‹ Vie et œuvres (volume 2)Chapitre 148 sur 284 · LETTRE XCVII · texte numérisé non relu

LETTRE XCVII

Vive -j- Jésus !

[Fin de février 1689.]

Que pourrai-je vous dire, ma chère Mère, sur les merveilleuses opérations de ce divin amour de nos cœurs, qui ne me laisse point de termes pour m'en exprimer, non plus que de la joie qu'il me fait ressentir de ces heureux succès pour le faire connaître et aimer; à quoi je ne peux douter qu'il ne vous ait saintement destinée, par l'ardent zèle qu'il vous donne pour vous y employer. Ah ! que de bonheur pour ceux qui y contribuent ! Ils s'attirent par là l'amitié et les bénédictions éternelles de cet aimable Cœur. Pour vous, vous attirez un puissant protecteur pour votre patrie. Il n'en fallait pas un moindre pour détourner le fiel de la juste colère de Dieu sur tant de crimes qui se commettent. Mais j'espère que ce divin Cœur s'y rendra une source inépuisable de miséricorde, ainsi qu'il me semble qu'il le promit

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