La Mère Marie-Christine Melin
Marguerite- Marie Alacoque. — II 21
ne respirent que pour l'aimer, honorer et glorifier. Je profite avec plaisir de cette occasion, ma très honorée Mère, tant pour vous assurer de la continue de ma sincère et respectueuse amitié, que pour vous envoyer les deux livres de la Retraite du Rd Père La Colombière, que l'on nous a fait venir de Lyon, en nous assurant que c'était là tout le surplus de votre argent.
Je vous avoue, ma chère Mère, que je ne saurais penser qu'avec plaisir au zèle ardent que ce sacré Cœur vous donne de le faire aimer et connaître. Je vois en cela une grande marque de son amour pour Votre Charité, laquelle ne se doit jamais lasser en ce saint œuvre qui vous sera comme je le pense, d'un [grand] prix devant Dieu, en la présence duquel je ne vous oublie pas dans mes indig-nes prières, vous suppliant de ne pas refuser le secours des vôtres à celle qui est tout à vous dans le sacré Cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
S'" M.-M. de la V. S.-M.
La suscription porte : « Pour la très honorée Mère de Moulins. »