lui échapper ou de rire, je laisse madame a la maison. Une jeune femme, qui j des talents, trouve toujours quelque moyen de

dissipation, et je me décide à aller demander à diner à un jeune homme marié depuis six mois à une demoiselle qui l'idolâtrait. J'ai contribué à faire ce mariage; j'ai été à la noce; j'ai fait lépithalame; j'ai pris la jarretière de la mariée ; je suis sûr d'être bien reçu.

On m'accueille comme un vieil ami. La petite dame fait quatre pas au-devant de moi. Elle me présente son menton, parce qu'elle met du rouge , quoiqu'elle n'en ait pas besoin. Je baise ce menton aussi haut qu'il m'est possible; le mari me serre la main; un joli oiScier me salue d'un air froid; quelques bons hommes me demandent si l'usage des œufs sera permis ce carême; on se met à table.

Le bon vin circule; la conversation s'égaye; on oublie les malheurs publics et particuliers. La petite dame m'avait placé i sa droite ; le joli ofl'icier était à sa gauche. Je ne sais trop ce qui se passait soua la table; mais je recevais de temps en temps des coups de genou , dont mon amour-propre était tenté de se faire les honneurs. Il y avait heureusement devant moi une glace, qui a dissipé en un clin d'oeil toutes mes illusions. Je me suis rendu justice, et ne pouvant être acteur, je me suis amusé à faire le tacticien. J'ai bientôt remarqué que ces coups de genou , qui d'abord avaient flatté ma vanité, n'étaient que des ricochets qui me venaient de M. le c.ipitaine. S'il frappe partout, me disais-je, aussi vigoureusement qu'à table... je plains les ennemis.

Au moment oii on passe au salon pour prendre le café, on annonce un bijoutier. .( Ce n'est pas le moment, s'écrie l'époux avec humeur.

— Ce l'est toujours, mon ami. de voir de jolies choses. — Mais, ma femme!... — Mais , monsieur ! — Faites entrer, puisque madame le veut.

» — Oh! mon ami, les jolies boucles- d'oreilles! la charmante bague!

— Eh! madame, vous avez de tout cela à ne savoir qu'en faire. — Mou bon ami, mon cher ami, je cous aime de tout mon cœur; ne me refusez pas ces bagatelles-là. u Elle embrassait son mari avec une affection si vraie !... Mais elle avait passé une main derrière elle, et j'ai surpris le capitaine qui la baisait avec transport : elle a la main fort jolie , cette petite dame-li. Elle s'est aperçue que j'apercevais ce manège, et elle est partie d'un éclat de rire. " Comment trouves-tu M. de Saint-Albin, qui me baise la main pendant que tu m'embrasses? — Ah! c'est tcès-plaiaant , madame. — Revenons, mon ami, aux boucles d'oreilles et à la bague. — Mais quelle enfance, ma chère amie ! — Tu résistes encore ! ne t'ai-je pas dit que je t'aime de tout mon cœur? — Cela est fort bien , madame; mais... — Tiens , mon ami, composons; je me contente des boucles d'oreilles, » et elle les lire de l'écrin. « M. de Saint-Albin part après-demain pour sa garnison ; tu es son ami ; je veux qu'il emporte un souvenir. • Elle prend la brigue, et la passe au doigt de l'ofticier. Le mari fait la moue ; il réfléchit un moment ; il juge sans doute qu'il ne lui conviendrait pas de paraître économe en présence de dix personnes; il paye, et queli|ue3 minutes après, sentant peut-être la sottise qu'il a fane, et voulant l'excuser, il nous dit du ton le plus sentimental : « Comment refuser quelque chose à une femme qui m'aime de tout son cœur.' • L'officier sourit; je lève les épaules; les autres ne voient rien, ne pensent à rien et boivent de toutes les liqueurs. Je sors.

Lorsqu'on a des effets en gage, on ne peut les en retirer que par deux moyens : diminuer sa dépense , ou ajouter à ses revenus. Je ne donnerai plus à diner , mais je dinerai chez les autres. Je demanderai une place, et je l'obtiendrai : on en donne à tout le monde. D'ailleurs j'ai été l'ami de cœur d'un pauvre diable redevenu grand seigneur, et très-certainement je n'aurai qu'un mot à lui dire.

Je vais chez mon ami le grand seigneur. Un monsieur, couvert d'or et portant une épauletie de colonel, me dit que Son Excellence n'est p<s visible. Je demande la permislion d'écrire un mot à Son Excellence. M. le colonel m'invite à entrer chez lui. Je réponds par une profonde inclination ; j'entre et je vois que je suis chez Je portier de mon ami.

