Vogt, Rev. scient
'2. Blanchard, Rev. des Deux-Mondes, 1874, 1er août.
i/kmh,i)ii()\ i;r i/ouiciM': di'. i.'iio.mmI'; .'M!»
peut môme dire ((ii<; louL leur ('(•,lla^ilmla^('. d'liy|)()tli(!se« escoinplail ces drcoiiverlcs à vcînir (1(^ la paléontologie. Mallieiireiiseinenl, îiprès tin siècUî (;nli(;r d(^ reciierclnis et d'allenle, mêlées de qnc^Ulues découvertes fort douteuses rallumant des illusions aussi lùL dérues ', — la déception devient de plus en plus générale, et prend l(;s proportions d'un vrai désastre pour TévolulionnisnK;.
I^our nous en bien convaincre, il n'est même plus nécessaire d'interroger les savants les plus émineiits hostiles à l'évolutiou, comme M. Blanchard dont le fameux drfi n'a jamais été relevé, ou comme M. de Ouatrefages soutenant jusqu'à la fin qu' « aucun être intermédiaire ne comble la brèche qui sépare l'homme du troglodyte. Nier l'existence de cet abîme serait aussi blâmable qu'absurde -. »
Il suffit d'écouter les doléances et les aveux publics des savants évolulionnistes, les plus loyaux et les plus distingués, parmi ceux qui avaient désiré passionnément voir démontrer la descendance pithécoïde de l'homme.
Au congrès des anthropologistes allemands, tenu à Vienne en août 1889,Virchow faisait déjà cet aveu des plus graves : u II y a vingt ans, disait-il, le Darwinisme venait de faire son entrée triomphale dans le monde... On comptait que la théorie de la descendance allait s'imposer à la science.... C'est justement ce que le Darwinisme n'a pas réussi à faire. En vain, ses adhérents ont-ils cherché partout les anneaux qui devaient relier l'homme aux singes. Jusqu'ici, le soi-
1. Nous ne citerons que pour mémoire les fameux crânes de Canstad, de Nagy-Sap, d'Engis, de Crespy, ou celui de Neanderthal, — le plus dégradé de tous, mais nullement incompatible, d'après Vogt, avec un développement intellectuel très accusé, — dont la haute antiquité a été réfutée par la découverte du même type à toutes les époques ; — ou bien les curieuses mâchoires de Moulin-Quignon, de Maestrich, ou de la Naulette qu'Heeckel avait si faussement supposé appartenir à l'homme muet, honio alatiis ; — ou bien enfin les squelettes de Bohuslan, de la Guadeloupe, de Laugerie, de Solutré, de l'Homme-Mort, de Boundoulaou, de Menton, de Sordes, de Chancelade et tant d'autres, qui n'ont eu qu'une heure de célébrité éphémère, et dont aucun savant recommandable ne soutient plus aujourd'hui l'authenticité ou la valeur probante.