VII. 1.1 'I
: pourtant 1»- premier sentira le < cear humain, que < elui qui fail de L'homme un être simple lève »ntradi( dons, et je ni mais pi
s tance.
5 Nul être matériel n'est actif par lui-mJ moi je le suis.
On a beau me disputer cela, je le ntiment
me parle est plus fort que la raison qui le comb u un
corps sur Lequel les autre- agissent et qui agit sur eu ion réciproque n'est pas douteuse, mais ma volonté
io indépendante de mes sens; je O OU je :
combe ou je suis vainqueur, et je sens parfaitement en moimême quand je fais ce que j'ai voulu faire, ou quand je ne fais que céder à mes passions. J*ai toujours la pui de vou-
loir, non la force d'exécuter. Quand je me livre aux tenta-
15 tions, j'agis selon l'impulsion des objets externes. Quand je me reproche cette faiblesse, je n'écoute que ma volonté; je suis esclave par mes vices et libre par mes remords le sentiment de ma liberté ne s'efface en moi que quand je me déprave et que j'empêche enfin la voix de lame de s'élever
20 contre la loi du corps
Le principe de toute action est dans la volonté d'un être libre; on ne saurait remonter au delà. Ce n'est pas le mot de liberté qui ne signifie rien, c'est celui de nécessité. Supposer quelque acte, quelque effet, qui ne dérive pas d"un
25 principe actif, c'est vraiment supposer des effets sans cau-e. c'est tomber dans le cercle vicieux. Ou il n'y a point de première impulsion, ou toute première impulsion n'a nulle cause antérieure, et il n'y a point de véritable volonté sans liberté. L'homme est donc libre dans ses actions,
30 et, comme tel, animé d'une substance immatérielle: c'est mon troisième article de foi. De ces trois premiers vous déduirez aisément tous les autres, sans que je continue à les compter.
Le Mal Moral
Si l'homme est actif et libre, il agit de lui-même; tout ce qu'il fait librement n'entre point dans le système ordonné de la Providence, et ne peut lui être imputé. Elle ne veut point le mal que fait l'homme en abusant de la liberté qu'elle lui donne; mais elle ne l'empêche pas de le faire, soit que 5 de la part d'un être si faible ce mal soit nul à ses yeux, soit qu'elle ne pat l'empêcher sans gêner sa liberté et faire un mal plus grand en dégradant sa nature. Elle l'a fait libre afin qu'il fît non le mal, mais le bien par choix. Elle l'a mis en état de faire ce choix en usant bien des facultés dont 10 elle l'a doué; mais elle a tellement borné ses forces, que l'abus de la liberté qu'elle lui laisse ne peut troubler l'ordre général. Le mal que l'homme fait retombe sur lui sans rien changer au système du monde, sans empêcher que l'espèce humaine elle-même ne se conserve malgré qu'elle en 15 ait. Murmurer de ce que Dieu ne l'empêche pas de faire le mal, c'est murmurer de ce qu'il la rit d'une nature excellente, de ce qu'il mit à ses actions la moralité qui les ennoblit, de ce qu'il lui donna droit à la vertu. La suprême jouissance est dans le contentement de soi-même; c'est pour 20 mériter ce contentement que nous sommes placés sur la terre et doués de la liberté, que nous sommes tentés par les passions et retenus par la conscience. Que pouvait de plus en notre faveur la puissance divine elle-même? Pouvait-elle mettre de la contradiction dans notre nature, et donner le 25 prix d'avoir bien fait à qui n'eût pas le pouvoir de mal faire? Quoi! pour empêcher l'homme d'être méchant, fallait-il le borner à l'instinct et le faire bête? Non, Dieu de mon âme, je ne te reprocherai jamais de l'avoir faite à ton image, afin que je puisse être libre, bon et heureux comme toi. 30
Le Mal Physique
C'est l'abus de nos facultés qui nous rend malheureux et méchants. Nos chagrins, nos soucis, nos peines, nous vien-