J écris sur un carré de papier, grand comme une carte ;i jouer; je tutoie Son Excellence, et je signe : Ton vieil ami. Le portier, qui sait lire, me comble de civilités. 11 court, aussi vite que le permettent ion triple menton et un ventre qui tombe sur ses genoux. Il remet mon billet à un domestique , qui le passe à un autre, celui-ci à un

MA MAIS()^ i)K (:ami'A(;nf..

troisième. Un quatrième deicend l'escalier en deux sauts; il vient h moi; iiioiiseignt'ur m'attend.

Je SUIS inlruduil. .Mon ami vient au-devant de moi. 11 a le sourire jur les lèvres, la satisfaction dans les yeux. Il me prend la main ; il me l'orie a iii'asseoir; il m'adresse les choses les plus olili|;eanles. 11 est facile de ne m'avoir pas prévenu. Mais le fardeau dts alV.iirea est si pesant! Il regrette d'avoir été si loiiijteuips sans me voir. (;'est ma faute, l'ourquoi ne mesuis-je pas présenté plus t6t .' Il présume i|uej'ai quelque cUose à lui demander, et je peux compter sur ses seivices.

Je parle d'une petite place vacante de dix à douze mille francs. Il me permet à peine de finir. • Vous aurez cette place, mon ami, vous l'aurei très-certainement, ^ui convient mieux pour la remplir qu'un bomme que j'aime df lout mon ca'ur? l'asseï demain chei le ministre de'" . »

Voilà un brave homme, pensais-je en me retirant : les honneurs et l'opulence ne lui ont pas ùté la mémoire.

Je cours le lendemain chez le ministre. -Monseigneur n'est pas visible. On me conduit de sa part chez un chef de division, qui me renvoie à un sous-chef, qui me renvoie à un commis, (|ui m'apprend que la place que je sollicite a été donnée hier soir, à la demande de mon ami le grand seigneur, au frère d'une danseuse de l'Opéra.

Je suis oulré, furieux ; je retourne chez le colonel-suisse-portier, et je jette feu et flamme. Le porlier-suisse-colonel veut me mettre à la |iorte. Je résiste, il fait venir la garde. On me coniluit»>-hez le commissaire de police, (|ui m'apprend ([u'il faut parler bas chez un grand seigneur, à peine d'être mis en prison. Je me le tiens pour dit. Je rentre chez moi, et je répète dans l'amertume de mon àme : « L'ingrat ! le fourbe! il me pressait la main en me disant avec elïusion : Je vous aiinf île tout mon cœur. •

J'évite les hommes ; je me borne à la société de ma femme, que j'ai tirée de la médiocrité, qui est bonne, sensible, reconnaissante, et qui m'aime vraiment de tout son cœur. La vie sédentaire ne me vaut rien , dit- elle. Elle me prie , elle me presse de prendre le grand

air, de faire un peu d'eiereice; sa santé tient à !■ eoniemtiende It mienne. Je cède k (ei intlancei ; je surs lorsqu'elle me fait observer que le temps est lerein ; qu'un soleil bienfaisant me pénétrera de ses

rayons.

Je passe un jour au Palais-Uoyal. J'achète un fort joli pâté, que je me promets de manger avec ma femme , et comme il n'est pas commode de se promener avec un pâté sous le bras, je rtnlre au^si'ôt.

Sur le même carré que moi luge un assez beau g.ir('on, i|>ii semble épier toutes mes démarches. Je n'aime pas lei espions, et je ne veux pas (|ue celui-ci sache i|ue je vais manger un pâté. Je monte par l'escalier dérobé, dont j'ai toujours une clef dans ma poche , et je trouve... ù mon Dieu! je trouve le voisin et ma femme... occupés à m'iuiprimcr un caractère indélébile.

Je fais du bruit, et cela est assez naturel. Ma femme me dit froidement (|ue le soin de ma santé exige (|ue je sorte ; qu'elle ne peut, sans ses diamants, se montrer décemment en public, et que pendant mes absences, il faut bien ([u'elle passe le temps à qurlque chose. Ces raisons ne me paraissent pas convaincantes ; je tempête , je menace ; ma femme m'atterre, et me ferme la bouche avec ces mots : « Kb ! tant d'autres le sont qui valent mieux (|ue vous! n

(Juelle suite d'événements et de revers occasionnés par des gens t\uv j'diinciis ou ijui in'iiiiniiieiil do loul leur ctrur .' Cette phrase serait-elle vide de sens ' n'est-elle i|u'une de ces vaines formules (ju'on prodigue à tort et ï travers? Ma foi , j'en ai peur... mais non, non.

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