‹ Vie et œuvres (volume 2)Chapitre 13 sur 284 · ET · texte numérisé non relu

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ÉCRITS QUE LA TRÈS HONORÉE MÈRE MARIE-FRANÇOISE SAUMAISE FIT FAIRE A NOTRE SŒUR MARGUERITE-MARIE ALACOQUE, EN QUALITÉ DE SA SUPÉRIEURE, DANS LES SIX ANS QU'ELLE A GOUVERNÉ CETTE COMMUNAUTÉ, ET QUE l'on NOUS A CONFIÉS APRÈS LA MORT DE CETTE CHÈRE MÈRE.

Ayant passé quelques mois de mon noviciat sans me i. Nôtrepouvoir détacher de quelque affection particulière qui met- vefteUpas tait beaucoup d'obstacles à l'amour que mon Bien-Aimé partagé. désirait de moi, et m'en ayant repris intérieurement plusieurs fois, sans que je m'en voulusse corriger, il me fit ce reproche, un soir à l'oraison : qu'il ne voulait point d'un •cœur partagé et que, si je ne me retirais des créatures, •qu'il se retirerait de moi. Cela me fut si sensible, que je le priai de ne me laisser de pouvoir que pour l'aimer (lui pro-

I mettant que je ferais mon possible pour me détourner de

i tout ce qui pourrait me séparer de lui".) l

Me sentant de la résistance à une occasion de mortifîca- 2. Notre

r» /-ii volonté

tion, il me fit voir intérieurement son sacré Corps chargé trouve sa

... ,...„. . force dans le

•de plaies, et, me montrant ce qu il avait lait pour moi, me sacré Cœur.

reprochant mon ingratitude à me surmonter pour l'amour

de lui. — « Mon Dieu, comme voulez-vous que je fasse,

' « puisque ma volonté est plus forte que moi ? » 11 me dit

1 -que, si je la mettais dans la plaie de son sacré Côté, que je

a) Ms. 3 : « Depuis ce temps je me sentis si détachée de J toutes les créatures qu'elles m'étaient toutes fort indifférentes j en amitié. »

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