‹ Vie et œuvres (volume 2)Chapitre 56 sur 284 · LETTRE XVII · texte numérisé non relu

LETTRE XVII

Vive f Jésus !

J'ai à me plaindre de ce que, pour me trop aimer, vous ne m'aimez pas bien. Vous me dites être fâchée d'un des plus précieux dons que j'ai reçus de la main libérale de notre bon Dieu qui a bien daigné me donner une petite part à sa couronne d'épines, qui m'est d'autant plus précieuse qu'elle est continuelle et m'empêche souvent de demeurer sur le chevet, et ainsi me fait passer des nuits fort délicieusement en la compagnie de mon Jésus souffrant par amour. Je vous dis ceci afin que, Votre Charité prenant part à mon bonheur, vous m'aidiez à en remercier Notre-Seigneur, qui me continue toujours ses miséricordes et libéralités 2

8 et la traduction italienne, A et B mettaient les lignes suivantes que nous ne retrouvons nulle part :

« Je crois que l'on vous aura mandé comme il nous a visitées par la maladie de notre très honorée Mère, dont elle n'est pas encore quitte, quoiqu elle soit un peu mieux, Dieu merci. Priez Notre-Seigneur pour le parfait rétablissement de sa santé, et qu'il nous la conserve, car vous savez combien elle nous est chère, et à moi en particulier qui ne peux vous exprimer combien tendrement je vous aime dans l aimable Cœur de Jésus, en l'amour duquel je suis toute à vous de la plus sincère affection de mon cœur. .»

1. Nous croyons que ce billet est plutôt de l'automne 1678- mais faute de renseignements positifs nous nous en tenons à la date donnée par le Ms. il.

2. Nous n'avons trouvé que ce fragment dans les Mss 8 et 9 A el H y ajoutaient le morceau suivant :

« Je crois qu'il me serait inutile de vouloir vous exprimer les sentiments de mon cœur pour Votre Charité. Il me semble que vous n'en doutez pas, non plus que je fais des vôtres ; mais tout en Dieu et pou, Dieu, qui m a donné une si bonne Mère, que je n'en pouvais trouver une mieux comme il me la fallait, et qui eût plus de charité el de

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