‹ Vie et œuvres (volume 2)Chapitre 167 sur 284 · Les Marseillais · texte numérisé non relu

Les Marseillais

même communier tous les premiers vendredis de chaque mois les jeunes Pères qui ne disent pas messe. Je vous ai bien voulu dire un mot de tous ces heureux progrès afin que vous en bénissiez notre souverain Maître, auquel je vous supplie de demander qu'il me retire plutôt de la vie que de lui être toujours un obstacle comme je la suis à ses grands desseins par mes infidélités, ingratitudes et résistances, dont ma vie n'est qu'un tissu. Hélas! ma chère Mère, si je vous pouvais faire connaître l'état pitoyable d'une vie aussi remplie de tiédeur et de lâcheté que la mienne, vous en auriez compassion et demanderiez à ce divin Cœur, comme je vous prie de le faire, ma parfaite conversion, et que Dieu accomplisse parfaitement sa sainte volonté en moi et me donne son pur amour. C'est ce que je lui demande aussi pour Votre Charité, à laquelle je suis de cœur et d'affection dans l'amour de ce Cœur adorable.

S1' M.-M. d. la V. Sle-M. — D. S. B.

La suscription porte: « A la très honorée Mère de Moulins. »

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