‹ Vie et œuvres (volume 2)Chapitre 57 sur 284 · LETTRE XVIII · texte numérisé non relu

LETTRE XVIII

A LA MÈRE LOUISE-HENRIETTE DE SOUDEILLES, A MOULINS (L'autographe est au monastère de Nevers.)

Vive f Jésus !

[Date probable : octobre 1682.]

Je n'ai pas voulu entrer en solitude, sans avoir répondu à votre obligeante lettre, et vous demander en même temps, ma très honorée Mère, le secours de vos saintes prières. J'en ai une extrême nécessité, je vous en assure, et souhaiterais que Notre-Seigneur vous le fit connaître, ou que, du moins, il me rendit telle que la charité vous fait croire que je suis, qui n'est rien moins que ce que vous pensez. Je voudrais pourtant vous pouvoir témoigner combien véritablement je vous chéris et honore dans le sacré Cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ, lequel je supplie verser de plus en plus ses bénédictions sur votre conduite, afin qu'elle soit dans son esprit et selon ses desseins. Je sais qu'il ne vous refuse pas ses lumières, parce qu'il veut que vous y cheminiez sans détour ; et si vous voulez engager sa bonté d'avoir un soin particulier de vous, abandonnez-vous toute à son Cœur adorable, quittant tous vos intérêts propres pour vous employer toute de cœur et d'affection à l'œuvre qu'il vous a donnée à faire, afin que vous puissiez dire que sa très sainte volonté y a été accomplie en tout ce qu'il vous l'a fait connaître. C'est de quoi je le prie de tout mon cœur, ma très aimée Mère, et qu'il nous donne la pureté de

support pour mes défauts ; et il me la fallait telle pour adoucir la perte que je faisais de ma véritable Mère de Dijon. »

De plus, A et B plaçaient à la fin de cette lettre l'alinéa que nous avons restitué à la lettre XVI : « Vous avez tout pouvoir sur ma ckétive personne.... »

son saint amour, qui nous unisse pour le temps et l'éternité.

Ma très uniquement aimée Mère, ne doutez jamais de la sincérité de mon affection ni de la part que vous avez dans mes indignes prières.

Sœur Marguerite-Marie de L. V. S. -M.

La suscription porte : « Pour la très honorée Mère de notre monastère de Moulins. »

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